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3 Minutes sur mer + Robi au Pan Piper

Publié le 30 juin 2015 par Swann

Longueur d'onde

Commencer la semaine par un concert, c’est difficile. Mais quand le magazine Longueur d’ondes rassemble pour la même soirée 3 Minutes Sur Mer et Robi, on ne se pose pas de questions. On y va. Point barre. Les deux groupes sont attendus au Pan Piper. La salle, très climatisée, est à moitié remplie. Beaucoup de nouvelles têtes, des fans qui ont découvert Guilhem avec The Voice. Et des anciennes, déjà croisées avant l’émission.

C’est justement 3 Minutes sur Mer qui ouvre la soirée. Il est 20h30, il fait presque froid dans le Pan Piper mais l’énergie déployée par les cinq garçons (oui, désormais ils sont cinq) réchauffe très vite. Les sourires sont sur les visages, le plaisir d’être de retour sur scène n’est pas feint. Guilhem, lead-singer à la voix d’or, se libère et dompte le Pan Piper. Pas félin, regard de boxeur et intensité maximale. L’expérience des grandes scènes. Une chose ne change pas : son magnétisme et son aura. Si l’on écoute, envoûtée presque hypnotisée, nous chanter les chansons tristes, on ne veut plus aujourd’hui de Lexomil, parce que les musiciens derrière donnent tellement, que ce sera dommage d’être complètement amorphes. Il est vrai qu’avec la formule à trois on prenait le temps d’écouter les paroles, on ne voulait rien manquer des mots de « Cage », « Les enfants des autres » et « jardin », on écoutait religieusement la relecture de « Alouette » (Felix Leclerc). Hier, on était subjugué par le jeu de scène, on se laisse porter par les mélodies et les instrumentations beaucoup plus rock qu’auparavant, par les envolées musicales. Après le concert, on a appris que la première fois que les cinq hommes avaient joué ensemble, c’était deux jours auparavant. Respect. J’ai souvent écrit sur 3 minutes sur mer. Avec toujours le même plaisir. Je les ai souvent vus en concert. Avec le même plaisir aussi. J’en sors toujours remuée par cette tornade de sons. C’est rare, les groupes qui mettent autant d’intensité dans un set, qui terminent fatigués mais heureux, qui font des déclarations d’amour à son public. « On vous aime bordel ». Nous aussi.

Robi, c’est une histoire d’admiration qui a commencé avec une chanson : »Je te tue ». Il y a deux ans. Un phrasé particulier, une musique lourde et froide et sombre. Un album On ne meurt pas d’amour, où pour moi, chaque chanson était un poème mis en musique. Car Robi à l’amour des mots mais des mots justes. Ceux de Robi sont toujours justes. J’avais aimé à l’excès le premier album qui se jouait à trois. Sur scène, elle prônait le minimalisme. Ils étaient trois et une boîte à rythme. Pour la Cavale, ils sont quatre. Avec eux, un batteur qui donne du poids aux chansons moins froides, plus rock, plus suave de Robi. Le jeu de scène s’est étoffé, la basse toujours aussi  Robi se déhanche, sexy et classe à la fois. Elle s’assume. Elle est forte. Elle en impose. Des nanas comme elle, il en faudrait définitivement plus dans le rock français.


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