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La sélection de la semaine : La main heureuse, Je reviendrai vous voir, L’ascension d’Aurora West, Wake up America, Sherlock Holmes Society, Confidences à Allah, Savage, Wizard and the battlefield, Le pouvoir de l’amour, La Belle et la Bête, Joker Dann...

Par Casedepart @_NicolasAlbert

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La main heureuse – de Franz Duchazeau (Arte/Casterman)

Pour ce deuxième samedi du mois de juin, Case Départ vous propose une petite sélection. En vous ouvrant sa bibliothèque, le blog met en lumière de très bonnes bandes dessinées. Nous passons au crible, les albums suivants : La main heureuse : un superbe road trip se déroulant dans le jeunesse de Franz Duchazeau, Je reviendrai vous voir : un manga sur le bénévolat après la catastrophe de Fukushima, le premier volet de L’ascension d’Aurora West : la nouvelle série de Paul Pope, le deuxième tome de Wake up America : la récit des combats du Big 6 autour de Martin Luther King, le premier opus de la série Sherlock Holmes Society, l’adaptation dessinée du roman de Saphia Azzedine : Confidences à Allah, Savage : un comics signé Pat Mills & Charlie Adlard, le premier volume du manga Wizard and the battlefield, Le pouvoir de l’amour, le second tome d’une version dessinée de La Belle et la Bête, le premier volet de Joker Danny, La grande transformation : un ouvrage collectif sur les enjeux environnementaux et La Druzina basée sur le roman éponyme de Jacques Mazeau. Bonnes lectures.

La main heureuse

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Franz Duchazeau est un auteur que l’on apprécie énormément à Case Départ. Après les sublimes coups de cœur comme Le rêve de Météor Slim (Sarbacane, 2008), Les jumeaux de Conoco Station (Sarbacane, 2009), Lomax (Dargaud, 2011) ou Blackface Banjo (Sarbacane, 2013), il est de retour avec La main heureuse, un formidable road trip en mobylette à la recherche du bonheur à travers un concert de Mano Negra. Cette très belle autobiographie est publiée en co-édition par Arte et Casterman.
Résumé de l’éditeur :
Les années 90, en France. Dans leur patelin, Frantz et son pote Mike s’ennuient méchamment… Mais ils ont comme remède un élixir décapant: la Mano Negra ! Aussi, quand Mike vient annoncer à Frantz que la Mano passe à Bordeaux, leur rêve semble enfin devenir réalité.Grimpez à l’arrière de la mob de Frantz Duchazeau et laissez-vous embarquer pour un road trip voodoo ! La Main noire veillera sur vous.

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Il est toujours bon de se remémorer ses souvenirs de jeunesse. Pour nous plonger dans son passé Franz Duchazeau nous invite dans son périple, un voyage initiatique où la musique tient une place essentielle. C’est la Mano Negra qui est au cœur de l’album. Il tient à lui témoigner ton son amour, à ses musiciens et à Manu Chao, son leader. Indépendant, sans campagne publicitaire ni promotion pour se faire connaître, les membres sillonnent les routes du monde entier pour chanter la liberté, le respect et soutenir les minorités dans un élan formidable de générosité. En français ou en espagnol, tout le monde est capable de fredonner Clandestino, hymne du groupe dans les années 90.

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A la fin des années 80, Franz et son ami Mike rêvent en regardant les concerts de la Mano et plus particulièrement celui donné en Equateur. Enfants sans problème, ils projettent d’aller à Bordeaux pour voir un performance sur scène de leur groupe favori. 80 kilomètres de folie, de liberté, d’humour à deux sur la mobylette de Mike. A cette époque, Franz  pour exorciser ses peurs et ses malheurs, il les dessine dans ses premières planches de bande dessinée. Il met en scène un récit où ses parents qui divorcent sont présents. Admiratif pour cet art, son pote ne comprend pas tous les messages sous-entendus dans l’histoire.

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Ex-camarades de classe, gros con en voiture, garagiste fan de Johnny, tous les acteurs croisés dans cet album sont formidables. Joyeux et ô combien positif, le récit met en lumière de belles valeurs : l’amitié, l’entraide, la folie-douce, la débrouillardise ; le tout mâtiné d’un très bel humour. L’éveil des sens par la musique ou les premiers émois adolescents sont aussi présents. Vivre ses rêves inaccessibles telle pourrait être la devise de cet excellent roman graphique.

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Comme dans ses précédents productions, Franz Duchazeau virevolte avec talent dans ses planches. C’est d’une très belle simplicité mais d’une grande efficacité et lisibilité. Il faut souligner que l’auteur est un grand metteur en scène et possède un très grand talent pour les mouvements de ses personnages ; ils deviennent aériens lorsqu’ils dansent, sont en transe ou sont fascinés par de belles femmes dans leurs rêves. Un vrai petit bijou !

