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La "Valls Berlinoise"

Par Francis Lo @FrancisLO_ecolo

Par Francis LO dans Coups de gueule le 10 Juin 2015 à 07:43

10 juin 2015

" L'homme politique s'exprime d'abord par ses actes; c'est d'eux dont il est comptable ... "

Ce qu'a dit François Mitterrand, porteur des couleurs du Parti Socialiste dans lequel le premier ministre actuel affirme appartenir - ce dont l'on peut douter au regard de sa politique - n'est pas une valeur partagée avec Manuel Valls.

Alors que le G7 annonce qu'il souhaite " dé-carbonisé " l'économie, non seulement la " Valls Berlinoise " de Manuel aura coûtée quelques dizaines de milliers d'euros aux contribuables français, elle aura coûté également à l'environnement où l'homme aura rejeté quelques 1 000 kilos de CO2 dans l'atmosphère sur sa seule personne sachant qu'il était accompagné (garde du corps, personnel, ses deux enfants).

Que Michel Platini, nouveau patron du foot, invite le premier ministre français qui tente de justifier son acte par le soutien au sport n'est qu'un discours, et " les discours des hommes ne sont que des masques qu'ils appliquent sur leurs actions. ", comme l'a écrit Stendhal.

Il s'agit aussi de masquer les forfaitures du " milieu " de la FIFA et l'argument " préparer l'Euro 2016 " avec EUFA n'est pas essentiel à l'avenir de la France., ni prioritaire dans son état.

" Le rang ne confère ni privilège, ni pouvoir : il impose des responsabilités. ", et cette règle invoquée par Louis Armstrong ne semble pas être le souci du gouvernement français sachant celui de Angela Merkel n'accepterait en aucun cas de faire supporter par le peuple allemand un déplacement qui en somme toute, est une affaire privée.

Prétendre " dé-carbonisé " l'économie lors du G7 et promouvoir le football devenu " jeu de vilains " sont deux actes incompatibles.

Moralement, cette gageure ne l'importunera pas plus que cela, car " homme politique, c'est une profession où il est plus utile d'avoir des relations que des remords ", comme a pu constaté Coluche. Le premier ministre critique vertement Nicolas Sarkozy qui se permet de parcourir quelques malheureux 200 kilomètres en jet privé : lequel vaut mieux que l'autre ?

Aucune importance, car en définitive, " le vaniteux fait dépendre son propre bonheur de l'activité d'autrui ... ", comme l'a dit Marc-Aurèle qui verrait dans ce comportement, arrogance, outrecuidance des hommes politiques actuels.

Le caractère retors de Manuel Valls se métamorphose jusqu'au parfait " jésuitisme " : rien de bon à attendre pour le réchauffement climatique de tous ces acteurs de la scène publique.

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