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Jonathan Strange et Mr Norrell, Susanna Clarke

Par Maliae

septembre 20, 2015

Jonathan Strange et Mr Norrell, Susanna Clarke
Résumé : 1806. Dans une Angleterre usée par les guerres napoléoniennes, un magicien à l'ancienne mode, Mr Norrell, offre ses services afin d'empêcher l'avancée de la flotte française. En quelques jours, les Anglais ont repris l'avantage. Norrell devient la coqueluche du pays. C'est alors qu'il fait la connaissance d'un jeune et brillant magicien, Jonathan Strange. Ensemble, les deux hommes vont éblouir l'Angleterre par leurs prouesses. Jusqu'à ce que l'audacieux Strange, attiré par les aspects les plus sombres de la magie, provoque la colère de Mr Norrell...

Avis : Oui je sais j'ai mis presque deux mois à lire cette briquette de 1146 pages (normalement avec mon rythme de lecture que j'avais avant ça m'aurait tenu une semaine), mais bon en ce moment j'ai des soucis avec la lecture, allez savoir pourquoi. Passons. J'ai totalement adoré ce livre. C'est difficilement explicable, mais dès les premières pages j'ai adoré le style très ironique de l'auteur, elle se moque avec passion de ses personnages et c'est tellement drôle, délicieux. Je me suis laissée transporter curieuse de savoir où on allait aller avec cette histoire. Malgré le ton ironique, il y a dans ce livre des passages assez dramatiques qui m'ont beaucoup touché. On se rend aussi compte que le livre est très complet. L'auteure a vraiment fouillé son univers, elle a utilisé des faits réels qu'elle a expliqué au travers de la magie et des fées, c'était très très bien fait. Du coup on retrouvait des faits historiques en même temps que des faits inventés par l'imagination de l'auteure, et finalement ça rendait le tout très réel. Je me suis prise à voir cette Angleterre pleine de magie.
L'auteure est très douée pour faire des notes de bas de pages qui font plusieurs pages, c'est comme avoir des histoires dans une histoire, c'est assez impressionnant, mais ça ne m'a pas dérangé. C'était tellement passionnant ce qu'elle racontait, ça apportait encore plus de réalités à l'histoire, que du coup on se laissait emporter sans soucis par toutes ces explications.
Autant dire que le livre est très complet et c'est très agréables, cela rends les personnages tellement attachants. Et j'ai beaucoup aimé Norrell et Strange, même si le premier mérite vraiment des baffes par moment et que le deuxième a su parfois m'agacer lui aussi. Leur relation est hyper passionnante, on ne s'attend pas à ce qu'ils s'entendent et pourtant ils s'entendent et ils se comprennent. J'ai aussi beaucoup aimé la relation de Strange avec sa femme Arabella, malgré l'égoïsme de Strange par moment, on sent que ces deux là s'aiment et c'était vraiment beau. D'autres persos m'ont tour à tour plu et agacé puis plu à nouveau etc., Stephen Blake, Lady Pole, Childermass, Vinculus, Segundus... Le livre traite beaucoup les personnages secondaires, et du coup on peut s'attacher à eux également.
Par contre il y en a que j'ai détesté du début à la fin, comme Lascelle ou (et surtout) le gentleman aux cheveux comme du duvet de chardon. Alors lui, je l'ai totalement haïs, bon sang, qu'il m'énervait (même si des fois il me faisait rire, son égoïsme et son incapacité à écouter me rendait folle !)
L'histoire se passe sur pas mal d'années, on voit les personnages vivre, évoluer, s'apprécier, se détester. Leur but évolue également. Vers la fin (enfin les 300 dernières pages) tout s'accélère, et on est encore plus emporté dans l'histoire.
Franchement? J'ai adoré. C'était absolument génial ! J'ai même pleuré à la fin, parce qu'elle était belle et émouvante mais aussi parce que j'allais devoir quitter les personnages que j'avais suivis pendant si longtemps.
Mais voilà, une page se tourne, il faut les laisser. C'est vraiment dur parfois.
Il y a une série qui a été faites à partir du livre, je vais l'essayer, j'espère qu'elle sera aussi bonne.

Phrases et passages post-itées : " Il est extraordinaire qu'un homme tel que lui - un homme qui avait anéanti les carrières de tant de ses confrères magiciens ! - soit capable de se convaincre qu'il préférait que toute la gloire de sa profession revienne à l'un d'entre eux, et pourtant il ne fait aucun doute que Mr Norrell pensait ce qu'il disait. " " Toutefois, si nous reportons plutôt au pécule amassé par un magicien et prenons celui-ci comme aune, alors Absalom était assurément l'un des plus grands magiciens d'Angleterre qui ait jamais vécu ; en effet, il était né pauvre et mourut très riche. " " - En leur qualité de voisins, ces arbres sont exemplaires. Ils s'occupent de leurs affaires et ne m'ont jamais dérangé. Je crois que je peux leur rendre la politesse.
- Ils bouchent la lumière !
- Vous aussi, Henry, pourtant je ne vous ai pas encore mis à la cognée. "
" C'étaient des " gentlemen magiciens ", ce qui signifie que leur magie n'avait jamais nui à personne - ni fait aucun bien. En réalité, il faut l'avouer, aucun de ces magiciens n'avait jamais fait trembler une feuille sur un arbre, modifié la trajectoire d'un seul atome de poussière ou touché à un cheveu de la tête de quiconque. Cependant, en dépit de cette menue réserve, ils étaient réputés pour compter parmi les gentlemen les plus sages et les plus magiques du Yorkshire. "

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