  • La main heureuse
  • Auteur: Franz Duchazeau
  • Editeur: Arte – Casterman
  • Prix: 39 €
  • Parution: 13 mai 2015

Je reviendrai vous voir

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Nobumi, un auteur de livres jeunesse très célèbre au Japon décide de partir en tant que bénévole, quelques jours après la catastrophe de Fukushima. Akata dévoile le formidable manga Je reviendrai vous voir, signé George Morikawa.

Pour terminer la lecture de la chronique sur Comixtrip, cliquez ici.

  • je reviendrai vous voir
  • Auteur: George Morikawa, d’après le roman Marchons la tête haute de Nobumi
  • Editeur: Akata
  • Prix: 6.95€
  • Parution: 28 mai 2015

L’ascension d’Aurora West

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Le talentueux Paul Pope est de retour avec L’ascension d’Aurora West, une série dérivée de l’univers de Battling Boy. Pour ce préquel à la série-mère, l’américain co-scénarise le premier volume avec J.T Petty et laisse les crayons à David Rubin. Monstres, batailles ou mort de sa mère, la jeune héroïne à fort à faire dans ce premier opus édité conjointement par Dargaud et son label Urban Comics.

Résumé de l’éditeur :
Cette extension de l’univers de Battling Boy, tout en action, met en scène la fille d’Haggard West, le dernier grand héros d’Arcopolis avant l’arrivée du jeune garçon. L’héroïne, Aurora, cherche à percer le mystère de la mort de sa mère et tente de trouver sa place dans un monde plein de monstres et de corruption bien humaine.

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Battling Boy

Les adolescents et pourquoi pas les plus jeunes vont adorer Aurora West ! Il faut souligner que Paul Pope et JT Petty leur ont concocté un début de saga science-fiction accrocheur, dynamique et pleine d’actions. Ce comics, empli d’un bel humour, chavire dès les premières pages. Misant sur des personnages forts et attachants, les deux scénaristes leur font vivre de belles aventures. Surtout que les monstres, assez crétins, Haggard et sa fille Aurora n’en font qu’une bouchée.

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Comme une famille de super-héros, ils sont unis dans les combats contre Sadisto et Medula. Haggard West, veuf, célèbre héros d’Acropolis est un excellent chasseur de monstres. Toutes les ficelles, il les connaît. S’il utilise des propulseurs pour se déplacer la nuit et attraper les méchants, il interdit à sa fille Aurora d’en avoir. La jeune adolescente apprend vite les rudiments de la guerre. Coocoonée par Grately, sa nounou bodybuildée, ses démons d’enfance refont souvent surface. Dans son esprit, une seule obsession revient souvent : connaître la vérité sur la mort de sa mère.

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Le récit trépidant est porté par une belle partie graphique. L’espagnol David Rubin parvient assez bien a restitué l’ambiance de science-fiction et d’action de l’histoire. Son trait en noir et blanc est agrémenté de très belles teintes de gris. Il faut souligner que son découpage dynamique est influencé par le cinéma, ce qui confère à ses planches beaucoup de vitesse notamment dans les scènes de combat.

  • L’ascension d’Aurora West
  • Scénaristes : Paul Pope et JT Petty
  • Dessinateur : David Rubin
  • Editeur: Dargaud, label Urban Comics
  • Prix: 14,99€
  • Sortie: 19 juin 015

Wake up America

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Les éditions Rue de Sèvres dévoilent le deuxième volume du formidable Wake up America signé John Lewis, Andrew Aydin et Nate Powell. Cet album revient sur les années 1960 à 1963, les premiers sit-in, les Voyageurs de la Liberté et les premières rencontres avec Martin Luther King.
Pour vous rafraîchir la mémoire, relisez la chronique du premier volet, en cliquant ici.
Résumé de l’éditeur :
Second volet de l’évocation de la lutte pour la conquête des droits civiques dans l’Amérique ségrégationniste, dans un registre vibrant. Ce grand récit naturaliste relate la longue marche des Noirs américains vers l’égalité des droits. À travers le personnage de John Lewis, figure historique du mouvement pour les droits civiques aux côtés de Martin Luther King, les auteurs retracent le combat des militants au tournant des années cinquante et soixante. Le Sud ségrégationniste y est dépeint dans toute sa violence et son injustice.

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John Lewis, qui faisait parti du Big 6, autour de Martin Luther King ; ces six hommes qui ont combattu pour les droits des noirs américains dans les années 60. Afin que les plus jeunes retiennent ces années de luttes, cet homme, le dernier survivant du groupe, a décidé de se raconter dans Wake up America.

