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Critiques Séries : Disparue. Saison 1. Episodes 5 et 6.

Publié le 06 mai 2015 par Delromainzika @cabreakingnews

Disparue // Saison 1. Episodes 5 et 6. Episode Cinq / Episode Six.


Petit à petit, on arrive au bout de la saison 1 de Disparue et les indices semblent s’accumuler. Avec l’épisode 1.05, la série vient nous annoncer la mort de Léa. Le cadavre retrouvé à la fin de l’épisode précédent (et à nouveau au début de l’épisode) est bien celui de Léa. C’est terrible car je pensais qu’elle n’allait pas mourir lorsque la série avait débuté et qu’ils allaient nous offrir une sorte de résolution à la Captives d’Atom Egoyan. Mais non, Disparue veut que Léa soit morte afin de nous offrir une tension dramatique supplémentaire. Car l’épisode 1.05 est très fort en émotions. Outre la découverte du cadavre, c’est un épisode qui cherche à montre les émotions chez chacun des personnages. Molina a la terrible tâche de devoir annoncer la nouvelle aux parents Morel ce qui va créé des situations émotionnelles toutes différentes. Le fils pense que c’est de sa faute si elle a été kidnappée et tuée, le père se sent coupable, la mère tente de rester stoïque et la petite dernière demande alors à sa mère où est-ce que l’on va quand on meurt. J’ai trouvé assez touchant le fait que cet épisode se concentre sur cette histoire car c’est fait de façon intelligente. Je ne m’attendais pas du tout à ce que la série aille dans cette direction mais je suis forcé de constater que la surprise est là.

La relation entre Julien et Florence n’est plus comme auparavant. Florence tente de reprendre une vie normale, tente de faire son deuil et de se dire que sa fille est morte et qu’à cause de ça la vie ne sera plus jamais normale. Mais elle ne veut pas s’accabler sur son sort pour autant. A côté, Julien ne veut pas lâcher son enquête car lui, pour faire son deuil, il a besoin de réponses contrairement à Florence. C’est d’ailleurs utilisé de façon assez intelligente et Disparue sait où est-ce qu’il faut appuyer pour nous émouvoir. Cela change énormément de ce que l’on avait pu voir dans les deux épisodes précédents qui étaient beaucoup plus axés sur de la légèreté par rapport à l’enquête. Le drame s’étire dans le temps mais il ne laisse jamais ressentir de remplissage. En effet, les épisodes s’enchaînent mais ne semblent pas se ressembler. C’est une excellente chose, surtout que petit à petit on apprend des choses sur chacun des personnages. Et certaines attirances, notamment entre Romain et la meilleure amie de Léa, sont assez étranges. Mais l’on peut croire que la réponse est là. La façon dont elle demande à Romain de lui gérer le cou est tout de même assez étrange et je me demande si au fond la réponse à la mort de Léa n’est pas ici. Ou à l’inverse du point de vue de Romain.

Par ailleurs, la relation entre Julien et Molina est un autre axe que Disparue développe tout au long de ces deux épisodes. C’est d’ailleurs une relation assez intéressante car c’est eux qui sont les plus forts dans cette histoire, beaucoup plus fort que Florence finalement (qui se met notamment à picoler au boulot comme une pochetronne). La scène du restaurant est assez drôle et terrible à la fois. On ne sait pas trop dans quelle direction va Disparue mais ce n’est pas forcément dans la mauvaise direction car le but est d’explorer les émotions des personnages et c’est fait de façon assez sincère et efficace. Le fils de son côté a énormément de mal à s’en sortir avec sa culpabilité. Je pense qu’il n’a rien à voir dans la mort de sa soeur, c’est un suspect trop facile et son alibi a été confirmé il me semble dans l’épisode 1.03. Le suspect de ces deux épisodes ce sera aussi le professeur, un autre personnage un peu facile. Je serais déçu que la série révèle aussi facilement le nom du tueur. A l’issue de l’épisode 1.05, la série nous offre un nouveau mort. Si c’est en apparence un suicide, la mort de Nicolas, le serveur des Morel, est en fait un meurtre. La série nous offre donc tout un tas de très belles scènes au travers de ces deux épisodes et Charlotte Brandstrom, la réalisatrice, s’inspire des codes des séries scandinaves afin d’en faire de très bonnes scènes, notamment ces scènes où la musique prend le pas sur les dialogues et les bruits ambiants.

La tension s’intensifie aussi au travers de ces deux épisodes, et le récit, habilement construit, passe d’un personnage à l’autre, d’une révélation à l’autre, d’une intrigue à l’autre, avec une fluidité déconcertante. Les victimes et le ou les coupable(s) se frôlent encore et encore histoire de nous offrir un drame d’envergure réussi. Finalement, ces deux épisodes vont encore dans une toute nouvelle direction pour Disparue, beaucoup plus émotionnelle et sombre ce qui jure avec ce que l’on a vu dans les deux épisodes précédents.

Note : 8/10. En bref, le drame s’intensifie pour le mieux.


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