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Digital Detox

Publié le 16 juin 2015 par Loeilaucarre @loeilaucarre

Réseaux sociaux, objets connectés, usages numériques à foison… nous sommes entourés par des câbles, de la fibre et des ondes qui ne nous laissent que peu de choix. Être connecté ou ne pas l’être, c’est aujourd’hui la question que beaucoup de personnes se posent.

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D’un côté, les objets connectés prennent de plus en plus d’ampleur : on l’a vu avec l’Apple Watch et toutes les autres montres connectées, ou encore avec la domotique qui pousse nos portes. Et de l’autre, ce que l’on appelle la Digital Detox prend racine, et nous invite àune déconnexion partielle. Où est la limite ? Est-elle la même pour tout le monde ? Cette Digital Detox, est-elle devenue essentielle ?

Côté chiffres, 62% des Français avouent souhaiter se déconnecter sans pourtant y arriver, tandis que 30% des sondés européens souhaiteraient déconnecter leurs appareils électroniques pendant leurs vacances.

Vous reprendrez bien une cure de déconnexion ?

Il y a les cures de jus, les monodiètes de bananes et tout un tas de jeûnes qui questionnent la manière de s’alimenter, de consommer et au fond, de prendre soin de soi et de sa santé. Et du côté de la technologie ? La tendance serait la même : consommer moins pour consommer mieux. La Slow Life et la Digital Detox suggèrent de prendre son temps pour privilégier qualité plutôt que quantité. Est-ce improductif de choisir de se déconnecter et de ne plus être disponible à toute heure de la journée ? Pas forcément, et les adeptes de cette nouvelle détox y trouvent leur compte en s’accordant des « retraites » où objets numériques ne sont pas les bienvenus, aux États-Unis ou bien même en France (à Vichy ou ailleurs). On pourrait cependant questionner l’impact qu’ont ces séjours sur les individus. Le retour à la réalité n’est-il pas plus difficile ?

Digital_Detox 2

Il en faut peu pour être heureux, vraiment très peu pour être heureux.

Se couper totalement de ces usages n’aurait-il pas tendance à avoir un effet rebond, comme pour un fumeur en phase de sevrage à qui l’on tend une cigarette ? Est-ce si positif de se couper brutalement de ces usages qui font partie de notre quotidien ? Au final, peut-être pas. Consommer mieux n’est pas forcément tout arrêter : c’est faire des pauses, se détacher un peu, mais surtout apprendre à ne pas trop consommer et à ne plussurconsommer.

Accepter de se déconnecter n’est pas forcément se retirer du monde social : passer votre smartphone en mode avion ne vous déconnectera que brièvement des réseaux, mais vous laissera la possibilité d’y revenir à tout moment. On l’appelle FOMO (pour Fear Of Missing Out), cette peur de manquer quelque chose qui touche de plus en plus de personnes. Soyez-en certain : votre quotidien peut vous attendre. Apprendre à gérer sa connexion, c’est être plus prudent et c’est aussi se rendre compte de ce qui est essentiel dans vos usages.

Et si l’on maitrisait notre déconnexion ?

Raphaël SUIRE, maître de conférences en économie du numérique à l’Université de Rennes 1, distingue trois attitudes en lien direct avec cette hypernumérisation croissante des usages. Selon lui il y aura d’un côté l’individu hyperconnecté, celui qui ne lâcherait pour rien au monde ses habitudes constellées de réseaux et d’objets connectés, de l’autre, celui qui choisit de se couper totalement du monde numérique en rejoignant un quotidien non numérique, non connecté, se mettant presque en marge de la société et devenant de ce fait marginal. Enfin le troisième, le plus raisonné et le moins extrême, est l’individu qui choisit d’appréhender ces nouveaux usages tout en les maitrisant, en se déconnectant lorsqu’il en a besoin et en se reconnectant lorsqu’il le choisit (et uniquement à ce moment-là). C’est lui qui a le pouvoir sur le numérique. Dans ce dernier cas, en plus de juger de lui-même à quel moment cette hyperconnexion est de trop, la satisfaction d’avoir le contrôle sur sa propre vie ramène à une manière de vivre raisonnée, calée sur un mouvement de vie plus calme, sans doute même plus sain, rejoignant les principes du mouvement Slow Life.

Alors voilà. Vous savez maintenant ce qu’il vous reste à faire ? Ce soir, posez un instant votre smartphone pour vous interroger sur votre rapport à ces nouveaux usages et respirez un peu, vous n’en serez que plus efficace demain.

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