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L'Heure bleue de Guerlain, un grand classique romantique et envoûtant

Publié le 11 mars 2012 par Papillondessenteurs @Papillondessent

Ce soir je me lance dans l'écriture de mon humble avis sur un monstre de la parfumerie fine : l'Heure Bleue.

J'ai longtemps hésité car il n'est pas simple de toucher au Graal de nombreux perfumistas, mais bon, parfois il faut se lancer.

L'Heure bleue de Guerlain, un grand classique romantique et envoûtant

Créé en 1912, pour moi l'Heure Bleue est tout simplement le grand "frère" de Shalimar. Et quel grand frère.

C'est l'un des parfums qui a su toucher les consommateurs de tout âge et passer au travers des époques sans trop se compromettre ni lasser.

Bel oriental poudré, l'Heure bleue ne se laisse pas facilement apprivoiser, mais quand on prend la peine de le sentir avec attention, on apprécie sa différence et son raffinement délicieusement suranné.

Il me fait penser à ma grand mère quand elle était jeune, jolie femme simple mais dotée d'une élégance naturelle qui aurait pu l'emmener à Hollywood aux côtés des Marilyn et autres starlettes du cinéma d'antan.

Je me demande d'ailleurs si elle ne l'a pas porté, en belle amoureuse du parfum.

Attention ne vous méprenez pas, l'Heure bleue n'est pas un parfum purement cosmétique (genre qui a certes aussi beaucoup de charme et d'attrait, tel Ombre rose).

Ce beau Guerlain a le caractère typé de Shalimar, cette parenté évidente conférée par des notes florales baumées voire cuirées tel l'iris que l'on trouve au centre des deux compositions.

Pendant un instant, j'ai également été séduite par un accord boisé assez mystique mis en résonance avec les épices et aromates (clou de girofle en tête), mais celui ci s'atténue assez rapidement pour laisser de nouveau la vedette aux fleurs.

On distingue aisément trois types de notes florales dans l'Heure bleue : la romantique rose toute en nuance et en douceur, les solaires néroli et tubéreuse (ma bien aimée) et bien entendu, les notes sensuelles et très affirmées que sont l'iris et sa compagne l'héliotrope.

Le tout s'enrobe d'une étole de vanille et de musc, se pare de notes légèrement animalisées évocatrices de la Guerlinade, pour un parfum tout en équilibre, qui évoque finalement si bien les nuances d'une nuit d'été ...

Vous l'aurez compris, je suis amoureuse de ce jus, bien que comme Shalimar, il ait dû passer par la case reformulation.

Il reste néanmoins un magnifique parfum.


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