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Dans ce nouveau volet, le lecteur découvre les premières occupations de rue devant les cinémas qui interdisaient l’entrée aux noirs, à Nashville. Dans la veine pacifiste de Gandhi, ils décident de ne jamais répliquer par la violence malgré les insultes et les coups portés par les jeunes blancs ou les policiers, plus prompts à frapper qu’à protéger. De plus, John Lewis, qui voue un culte au « Professeur » Luther (Martin Luther King), se rapproche de l’homme dans les réunions même si leurs visions de la lutte sont au départ différentes. Il prend une place de plus en plus prépondérante dans le Comité Etudiant (SNCC).

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Pour faire découvrir leurs combats à toute l’Amérique, John et ses camarades décident de créer les Freedoms Riders (les voyageurs de la liberté) : plusieurs jeunes noirs reliaient des villes américaines en car. De Fredericksbourg à La Nouvelle-Orléans, en passant par Richmond, ils défiaient pacifiquement les forces locales et les racistes blancs (tester au mieux l’application de l’Arrêt Boyton). Tout au long de leur long périple, les organisateurs sont en contact avec JF Kennedy, jeune député démocrate et futur président des Etats-Unis ; entre soutien franc, aide en sous-main et distanciation.

A la fois porteur d’espoir et n’épargnant rien aux lecteurs (brimades, insultes, coups, KKK, policiers véreux), le récit est un formidable témoignage historique (l’histoire est racontée chronologiquement pour plus de lisibilité). D’une belle concision et d’une grande maîtrise narrative et graphique, l’album est comme le précédent, fort, bouleversant et puissant. Pourtant les combats de John Lewis et du Big 6 sont encore d’actualité (émeutes de Baltimore et Ferguson, mettant en cause des policiers blancs dans des meurtres de jeunes noirs), ne laissant rien présager de bon. Pour que la lutte perdure, un coup d’œil à cette grande fresque historique est nécessaire.

  • Wake up America, volume 2 : 1960-1963
  • Scénaristes : John Lewis et Andrew Aydin
  • Dessinateur : Nate Powell
  • Editeur: Rue de Sèvres
  • Prix: 14€
  • Sortie: 13 mai 2015

Sherlock Holmes Society

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La collection 1800 des éditions Soleil se dote d’une nouvelle série Sherlock Holmes Society. Sylvain Cordurié qui en est le scénariste, est aussi le porteur du projet 1800 Sherlock Holmes (Crime alley avec Nespolino, Les vampires de Londres, Le Necromicon et Les voyageurs du temps, tous avec Laci). Dans le premier volume, L’affaire Kerlodge, Mycroft intime l’ordre à Holmes et Waston de se rendre dans un petit village britannique dévasté par une drôle d’épidémie. Enquête, complot et zombies… Plongée dans une aventure singulière du célèbre détective.
Résumé de l’éditeur :
De 1891 à 1894, Sherlock Holmes s’est fait passer pour mort.
Peu de personnes savaient qu’il avait survécu à son affrontement avec James Moriarty aux chutes de Reichenbach. Pas même le docteur Watson.
Puis, après bien des épreuves, Holmes a mis fin à cette duperie et repris son activité de détective-conseil. Il travaille aux côtés de Scotland Yard pour arrêter un copycat de Jack l’Éventreur quand son frère Mycroft vient solliciter son aide. Keelodge, un village enclavé entre la mer et la côte a été isolé. Personne ne peut en sortir. Mycroft explique que les gens du village sont tous devenus fous, sanguinaires et cannibales. Il a besoin de lui sur le terrain car ce drame découle vraisemblablement d’un acte criminel. Commence alors l’enquête la plus sombre que Sherlock Holmes ait connu.

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Dis comme cela (Holmes contre des zombies) cela pourrait rebuter un grand nombre de lecteurs et d’amateurs du personnage de Conan Doyle, et pourtant ! On se prend rapidement au jeu, le récit de Sylvain Cordurié est accrocheur, très bien écrit et surprenant. A peine le célèbre détective revenu de sa retraite voulue (il a fait croire qu’il était décédé dans les chutes de Reichenbach), le fameux Jack l’éventreur arrêté grâce à Watson, que les deux comparses doivent partir pour l’Irlande du Nord, dans le petit village de Kerlodge. Mycroft, le frère de l’enquêteur, lui force la main parce que l’affaire est très importante et les autorités sont sur le qui-vive : une épidémie s’est répandue et les êtres humains transformés en zombies.

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Sombre, l’histoire est portée par le duo de détectives, au zénith de leur forme, malgré la mort de la femme d’Holmes quelques mois auparavant. Bel humour, bagarres, morts, morts-vivants, tout est réuni pour que l’intrigue fonctionne. En distillant harmonieusement du fantastique à son récit, Sylvain Cordurié reste assez fidèle à l’esprit du romancier anglais. Le huis-clos dans la ville britannique installe aussi une atmosphère lourde et un peu angoissante. Parfois proche de Walking Dead (Kirkman & Adlard, Delcourt), les êtres décharnés sont aussi avides de chair que leurs homologues américains.

