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Lire au lit de Sue Gee

Par Artemissia Gold @SongeD1NuitDete

Chroniqué par LittlePadFootLittlepadfoot

:star: Lire au lit de Sue Gee

Lire au lit de Sue GeeNombre de pages :  336 pages
Editeur :  Charleston
Date de sortie :  10 octobre 2014
Langue :  Français
ISBN-10:  2368120262
ISBN-13:  978-2368120262
Prix Editeur :  22,50€
Disponible sur Liseuse : NON

Son résumé :

Amies depuis l’université, avec des vies actives à présent derrière elles, Dido et Georgia s’imaginaient profiter de leur retraite en remplissant leurs journées de lectures, de promenades et de sorties, de longues conversations et de détente. Hélas : la vie est rarement telle qu’on la souhaite, et toutes deux affrontent des drames inattendus. Dido, pour la première fois, doute de son mari ; Georgia, récemment veuve, a la certitude que le sien lui reviendra. À quoi s ajoutent une vieille cousine excentrique qui perd les pédales, des enfants malheureux en amour, et une santé qu’on croyait parfaite brutalement menacée.

Les deux femmes devraient tout naturellement se tourner l’une vers l’autre, mais même une amitié aussi ancienne n’échappe pas à pareille tempête. On ferme les écoutilles, le silence s’installe. Il leur faudra mobiliser toute leur loyauté et leur humour pour retrouver la confiance qui les liait autrefois.

Mon avis :

Ce roman m’a tout de suite attirée, d’abord par son titre et sa couverture. Comme toute bonne lectrice, j’aime les livres qui semblent aborder la lecture. Quant à la couverture je la trouve très douce et colorée à la fois. Son résumé m’a aussi beaucoup attirée : une histoire de deux amies, arrivées à la retraite, qui vont devoir encore surmonter les difficultés de la vie, à un moment de leurs existences qu’elles imaginaient pourtant paisible. La puissance de leur amitié va-t-elle surmonter également les drames qui vont leur tomber dessus ? Telle est la grande question que ce livre pose sur l’amitié féminine.

 Nous allons suivre Dido et Georgia, qui sont amies depuis l’université et qui sont maintenant toutes deux à la retraite, la soixantaine passée. Ce sont deux femmes extrêmement proches mais pourtant très différentes. Dido a un caractère enjouée et vif, alors que Georgia est plus posée, plus mesurée. Elles ne se ressemblent pas, elles sont seulement liées par leur amitié de longue date et aussi par l’amour des livres. D’ailleurs le livre s’ouvre sur la fin d’un festival littéraire, où nos deux amies sortent chacune avec un sac plein à craquer de livres. Cela m’a fait doucement sourire, car je m’y suis plus que retrouvée.

On s’attache à ces deux femmes de la même manière, comme une entité bien qu’elles et que leurs vies soient différentes. Dido a toujours son mari Jeffrey, ainsi que ses deux enfants Nick et Kate. De son côté Georgia, n’a plus que son unique fille Chloé, car son mari Henry,  est décédé, depuis un peu plus d’un an lorsqu’on ouvre ce livre. C’est un drame que l’on ressent énormément, Henry est autant présent que Jeffrey dans ce livre, on sent beaucoup sa présence tout au long du livre.

La famille des deux femmes est très liée par l’amitié de Dido et Georgia mais aussi des deux maris, Henry et Jeffrey, qui se connaissaient également depuis l’université. On survole un peu les vies des enfants de Dido et Jeffrey : il y a Kate qui mène une vie parfaite et bien réglée et puis il y a Nick, le petit dernier un peu plus fragile, qui ne mène pas une vie de couple idyllique. Mais il faut aussi que je vous parle du troisième personnage principal qu’est Chloé. On va beaucoup plus la suivre que les autres enfants. Elle fait un peu tâche dans cette famille littéraire, alors qu’elle est dyslexique et pas assez « cultivée », aux yeux de Kate la médecin par exemple. A trente ans, elle est toujours célibataire et on va la suivre dans ses péripéties amoureuses et plus ou moins heureuses. Ce personnage m’a tout de même souvent énervée, je la trouvais exagérée et précipitée dans ses réactions et je me suis souvent dit qu’elle méritait ce qu’il lui arrivait.

Pour en revenir à mes deux retraitées préférées, Georgia m’a plus touchée que Dido, peut-être parce que c’est la plus réservée et la plus fragile des deux. Peut-être aussi parce que le deuil est une des pires choses à affronter. C’est un thème sur lequel je n’ai encore jamais lu et ça m’a complètement retournée et bouleversée. Georgia m’a touchée au plus profond de moi dans son deuil, car perdre l’être aimé, partir avant lui est une chose affreuse. Je le savais déjà, mais son histoire m’a fait prendre conscience de l’horreur que cela peut être et tout ce que cela peut entraîner.

