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[Critique] La Promesse d’une Vie

Par Wolvy128 @Wolvy128

2-étoiles

Affiche la promesse d'une vie
Après Ryan Gosling mercredi dernier, c’est au tour cette semaine de Russell Crowe – un autre acteur – de voir son premier film en tant que réalisateur sortir en salles. Il s’agit de La Promesse d’une Vie, une épopée d’aventures se déroulant en 1919, 4 ans après la terrible bataille des Dardanelles, dans la péninsule de Gallipoli.

Joshua Connor, un paysan australien, se rend en Turquie à la recherche de ses trois fils portés disparus. Malgré les barrages de la bureaucratie militaire, sa détermination ne fléchit pas. Il est d’abord aidé par la belle Ayshe (Olga Kurylenko), la propriétaire de l’hôtel dans lequel il séjourne à Constantinople, puis par un officier turc ayant combattu contre ses fils. Pour découvrir la vérité et enfin trouver la paix intérieure, Joshua, accompagné du Commandant Hasan (Yilmaz Erdogan), est contraint de sillonner un pays ravagé par la guerre, où la frontière entre le Bien et le Mal n’est plus si nette et l’ennemi si clairement identifiable.

De manière générale, je dois reconnaître que je suis ressorti de la séance un brin déçu par le résultat. Malgré une sincérité touchante dans le propos, le film ne décolle jamais vraiment et le rythme laisse cruellement à désirer pendant près de 2 heures. Sans compter que l’écriture est au mieux naïve, au pire assez caricatural. L’histoire n’évite effectivement pas certains clichés et les symboliques utilisées sont parfois extrêmement maladroites. On se retrouve du coup devant un long-métrage loin d’être désagréable, mais terriblement plat et artificiel. L’émotion fonctionne plutôt bien le temps de quelques scènes, en particulier à la fin, mais les personnages ne suscitent malheureusement pas assez d’empathie que pour véritablement emporter le spectateur. L’une des raisons principales est certainement le montage, mal dosé, qui expédie étrangement certains passages importants du récit pour s’attarder sur des banalités inutiles. Ainsi, les flashbacks au début du film, qui auraient pu garantir un attachement puissant et immédiat pour le héros et ses enfants, fonctionnent mal et n’ont absolument pas l’impact qu’ils auraient pu avoir. Dommage !

Photo la promesse d'une vie
Néanmoins, tout n’est pas à jeter dans le film et on retiendra notamment l’originalité du conflit décrit. En effet, bien que la Première Guerre Mondiale ait déjà fait l’objet de nombreux longs-métrages au cinéma, je n’en avais pour ma part encore jamais vu sur la bataille des Dardanelles. De plus, les décors traversés sont superbes et offrent quelques plans somptueux. Des plans magnifiquement composés par Andrew Lesnie, un directeur photo surtout connu pour son travail avec Peter Jackson (Le Seigneur des Anneaux, King Kong, Lovely Bones, Le Hobbit…) et qui livre à nouveau ici un visuel extrêmement riche. Quant à la BO, elle n’est pas inintéressante en soi mais appuie par moments beaucoup trop l’émotion que pour vraiment marquer les esprits. A sa façon, elle participe malheureusement à l’impression d’artificialité que le film procure parfois. Enfin, les acteurs sont plutôt convaincants dans l’ensemble, en particulier Russell Crowe qui parvient à s’imposer sans trop de difficulté. On regrettera cependant leur écriture parfois sommaire.

En conclusion, malgré d’excellentes intentions, Russell Crowe livre donc avec La Promesse d’une Vie un drame plat, caricatural et maladroit. Son charisme, l’originalité du conflit et le superbe visuel sauve néanmoins le film du naufrage. Une petite déception !



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