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La partie graphique de la série Society sera assurée par quatre dessinateurs : Torrents, Nespolino, le talentueux Ronan Toulhoat (qui signe ici la couverture du premier tome) et donc Stéphane Bervas. Son trait réaliste est d’une belle dynamique, fluide et d’une grande justesse. Il faut souligner que les formidables couleurs de Jean Bastide mettent agréablement en lumière les planches de l’auteur de 2021 (avec Betbeder, Soleil). Le dessinateur a apporté beaucoup de soin pour les décors des villes de Londres et Kerlodge (voir la très belle illustration pleine page mettant en scène Holmes et Watson sur les hauteurs de la petite cité, page 22 – illustration ci-dessus).

  • Sherlock Holmes Society, tome 1 : L’affaire Kerlodge
  • Scénariste : Sylvain Cordurié
  • Dessinateur : Stéphane Bervas
  • Editeur: Soleil, collection 1800 Sherlock Holmes
  • Prix: 14.95€
  • Sortie: 06 juin 015

Confidences à Allah

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En 2008, Saphia Azzedine publiait Confidences à Allah (édition Leo Scheer), un roman poignant sur l’existence de Jbara, une jeune bergère maghrébine qui se délivre des codes et de sa famille en partant à la grande ville. Entre prison et prostitution, la jeune femme confie à Dieu ses envies, ses folies et ses plaisirs. Sept années plus tard, Eddy Simon décide de décliner ce très beau texte en album avec l’aide graphique de Marie Avril, aux éditions Futuropolis.
Résumé de l’éditeur :
Jbara vit, dans les montagnes d’un pays du Maghreb, entre ses parents, ses cinq frères et soeurs, et ses brebis. Elle rêve d’ailleurs. Son père, ignorant et brutal, la traite en servante. Elle couche avec les bergers de passage en échange de quelques douceurs. Son plus grand plaisir ? Les yaourts à boire à la grenadine Raïbi Jamila. Un jour, elle se retrouve enceinte. Elle est alors bannie et contrainte d’aller à la ville où l’attend une vie de misère. Dans un monde qui ne veut pas d’elle, elle parle à Allah. Il est son seul confident. Elle lui raconte sa vie, la misère, le mépris. Car, à la ville, elle va devoir survivre. survivre aux hommes qui la traitent en objet, à la prostitution, à la prison : une vie semblable à tant de vies de femmes, aujourd’hui.

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Fort, dur, bouleversant et touchant, le récit de Saphia Azzedine, adapté ici par Eddy Simon, ne laissera personne indifférent : une totale adhésion pour cette envie folle de liberté ou rejet total. Il faut dire que rien n’est épargné au lecteur : sexe cru, enfantement, infanticide, hymne aux plaisirs et à la luxure, le tout sous la forme d’un dialogue à sens unique avec Allah. La religion est au cœur de l’album : pour s’y raccrocher, pour s’en détacher, pour y trouver de l’affection mais avant tout pour vivre. Croire pour vivre, croire pour s’affranchir des codes séculaires. Pourtant, à aucun moment, le texte est blasphématoire et ce n’est pas non plus un texte prosélyte ; juste un récit de femme, une histoire de femme, simple mais si compliqué à la fois.

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Avant tout l’histoire est portée par Jbara, une anti-héroïne, bergère, dans un pays du Maghreb, un lieu reculé, où le progrès est inexistant. Adolescente de 16 ans, elle aime profiter de son corps avec des hommes plus mâtures. Enceinte, elle est rejetée par ses parents car c’est haram (la honte pour la famille). Battue par son père qu’elle déteste, asservi par les plus âgés du village, elle doit partir pour mieux grandir. Débarrassée de son future enfant, elle arrive à la ville. Au passage, elle récupère la valise d’une touriste américaine, tombée d’un car, faite de vêtements, parfum et maquillage. Ce précieux trésor va l’aider dans sa nouvelle vie.

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Le récit d’une grande force met en lumière pour mieux les fustiger des idées archaïques : faire de la religion une idée d’oppression sur les plus faibles ou l’asservissement des femmes. Par Jbara et son ambition d’ascension sociale, l’album donne de la force, de l’optimisme et de la folie dans une société patriarcale engoncée dans ses idées passéistes.

D’une grande modernité, le dessin de Marie Avril est d’une belle lisibilité. Pour son premier album, la jeune auteure diplômée de l’école Emile Cohl, livre des planches abouties entre douceur et moments plus sombres. Les yeux de Jbara sont d’une grande expressivité. A souligner que les couleurs de la dessinatrice sont d’une belle justesse.

