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Que sonne l’heure de Peter James

Par Artemissia Gold @SongeD1NuitDete

:star: Que sonne l’heure de Peter James

que sonne l'heure de Peter JamesBroché: 478 pages
Editeur : Fleuve éditions (11 juin 2015)
Langue : Français
ISBN-10: 2265098914
ISBN-13: 978-2265098916
Disponible sur liseuse : Oui
Prix éditeur : 19€90

Son résumé:

Brooklyn, 1922. En pleine nuit, un petit garçon se terre au fond de son lit : quatre hommes viennent de pénétrer chez lui. Ils tuent sa mère et enlèvent son père, le n° 2 du gang des White Hands. Désormais orphelin, il embarque pour l’Irlande avec sa sœur et sa tante. Sur le bateau, l’enfant jure de revenir chercher son père. Brigton, quatre-vingt-dix ans plus tard. Une vieille dame est retrouvée chez elle, grièvement blessée. Elle a été torturée, son coffre-fort vidé et des œuvres d’art et antiquités pour une valeur de plus de dix millions ont été emportées. Roy Grace est chargé de l’enquête. Mais à chacune de ses avancées, quelqu’un semble l’avoir précédé, remontant lui aussi la piste des voleurs. Gavin Daly, le frère de la victime, un vieil antiquaire richissime, retiré des affaires, est déterminé à retrouver une vieille montre cassée, une Patek Philippe de très grande valeur, qui s’est arrêtée une certaine nuit de 1922…

Mon avis:

Chroniquer un thriller sans révéler les ficelles de l’histoire est un exercice délicat, d’autant plus lorsque les intrigues sont multiples et s’entremêlent. Ce dernier roman de Peter James, qui sort demain, en est un parfait exemple mais aussi une agréable découverte.

Un sac de noeuds à démêler pour le commissaire Roy Grace

Dès les premiers chapitres, on comprend que l’agression d’une femme et l’enlèvement de son mari en 1922 va être l’origine de l’enquête à suivre en 2012. Gavin Daly, âgé alors de 5 ans assiste impuissant au drame qui va briser sa famille. Quatre-vingt dix ans plus, tard, il n’a pas renoncé à retrouver coûte que coûte son père. Ses seuls indices? Une série de 12 chiffres, quatre noms et une montre.

Je découvre avec Que sonne l’heure le personnage de Roy Grace, flic récurrent dans les romans de Peter James. Dans cet opus (qui peut se lire indépendamment des autres), le commissaire va devoir démêler un véritable sac de nœuds dont le point de départ est l’agression d’une vieille dame dans son appartement. A partir de là, c’est tout un imbroglio où se mêlent vengeance et  histoires de famille complexes qui se met en place, savamment agrémenté par des éléments de la vie privée de Roy Grace. Ce dernier point rend ce héros récurrent très sympathique surtout lorsqu’il tente de concilier sa nouvelle vie de papa avec un travail prenant auquel il consacre forcément beaucoup de temps.

J’avoue quand même que l’entrée dans ce polar m’a laissée perplexe. Dans la première moitié du roman, l’auteur nous brosse le portrait d’un nombre important de personnages dont on ne perçoit pas immédiatement les liens qu’ils peuvent entretenir entre eux et avec l’agression de la vieille dame  que l’on a dépouillée d’œuvres d’art et d’antiquités de valeur. L’accumulation des personnages est assez déstabilisante et on peine à rentrer franchement dans l’intrigue. A plusieurs reprises, j’ai dû interrompre ma lecture pour revenir en arrière et voir si le personnage qu’on présentait était nouveau ou si son portrait avait déjà été abordé dans les chapitres précédents.

Un polar vif et entraînant

Cela dit, on peut dire que le stratagème  brouille également très bien les pistes de l’enquête. On fait des hypothèses. Fatalement, on se trompe souvent. On comprend au fur et à mesure quels rapports ils entretiennent soit entre eux soit avec cette vieille affaire datant de 1922. Autre point positif malgré la multiplicité des protagonistes: chacun à une histoire propre brossée en un court chapitre. L’auteur prend le temps de détailler les personnalités et les traits dominants de chacun d’entre eux. L’enquête et le style sont dynamiques et haletants. Que sonne l’heure ne contient pas moins de 126 chapitres courts – voire très courts. On passe rapidement d’un personnage à un autre, d’une époque à une autre avec des flash-back de 1922. Les pages défilent finalement sans qu’on s’en rende compte. Après un début laborieux pour moi, je me suis laissée entraînée dans ce polar efficace et bien ficelé qui contient tous les ingrédients pour tenir le lecteur en haleine. 


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