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Critiques Séries : Game of Thrones. Saison 5. Episode 9.

Publié le 08 juin 2015 par Delromainzika @cabreakingnews

Game of Thrones // Saison 5. Episode 9. The Dance of Dragons.


On dit bien souvent que l’épisode 5.09 de Game of Thrones est le meilleur de chaque saison de la série. Je ne suis pas d’accord pour cette année, l’épisode précédent était égal à celui-ci. Et encore, celui-ci vaut surtout pour ce qu’il fait du point de vue de Daenerys. Ce qui m’a ému dans cette histoire c’est le retour de son dragon qui s’était fait la malle. Mine de rien, ce dernier est toujours fidèle à sa mère même s’il a fait sa petite crise d’adolescence. Il est revenu pour la sauver des fils de la Harpie dans une scène à la tension presque insoutenable. Car ce qui est efficace à la fin de cet épisode c’est justement le fait que tout s’enchaîne sans que l’on n’ait vraiment l’occasion de prendre la température : qui est en vie ? qui est mort ? etc. On ne sait pas du tout. Mais rapidement, on se rend compte que Daenerys est vraiment un personnage que l’on ne peut qu’apprécier. Au delà de ça, nous sommes dans la grande arène. J’aime bien la façon dont Tyrion voit les choses, très proche de la vision de Daenerys. Si cette dernière a organisé ces jeux de gladiateurs, c’est uniquement pour faire plaisir au peuple et surtout à Hizdahr qui va se mordre la queue de l’avoir proposé. Car ce dernier pense que l’on ne peut pas accomplir de belles choses sans cruauté. C’est tout de même horrible.

C’est là que le petit « My father would have liked you » de Tyrion était bien placé au bon moment. Je pense parfois que Game of Thrones est plus une série de dialogues que d’action. Il y a énormément de choses très élégantes dans la façon dont le récit est conté. Beaucoup peuvent voir en cette série une sorte de vide sidérale mais il n’y a rien de vide dans les dialogues. Je pense que tout le monde peut se mettre d’accord là dessus. Les dialogues sont très souvent proche de la littérature dont Game of Thrones s’inspire (et peu importe si la série reste fidèle aux livres, ne les ayant pas lu, je sais que de toute façon quand on fait une série, les digressions sont nécessaires afin d’étoffer certains personnages appréciés du public et bien d’autres choses encore). Quoi qu’il en soit, pour en revenir au sujet même de ce qui se passe avec Daenerys, cette dernière va assister à un combat, celui de son ancien bras droit, celui qui n’a jamais voulu la trahir et qui veut lui rester fidèle. Le combat est une sorte de distraction pour nous éloigner de ce qui se trame réellement. Les fils de la Harpie ont pris place dans les gradins et se préparent à l’assaut. C’est ça la vraie histoire qu’il y a dans cette scène.

Et c’est justement ce qu’il y a de plus intéressant mais cela n’arrive pas tout de suite. Lorsqu’il envoie sa lance aux côtés de Daenerys, on ne pense pas forcément tout de suite à un acte de bravoure, on imagine déjà la foule lui renvoyer une pleine figure son acte sauf qu’il a seulement sauver la Queen of Dragons, la Kaleesi, celle qu’il a toujours juré de servir jusqu’à sa mort. Ensuite, cet épisode c’est aussi le retour du dragon. Et c’est un sacré retour. On a souvent reproché à Game of Thrones de trop utiliser les dragons histoire de faire de la démonstration de moyens visuels. Personnellement, je trouve que cette année ils ont réussi à équilibrer la place des dragons par rapport à l’utilité qu’ils ont dans le récit. Daenerys s’est mis ses dragons à dos et le peuple a alors eu une crise de confiance en elle. Est-elle encore la mère des dragons, celle que tout le monde vante comme une femme forte ? Elle vient de prouver dans cette scène qu’elle est toujours la mère des dragons et surtout, qu’elle est à craindre. Cela devrait être intéressant dans le dernier épisode, d’autant plus que le regard éberlué de tous est tout de même une bonne façon de conclure un épisode de Game of Thrones. Si tout ce qui se passe de ce point de vue là est très important, cela efface presque le reste de l’épisode. C’est d’ailleurs dommage car j’ai aussi bien aimé ce que la série fait d’Arya, la transformant en une sorte d’espionne.

Game of Thrones devient alors une série d’espionnage à une époque médiévale et pour le coup, cela fonctionne là aussi très bien. Cela permet à Arya de créer une certaine forme de dilemme chez elle, tout en offrant également une vision de film d’espionnage rare car à ce genre d’époque, il n’en existe pas (encore). A côté de ça, la série fait aussi une petite mise à jour sur Melisandre. Il y a quelque chose d’assez fataliste là dedans. Beaucoup plus que ce que je n’aurais probablement pu le penser. C’est là que Stannis apparaît encore une fois comme un personnage un peu moins important qu’elle alors qu’au fond, il n’y a pas vraiment de direction. Pour le moment car je suis persuadé que la direction va arriver prochainement si ce n’est pas fait dans le prochain épisode. Quoi qu’il en soit le sacrifice qui est fait ne veut pas induire que la mort de Roose Bolton, mais aussi celle de Stands. En tout cas, c’est comme ça que je l’ai ressenti. L’épisode permet aussi à Jon Snow de revenir histoire de faire face à une crise de confiance d’autant plus importante. « You have a good heart and it will kill us all » est une sorte de menace que Snow ne doit pas prendre à la légère. C’est vrai, il a bon coeur et cela ne peut que l’embarquer dans le genre de situations dans laquelle il s’est retrouvé à la fin de l’épisode précédent. On sent que cet épisode ne fait qu’un constat, pas plus que ça étant donné qu’il y a énormément de choses à faire à côté.

Note : 9/10. En bref, un nouvel exemple de ce que Game of Thrones peut faire de très sympathique.


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