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A souligner qu’en plus du succès éditorial du roman de Saphia Azzedine (réalisatrice aussi du formidable Mon père est femme de ménage), celui-ci sera adapté en pièce de théâtre en 2008 et qui assurera à Alice Belaïdi, un Molière de la révélation théâtrale féminine (voir l’extrait ci-dessous).

  • Confidences à Allah
  • Scénariste : Eddy Simon, d’après le roman de Saphia Azzedine
  • Dessinatrice : Marie Avril
  • Editeur: Futuropolis
  • Prix: 18€
  • Sortie: 05 juin 015

Savage

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Paru initialement à partir de 2004 dans la revue britannique 2000 AD (# 1387-1396, 1450-1459 et 1526-1535), Savage est un comics entre histoire et science-fiction uchronique de Pat Mills et Charlie Adlard, édité par Delcourt.
Résumé de l’éditeur :
Rebaptisée la République Volgane, l’ex-Russie a passé un accord avec les États-Unis dans une sorte de nouveau Yalta, afin de se partager le monde. Mais les pays libres et le Royaume- Uni refusent cette nouvelle donne et la résistance se met en place. 2004 : Les Volgans ont envahi l’Angleterre. Un certain Bill Savage se bat contre l’oppresseur. Une atmosphère de guerre et de guérilla envahit l’Albion.

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Voilà un comics fort qui ravira les amateurs de science-fiction et d’histoire de guerre ! Le récit uchronique de Pat Mills est juste, précis et d’une belle force narrative. En imaginant cette fable historique réécrite, il met en scène une autre histoire, différente de celle ayant réellement existé. Trois blocs s’affrontent : le bloc occidental avec à sa tête les Etats-Unis, la République Volgane située en Russie et qui a passé un accord avec le premier et enfin les pays non-alignés libres comme le Royaume-Uni.

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Afin d’incarner au mieux cette histoire, le scénariste de la formidable série La grande guerre de Charlie (avec Joe Colqhun, Delirium) a crée le personnage de Bill Savage. Tel un para-militaire, cet homme loyaliste, bon combattant et excellent manieur d’armes est le véritable héros des tensions entre les Volgans et le reste du monde. Il deviendra le leader de la rébellion, comme le souligne l’auteur : « J’avais besoin que Bill Savage soit un authentique héros, un combattant de la liberté qui prendrait la tête de la résistance quand le Diable tiendrait son peuple à la gorge ».

Cet album pour lecteurs avertis mise avant tout sur l’action, les complots politiques et les scènes de grosses bagarres où les morts sont légion. A travers les 3 chapitres du comics, Pat Mills dénonce toutes les formes d’oppression par un groupe de personnes sur le reste de la population et les envahisseurs de tous bords (par exemple les Nazis en France ou les Soviétiques sur les pays de l’Est). Alors que La double ligne jaune (le dernier chapitre) fut édité en 2015, cela faisait déjà 25 ans que l’histoire de Bill Savage avait commencé. Pourtant le temps n’a pas eu de prise sur le récit ; il n’y a pas de rupture.

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Pour la partie graphique, c’est le talentueux Charlie Adlard qui est aux commandes. Le dessinateur de The Walking Dead (avec Richard Kirkman, Delcourt) ou de La mort Blanche (avec le même scénariste chez le même éditeur) est au zénith de son art. De nouveau, son trait envoûte. Le dynamisme de son découpage permet d’insuffler un rythme fou à l’album. Maître américain du noir et blanc, il utilise à merveille les grands aplats noirs confinant au récit son côté très sombre.

  • Savage
  • Scénariste : Pat Mills
  • Dessinateur : Charlie Adlard
  • Editeur: Delcourt, collection Contrebande
  • Prix: 17.95€
  • Sortie: 03 juin 015

Wizard and the battlefield

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Magie et guerre sont au cœur de la nouvelle serie Wizard and the battlefield, un manga signé Hiyala Daisuke et publié par Doki Doki. Haru, sorcière est engagée comme sniper dans un conflit armé.

Résumé de l’éditeur :
An 915 du calendrier continental. La guerre a changé de visage. L’esprit chevaleresque a cédé la place aux mitrailleuses… et à certaines formes de magie.
Placée en première ligne, Haru est un sniper très spécial : elle a le don de “voir” les vies humaines. Orpheline, elle a trouvé dans son bataillon une vraie famille. Lorsqu’il est décimé par un mystérieux officier ennemi, Haru, unique survivante, jure de venger ses camarades !

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Le récit de Hiyma Daisuke plonge le lecteur dès les premières pages dans une guerre imaginée par l’auteur. Inventant deux pays en conflit, une carte et des batailles, elle fusionne plusieurs guerres et plusieurs états pour livre son manga. Si les batailles sont sanglantes, ressemblent à celle de la Première Guerre Mondiale en France dans les tranchées, l’histoire prend un tour original en accueillant Haru la sorcière. Son don de vision d’êtres humains à des centaines de mètres voire de kilomètres, font d’elle une recrue de choix.

