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Mario Biondi - Ancienne Belgique ( Théâtre) - Bruxelles, le 10 juin 2015

Publié le 10 juin 2015 par Concerts-Review

Mario Biondi - Ancienne Belgique ( Théâtre) - Bruxelles, le 10 juin 2015

Mario Biondi - Ancienne Belgique ( Théâtre) - Bruxelles, le 10 juin 2015

Mario Biondi ne remplit pas encore les salles chez nous, mais le Barry White italien, ein absoluter Star am Jazz-Himmel, dixit Rudolf , a néanmoins rameuté une imposante colonie de citoyens issus de la diaspora transalpine, la gent féminine étant largement majoritaire.

Pas de support , un DJ ( DJ Te Ki La) qui a le bon goût de rester caché et de proposer un mélange correspondant à l'invité du jour, du pain bénit pour ceux qui apprécient Ben Sidran, Leon Redbone, et le jazz vocal.

20:30 entrée en matière Hollywood, cinq musiciens apparaissent, suivis par le natif de Catane dont le crâne est dissimulé par un bonnet long devant le protégé de la fraîche température du Nord ( 25°).

Comme tout Italien qui se respecte, le zèbre est fringué chic.

Quoi, Jean?

Ce sont les pompes qui font la différence..

Donc, on stage, Alessandro Lugli: batteria - Federico Malaman: basso, contrabbasso, cori - Massimo Greco: tastiere,cori e programmazione - David Florio: chitarre, percussioni, flauto, cori, et l'incroyable Marco Scipione: sax.

'A handful of soul' le titletrack de son premier album ( 2006) ouvre.

Cette plage composée par Jimmy Woode donne le ton, un crooning impeccable te renvoyant aussi bien vers Harry Connick jr, Frank Sinatra, Sammy Davis jr. que vers les grandes voix soul, Donny Hathaway ou Marvin Gaye.

Pointons la brillante digression de David Florio à la flûte.

'I'm her daddy' cette plage, groovy en diable, nous fait immédiatement songer à Bill Withers, normal ce titre est à son répertoire, après la flûte c'est au tour du sax de se mettre en évidence.

Bonsoir, tout le monde, stanno tutti bene?

Si!

Fantastico!

Samba time avec le sensuel ' Rio de Janeiro Blue' et ses coloris Gato Barbieri, le galant décide de rester en terre latino, de sa voix lascive, il entame la bossa ' A child runs free' tout en esquissant un pas de danse polisson, tandis qu' Alessandro s'en donne à coeur joie derrière les fûts.

Pas mal de tes voisines regrettent que le concert soit assis, des fourmis dans les jambes et des hanches en feu, Mario les emballe toutes!

Tous les titres interprétés jusqu'ici se trouvaient sur le premier album, 'Ecstacy' joue à fond la carte, bien collante, Barry White.

Tu dis, Sandro?

Meravigliosa.

Exit la calotte, je tombe la veste, voici 'Be lonely' dans la même veine que la précédente.

Lou Rawls et Barry, le maestro de l'amour, s'imposent une nouvelle fois aux esprits.

C'est avec le classique 'My girl' des Temptations que le beau Mario aura convaincu les derniers sceptiques, Bruxelles chante, Mario sourit!

Dites donc, vous jouissez d'un microclimat ici, non?

Uniquement le mercredi, Mario!

Encore une anecdote, à l'aéroport ils ne connaissaient pas brouxel, c'est bizarre, non?

Bien essayé, Mario, fais pas ton Louis Jouvet!

'Never Stop', featuring Omar sur le single nous rappelle-t-il, une belle tranche d'acid jazz.

Break, parlato, bla bla bla, vous vous souvenez d'Incognito, le British soul jazz funk combo, ou d'Omar, tu leur montres David...' There's nothing like this' chante le brave multiinstrumentiste avant de céder le relais à Massimo qui a composé le chaloupé ' Shine on'.

Même fond disco/ jazz fusion avec ' What have you done to me', où David Sanborn croise Luther Vandross.

Une nouvelle cover purulente, le magnifique 'Lowdown' de Boz Scaggs.

Rien à dire, la voix de ce mec pourrait remplacer le Viagra et servir de traitement pour guérir l'impuissance.

On lui amène un tabouret et un carillon qu'il caresse distraitement avant que la basse n'attaque la bellissima ballade 'La voglia la pazzia l'idea'.

Il enchaîne sur le titre ouvrant le tout dernier CD, 'Beyond', le midtempo soul 'Open up your eyes', suivi comme sur l'album par 'All of my life', encore un morceau propice à la drague en boîte.

Un mix Lionel Ritchie/Brand New Heavies drôlement bien torché.

Sa voix caressante fait merveille sur le narratif 'Love is a temple' .

Le set fini en mode funk, pointons l' immense travail du bassiste, par 'Blind' également sur 'Beyond'.

Un grazie expéditif, direction les coulisses.

Bis.

Tout le monde debout, la travée face au podium est transformée en piste de danse pour le hit des débuts 'This is what you are'.

Folle ambiance.

Morceau emballé, 45 mains à serrer avant de regagner les loges avec le sentiment du devoir accompli.

542 voix ont beau scandé, Mario, Mario, Mario... la fête est bel et bien finie!

photos - jp daniels - concert monkey

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