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268 – il suffit d’inverser le signe d’une equation…

Publié le 14 juin 2015 par Jeanjacques

Le malheur a voulu que Paul Adrien Maurice Dirac (1902 - 1984) en 1928 déduit d'une équation de Pauli  décrivant l'électron , l'existence de son antiparticule. Il faudra attendre 1932 pour qu'Anderson et Patrick Blackett observent cette antiparticule. Cette équation dite de Dirac comportaient en effet une solution négative.

Depuis lors, nombre de physiciens s’évertuent à inverser les signes de leurs équations dans l’espoir fou de réitérer l’exploit de Dirac. En cela, persuadés comme Galilée que la nature parle le langage mathématique, ils s’imaginent que le réel se prête aux inversions qu’autorise en toute liberté le calcul mathématique qui n’a d’autres contraintes que celles qu’il se donne quant à sa cohérence interne.

Ainsi, Sakharov émit-il l'hypothèse  d'un univers symétrique où l'antimatière prédominerait sur la matière ; la gravité changerait de sens comme la flèche du temps. Dans cet univers négatif, la Terre propulserait au loin les corps et nous pourrions remonter le temps, retrouvant notre naissance après notre mort.

De même des travaux montrent que l'expansion de l'Univers s'accélère et pour l’expliquer on a recours également à une gravitation négative alimentée par une « énergie noire ». L’énergie étant insaisissable « en tant que telle » nous ne doutons pas de la difficulté supplémentaire de la découvrir dans un univers déjà suffisamment noir. Et d’ailleurs, l’idée qu’il puisse exister plusieurs types d’énergie est en elle-même assez étrange.

En physique quantique il n’est pas rare de voir apparaître le concept « d’énergie négative » et on peut se demander ce que peut être le contraire d’une énergie dont par exemple la valeur augmenterait à mesure que le non mouvement ne cesserait de diminuer. Appliqué à l’économie, on deviendrait d’autant plus riche qu’on dépenserait !

Pour expliquer le mystère de l’intrication quantique, certains avancent l’idée d’une causalité inversée (ou rétrocausalité) avec des tachyons qui se déplaceraient à une vitesse supérieure à celle de la lumière. On suppose qu'une cause future aura un effet au passé, ou en d'autres termes de remettre en cause l'axiome selon lequel toute cause précède temporellement son effet. Ainsi, le meutre de quelqu’un aura pour effet de le supprimer également lors de sa naissance.

Olivier HARTMANSHENN sur son blog affirme quant à lui : « On peut changer le sens de l’ énergie de la création d’espace :on ne peut pas remplacer un néant par quoi que ce soit et surtout par une énergie mais peut -être peut-on remplacer un espace « d’origine positive » par un autre « d’origine négative ? « .

Là, notre surprise est encore très grande : que peut bien être le contraire d’un espace qui ne soit pas lui-même néant ? Qu’est-ce donc qu’un espace négatif qui serait symétrique à notre espace actuel ? Et qui aurait pour vocation de rester dans le négatif, dans l’absence de lieu car s’il nous subvertissait, s’il paraissait à l’existant, nous n’aurions d’autre solution que de disparaître.Et y a t-il dans l'espace suffisamment d'espace pour deux espaces ?

Ainsi les catégories fondamentales d’énergie, de temps, d’espace, de force, d’univers, de cause peuvent-elles toutes comporter une « solution négative » dans les équations qui les absorbent et les dévitalisent. Quand le réel dans les mathématiques se présente sans contraintes, la science rejoint la fiction.


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