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Passé maître dans le tir de précision, elle semble très efficace en tireur embusqué. Orpheline, le bataillon de Furusawa, du nom du commandant, est sa seule famille. Protégée dès son arrivée par les autres membres de l’équipe, elle fait son travail consciencieusement. Son originalité, son talent, fait d’elle un être unique. Peu d’êtres humains possèdent ce talent. Mais après une ultime bataille livrée par L’Altesse et leurs ennemis, le bataillon Furusawa est éradiqué. Seule Haru est survivante. C’est le début d’une autre aventure…

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Entre dénonciation de la guerre et de la barbarie, Hiyama Daisuke fonde aussi son histoire sur la différence et l’acceptation de l’autre. L’humour, la magie et la fantastique permettent à Wizard and the battelfield de proposer un premier volume d’une belle qualité, accrocheur et singulier.

  • Wizard and the battlefield, volume 1
  • Auteur: Hiyama Daisuke
  • Editeur: Doki Doki
  • Prix: 7.50 €
  • Parution: 03 juin 2015
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Et pour quelques pages de plus…

Pour compléter notre sélection de la semaine, Case Départ vous conseille aussi les albums suivants :

Le pouvoir de l’amour

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Iris et Yves Pelletier se penchent sur Le Pouvoir de l’amour, ses mystères, sa variété et toutes ses formes. Ce recueil d’histoires est publié par La Pastèque, la structure éditoriale québécoise.

Résumé de l’éditeur :
Ah l’amour! On cherche l’oiseau rare, le coup de foudre ou l’amour à distance; il y a tant de variations dans le sentiment amoureux… Yves Pelletier nous propose un concept original sur ce thème. Il explore les relations humaines avec humour et fantaisie et livre un constat singulier sur les différentes façons d’aimer. Le plus grand pouvoir qui soit est-ce l’amour ou le rire?

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Comme le soulignaient Les Rita Mitsouko : « Les histoires d’amour finissent mal en général « , Yves Pelletier et Iris ont voulu observer dans Le pouvoir de l’amour si l’adage était vrai. Ce recueil de onze histoires est à la fois décalé et très amusant, notamment grâce à un humour dévastateur et à un cynisme bienvenue. Les mini-récits du scénariste sont portés par des personnages anti-héros lambda qui sont complètement loufoques et très rigolos.

Chacune d’elle est introduite par une citation, un proverbe ou une parole de chanson (en lien avec l’histoire qui suit). Tout y passe : le pervers photographe qui mate sa voisine, un club échangiste, un couple dont le mari travail à l’extérieur la semaine, la télé-réalité, la mono-parentalité ou encore les sites de rencontre. La grande force de cet album réside dans la faciliter à rigoler grâce à l’amour, ce qui pourtant n’est pas vraiment la vérité dans la vraie vie.

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La partie graphique est à la hauteur de l’album. Le trait d’Iris est d’une très belle lisibilité et permet lui aussi d’insuffler cette belle atmosphère d’humour.

  • Le pouvoir de l’amour et autres vaines romances
  • Scénariste :  Yves Pelletier
  • Dessinatrice : Iris
  • Editeur : La Pastèque
  • Prix : 24€
  • Sortie : 24 avril 2015

La Belle et la Bête

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Les éditions Bamboo dévoilent le second volet de La Belle et la Bête, un version dessinée du célèbre conte, scénarisé par Maxe L’Hermenier et mis en image par Looky et Dem.
Pour vous rafraîchir la mémoire, vous pouvez relire la chronique du premier tome en cliquant ici.

Résumé de l’éditeur :
Belle vit dans une petite ville portuaire avec ses deux soeurs et son père, un riche commerçant. D’une nature solitaire, elle passe son temps à rêvasser dans les livres lorsqu’elle n’est pas obligée de se plier aux desiderata de ses aînées, narcissiques et jalouses. Il est vrai que, malgré ses allures de « garçon manqué », elle est d’une grande beauté dont elle n’a pas conscience. Un jour, le village est attaqué par un bateau volant d’où descendent des monstres cornus venus dérober les mauvaises âmes. Alors que ses soeurs sont prises à partie, leur père s’interpose, s’attirant les foudres des démons. Par amour et dévotion envers sa famille, Belle lui demande de les épargner en échange de sa vie. Le démon accepte, et Belle embarque à ses côtés sur le navire volant où elle rencontre leur chef, la Bête…

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Le second tome de ce diptyque est dans la même veine que le premier : très bon et surtout agréable à l’œil. Cette version très sombre et proche de la dark fantasy est à la fois originale mais aussi très réussie. En effet, beaucoup d’auteurs et de réalisateurs se sont essayés à la déclinaison du célèbre conte, avec plus ou moins de bonheur, et pour une fois, elle est bien amenée et surprenante.

