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Incinérateur d'Echillais : les opposants auraient-ils trouvé une faille ?

Publié le 16 septembre 2015 par Blanchemanche
#IncinérateurEchillais #PaysrochefortaisAlert
Publié le 16/09/2015  par david briand

Le respect des normes sismiques au cœur d’une bataille sur le futur incinérateur

Incinérateur d'Echillais : les opposants auraient-ils trouvé une faille ?
Le projet d’incinérateur est à nouveau remis en cause par ses opposants.© PROJECTION D’ARCHITECTE SIL
Cette fois-ci, les opposants à la construction d'un nouvel incinérateur à Échillais sont certains d'avoir trouvé une faille qui serait de nature à remettre en cause le projet. Un élément qui intervient simultanément à l'annonce par Vincent Barraud, le président du SIL (1), du lancement de travaux du projet à 87 millions d'euros décrié depuis deux ans.Réunis notamment sous la bannière de PRA (Pays rochefortais Alert'), les opposants viennent de recevoir un courrier du directeur de cabinet de la ministre de l'Écologie, Ségolène Royal. Dans un premier temps, ce dernier indique que « l'exploitant aurait dû classer l'ensemble du bâtiment au moins en catégorie 2 », et non pas les seuls locaux administratifs et de commande, où travaillera le personnel. Il sous-entend qu'une partie du site avait été classée en catégorie 1, la plus faible des mesures de protections des personnes, sur une échelle de quatre niveaux.

Conflit d'intérêts ?

Il a demandé en conséquence « à la préfète de clarifier rapidement la situation et de faire établir par un bureau d'étude indépendant que les règles de construction ont bien été respectées ». Missionné par le SIL, le bureau Veritas de La Rochelle a effectué ce diagnostic. Le 17 juillet, son rapport conclut que le projet est conforme à la réglementation, ce que le directeur de cabinet de la ministre annonce aux opposants.Ces derniers sont très remontés pour plusieurs raisons. D'abord, ils dénoncent le fait que le bureau de certification chargé de vérifier la conformité du projet est le même qui a participé à son élaboration. Un conflit d'intérêts que balaie Vincent Barraud, en soulignant que « Veritas nous accompagne depuis le début ».Les opposants reprochent ensuite à Veritas de s'appuyer sur une note rédigée par le constructeur, Vinci, le 6 juillet dernier, affirmant que « tous les bâtiments seront classés en zone 2 de sismicité ». Porte-parole de PRA et ingénieur spécialisé dans le risque sismique, Xavier Boulard oppose deux autres documents, datant de 2013. L'étude de dangers et une attestation de Veritas soulignant tous deux que la plus grande partie du site sera classée en catégorie 1, c'est-à-dire « comme un hangar à foin », s'emporte Xavier Boulard, qui assure que le permis de construire devient caduc par ce changement de classification. Vincent Barraud allègue de son côté que ce papier de Veritas « n'est pas un document définitif : il est incomplet (par rapport à la présence d'une passerelle accueillant du public) et n'aurait pas dû se trouver » dans le dossier. Le président du SIL s'appuie sur « les études d'exécution » réalisées par Vinci ces six derniers mois avant le début du chantier et qui ne nécessitent pas de modification du permis, selon lui. Il reviendra au tribunal administratif de trancher après le dépôt probable de deux référés : un pour suspendre le chantier, l'autre pour l'expertiser.(1) Syndicat intercommunautaire du Littoralhttp://www.sudouest.fr/2015/09/16/une-faille-ou-pas-2125587-1336.php

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