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Quelques heures de printemps

Publié le 27 mai 2015 par Cinevu @cinevu
Quelques heures de printemps Note: Quelques heures de printempsQuelques heures de printempsQuelques heures de printempsQuelques heures de printempsQuelques heures de printemps

Quelques heures de printempsQuelques heures de printemps

Réalisation Stéphane Brizé  2012

Alain sort de taule; sans boulot, il retourne chez sa mère. La cohabitation est le sujet de cette histoire particulière, un scénario presque sans dialogue, tout passe par les émotions, la colère, la nostalgie et la rancoeur.

Alain, le fils, doit trop ressembler à son père, rustre, brutal et taiseux. C’est dans ces rôles là que Vincent Lindon prend encore plus de hauteur, un rôle qui lui ressemble, un rôle qu’il porte sur le visage et sur le corps, sa démarche, ses coups de gueule, sa maladresse, tout sonne juste.

Stéphane Brizé connaît son acteur, il l’a choisit comme porte drapeau de son film.

Yvette, la mère, jouée par Hélène Vincent  est maniaque jusqu’au bout des pattes du chien, elle est seule et résignée. En Stade terminal du cancer , elle décide d’avoir recours au suicide assisté en Suisse , elle n’a pas choisit sa vie mais elle veut choisir sa mort. Son fils, elle y tient mais pas question de lui montrer alors elle l’ignore ou lui fait des reproches, aucun signe d’affection mais elle est prête à tout pour le garder auprès d’elle jusqu’à la fin . l’interprétation d’Hélène Vincent est admirable.

Olivier Perrier est le voisin bienveillant, délicat et discret, il est parfait.

Un film magnifique sur ces gens-là, car si l’on garde les secrets dans la petite bourgeoisie chez les gens simples,  on dissimule ses émotions comme par pudeur, pour ne rien changer à  l’ordre des choses.

Alain rencontre Clémence (Emmanuelle Seigner), mais n’a ni le temps ni les mots pour badiner avec l’amour, ni en recevoir et elle ne sera que de passage .

Stéphane Brizé est à l’écoute de tous nos silences, il les réalise et leur donne des mots. C’est du beau cinéma, celui qui nous serre le coeur et nous ouvre les yeux et les oreilles.

Synopsis Télérama Quelques heures de printemps  : Alain Evrard, 48 ans, sort de prison, où il a purgé une peine de 18 mois pour avoir transporté un chargement de stupéfiants à l’arrière de son camion. Sans ressources, il rentre chez sa mère, Yvette, veuve depuis peu, une petite femme ordonnée qui entretient sa maison et cuisine des compotes avec les pommes de monsieur Lalouette, son voisin dévoué. Alain trouve à s’employer dans le tri des déchets. Ses rapports avec sa mère sont houleux. Elle n’accepte pas ses désordres. Il lui reproche ses contraintes. Puis Alain découvre que sa mère, rongée par un cancer au cerveau, a entrepris des démarches pour mourir à l’heure qu’elle aura choisie…


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