La fin du récit de Maxe L’Hermenier est portée par un happy end, qui est au rendez-vous malgré des ennemis vraiment très désagréables et méchants. Du côté de Belle et Liam, les deux héros, leur destinée est toujours aussi folle et notamment leur envie d’en découdre avec leurs pires ennemis.

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Le duo Looky-Dem continue de nous enchanter avec une partie graphique de haut-vol et plus particulièrement les décors très soignés, le vaisseau volant et surtout le design de La Bête très abouti.

  • La Belle et la Bête, volume 2/2
  • Scénariste :  Maxe L’Hermenier
  • Dessinatrices : Looky et Dem
  • Editeur : Bamboo
  • Prix : 13.90€
  • Sortie : 20 mai 2015

Joker Danny

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La nouvelle série d’Urban China, Joker Danny, signée de deux nouveaux talents de la bande dessinée chinoise, Moss et Old Xian, débarque en France.

Résumé de l’éditeur :
La Terre a été ravagée par une peste mystérieuse. En quelques mois seulement, l’humanité a quasiment disparu. Dans une petite cité encore épargnée par la catastrophe vit Danny, un jeune orphelin turbulent qui a une tache de naissance en forme de larme sous l’œil gauche. Par un jour pluvieux, un visiteur venu de loin arrive en ville : Aurèle, un artiste peintre renommé. Voici l’histoire de leur rencontre…

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Succès éditorial en Chine depuis 2014, Joker Danny était attendu en France, par l’intermédiaire des éditions Urban Comics. Pourtant qu’il est difficile d’entrer dans l’histoire, très (trop?) dense, qui part dans tous les sens et qui entremêle deux récits, qui pour le début de la série ne sont pas encore en connexion.

Le scénario de Moss se déroule d’ailleurs en deux temps : une jeune fille, voleuse de son état, arrache le collier avec une montre à gousset à un petit garçon, seul et qui vend des roses pour survivre. De retour chez elle après son forfait, elle découvre un mot sur lequel il est indiqué un rendez-vous. Arrivée là-bas, deux hommes (ses souteneurs) lui demandent ce qu’elle a gagné depuis quelques jours. Elle ne cède pas, ne leur remet pas l’objet volé et se fait tabasser. Elle décide alors d’aller redonner la montre à son propriétaire.

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De l’autre, le lecteur découvre Danny, un homme déguisé en arlequin, est un justicier de tous les jours, qui passe son temps à redresse les injustices ; notamment les vols. Il hante donc les rêves et la vie de la jeune voleuse. Dans la seconde partie du manhua, le lecteur apprend des bribes du passé de cet être fantastique.

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Le gros point fort de Joker Danny réside avant tout dans la partie graphique. Le trait de Old Xian est à la fois aérien, précis et tout en couleur. Son dessin très lisible propose des traits de personnages fins et comme pour Danny, des teints diaphanes.

  • Joker Danny, livre 1
  • Scénariste :  Moss
  • Dessinatrice : Old Xian
  • Editeur : Urban China
  • Prix : 12€
  • Sortie : 20 mai 2015

La grande transformation

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Les éditions Cambourakis proposent La grande transformation, un roman graphique collectif qui permettra à tout à chacun de comprendre les enjeux climatiques des années à venir.

Résumé de l’éditeur :
Depuis plusieurs décennies, des changements de toutes sortes nous font toucher les limites de notre planète Terre, qui se trouve confrontée à une surexploitation de ses ressources, créatrice d’injustices et de tensions grandissantes. Il s’agit bien là de la « Grande Transformation » qui fait l’objet de ce livre, et dont les effets sont encore augmentés par la croissance démographique, très rapide au cours des décennies qui ont suivi la Deuxième Guerre mondiale, et qui se poursuit encore aujourd’hui. Malnutrition, manque d’accès à l’eau potable, conflits autour de l’irrigation, perte de biodiversité, mais aussi pauvreté ou épidémies : la liste est désormais longue de ces problèmes que l’on voudrait voir appartenir au passé, mais qui tendent souvent à s’aggraver. Parmi tous ces sujets de préoccupation, le changement climatique joue un rôle emblématique. Ces problèmes, uniques par leur ampleur, appellent des solutions qui seront difficiles à trouver, et la Grande Transformation, ce doit bien sûr aussi être celle-là, celle que nos sociétés sauront inventer pour s’opposer aux évolutions en cours. (Hervé Le Treut, professeur à l’université Pierre et Marie Curie et à l’École polytechnique, directeur de l’institut Pierre-Simon Laplace).

grande transformation (4)
Avec cet album, les éditions Cambourakis font montre de leur engagement citoyen vis-à-vis des changements climatiques déjà constatés, irréversibles ou non, et ceux du futur. Il est basé sur les recherches scientifiques du WBGU (le conseil scientifique consultatif du gouvernement fédéral allemand sir les changements environnements mondiaux) émises en 2011 et mis en image par des auteurs allemands comme Iris Ugurel, Robert Nippoldt, Jörg Hülsmann et Jörg Hartmann.

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A travers 9 chapitres et 142 pages, les deux scénaristes, Alexandra Hamann et Claudia Zea-Schmidt, mettent en lumière des discours de scientifiques en les rendant simples et très compréhensibles de tous. Cette volonté de vulgarisation est assez réussie malgré un flots importants d’informations. Chaque petit chapitre de quelques pages est introduit par l’un des hommes de sciences, qui parle de sa thématique préférentielle. Les expertises balayent avec une grande exhaustivité, l’ensemble des enjeux climatiques passés ou futurs.

grande transformation (1)
La question essentielle de cet album est la suivante : climat – inverserons-nous la courbe ? Car oui, il est temps de se mobiliser dans son quotidien, seul ou en groupe, que les gouvernements se rendent compte et mettent en place des lois et réglementations pour contraindre d’un côté ou inciter de l’autre, l’ensemble de leurs populations.

  • La grande transformation, climat, inverserons-nous la courbe ?
  • Scénaristes : Alexandra Hamann et Claudia Zea-Schmidt
  • Dessinateurs : Collectif
  • Editeur: Cambourakis
  • Prix: 18€
  • Sortie: 22 avril 2015

La Druzina

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Jacques Mazeau, romancier, a décidé d’adapter La Druzina (édition Balland, 1987) en bande dessinée. Pour participer à son projet, il a fait appel à Brada pour la partie graphique. Le livre comme l’album met en lumière la volonté de plusieurs dizaines d’hommes et de femmes de rendre son indépendance à la Tchécoslovaquie, au début du 20e siècle.
Résumé de l’éditeur :
Ian et Ratislav sont deux frères, dans la Tchécoslovaquie du début du XXe siècle, bouillonnante de velléités nationalistes. Ian, l’aîné, milite secrètement dans une organisation terroriste qui vise à déstabiliser l’empire Austro-hongrois. Ratislav, quant à lui, est plus intéressé par sa jolie fiancée que par la politique. Un soir, Ian est tué à la sortie d’une réunion politique. Peu après, Ratislav reçoit une lettre écrite de sa main, lui demandant de le venger en exécutant ceux qui ont causé sa mort. Il s’engage alors dans l’armée de l’empereur, dans le même régiment que l’un des traîtres. Aveuglé par sa haine, il endosse les valeurs des nationalistes, et mélange motifs personnels et valeurs politiques pour parvenir à ses fins…

la druzina (2)
Très documenté, le récit Jacques Mazeau n’atteint pas réellement son but : découvrir la genèse d’une nation, un pays de l’Est, la Tchécoslovaquie. Pour incarner au mieux son scénario, et ainsi comprendre la Grande Histoire, il met en scène un drôle de trio amoureux : Ian et Ratislav, deux frères et Jilhava. Le premier milite dans une organisation secrète, tandis que le plus jeune se désintéresse du combat de son frère. Les deux hommes sont amoureux de la dernière. Leur existence est bouleversée par la mort de l’aîné : l’assassinat provoque un soubresaut chez Ratislav qui rejoint alors l’armée impériale. Il pense ainsi être au plus près des assassins de son frère. Jilhava essaie au mieux de l’aider dans son entreprise, mais arrêtée et torturée, elle décide de collaborer avec le régime en place.

la druzina (3)
Le lecteur a du mal à s’attacher aux personnages principaux, sûrement parce qu’ils ne sont pas assez bien campés et caractérisés. Peut-être que l’histoire en elle même ne l’accroche pas ni ne le fait vibrer. Pourtant les 50 000 déserteurs auraient mérité de l’audace, du panache, notamment en mettant mieux en valeur leur périple transibérien, leur lutte contre les communistes ou les russes. Ces héros seront à l’origine de la création de l’état. Les complots, l’espionnage et l’histoire d’amour ne sont donc guère convaincants.

la druzina (4)
Reste la partie graphique de Brada, bien réussie. Le natif de l’ex-Yougoslavie possède un bon sens de la mise scène. Son découpage est efficace, les décors simples qui mettent bien en lumière les personnages. Très documentées, ses planches sont portées par un trait réaliste abouti. A souligner les très belles couleurs de Dragan Maksimovic.

  • La Druzina
  • Scénariste : Jacques Mazeau
  • Dessinateur : Breda
  • Editeur: Glénat
  • Prix: 19€
  • Sortie: 03 juin 2015

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