Ce qui arrive à Dido est peut-être aussi cruel, d’autant que ça la prend par surprise. Cela m’a également prise par surprise, car je ne m’y attendais pas du tout non plus. On sent que quelque chose de dramatique va arriver, on s’imagine des choses, mais c’est encore pire que ce que je m’imaginais. Cela nous surprend au détour d’une page tel un poignard en plein cœur. Le parcours de Dido dans ce roman est plutôt une descente aux enfers, alors que Georgia essaye plutôt de surnager.

Ce livre aborde des thèmes qui sont peut souvent exploités dans la littérature, du moins j’ai lu peu de livres avec des personnages principaux âgés et à la retraite. L’auteur parle de la vieillesse en abordant plutôt les côtés négatifs. Georgia est bien sûr touchée par le deuil, la perte de l’être cher, mais aussi l’ennui de la retraite, maintenant qu’elle est sans Henry. Dido est plutôt touchée au fur et à mesure, elle se rend déjà compte de la perte de sa beauté et de sa vivacité. Puis c’est sa santé qui va ensuite défaillir lorsque des malaises à répétitions vont se produire.

Les personnages sont plutôt lettrés et amoureux de la lecture. Cela n’a pas une place prépondérante, mais nos narratrices font souvent référence au plaisir de la lecture et à leurs livres en cours ou passés, pour mon plus grand bonheur, car j’aime beaucoup quand un auteur place ce genre de petites références dans les livres !

Dans ce roman qui a frôlé le coup de cœur, je me ne suis pas ennuyée une seule seconde. Les personnages sont variés, riches et regorgent d’émotions diverses. Le rythme est lent, je le concède, il faut aimer ce genre de roman contemporain. Mais c’est une lenteur qui nous porte et qui nous fait tourner la pages au rythme de l’auteur. Le seul petit bémol de ce livre, c’est que l’auteur a au final très peu traité l’amitié entre les deux femmes

Cela faisait longtemps que je n’avais été autant prise dans un roman, d’avoir l’impression de vivre avec les personnages, voire à travers eux. Et de ressentir un tel panel d’émotions : la joie, le bonheur du petit quotidien, la tristesse, la pitié, la dépression, la compassion, le rire… Ce livre est une petite perle, une perle de douceur et de sentiments, à justement lire au lit en mode cocooning pendant un week-end pluvieux, pour pouvoir se plonger dedans entièrement.

Inoubliable

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Chroniqué par LittlePadFootLittlepadfoot

:star: Lire au lit de Sue Gee

Lire au lit de Sue GeeNombre de pages :  336 pages
Editeur :  Charleston
Date de sortie :  10 octobre 2014
Langue :  Français
ISBN-10:  2368120262
ISBN-13:  978-2368120262
Prix Editeur :  22,50€
Disponible sur Liseuse : NON

Son résumé :

Amies depuis l’université, avec des vies actives à présent derrière elles, Dido et Georgia s’imaginaient profiter de leur retraite en remplissant leurs journées de lectures, de promenades et de sorties, de longues conversations et de détente. Hélas : la vie est rarement telle qu’on la souhaite, et toutes deux affrontent des drames inattendus. Dido, pour la première fois, doute de son mari ; Georgia, récemment veuve, a la certitude que le sien lui reviendra. À quoi s ajoutent une vieille cousine excentrique qui perd les pédales, des enfants malheureux en amour, et une santé qu’on croyait parfaite brutalement menacée.

Les deux femmes devraient tout naturellement se tourner l’une vers l’autre, mais même une amitié aussi ancienne n’échappe pas à pareille tempête. On ferme les écoutilles, le silence s’installe. Il leur faudra mobiliser toute leur loyauté et leur humour pour retrouver la confiance qui les liait autrefois.

Mon avis :

Ce roman m’a tout de suite attirée, d’abord par son titre et sa couverture. Comme toute bonne lectrice, j’aime les livres qui semblent aborder la lecture. Quant à la couverture je la trouve très douce et colorée à la fois. Son résumé m’a aussi beaucoup attirée : une histoire de deux amies, arrivées à la retraite, qui vont devoir encore surmonter les difficultés de la vie, à un moment de leurs existences qu’elles imaginaient pourtant paisible. La puissance de leur amitié va-t-elle surmonter également les drames qui vont leur tomber dessus ? Telle est la grande question que ce livre pose sur l’amitié féminine.

 Nous allons suivre Dido et Georgia, qui sont amies depuis l’université et qui sont maintenant toutes deux à la retraite, la soixantaine passée. Ce sont deux femmes extrêmement proches mais pourtant très différentes. Dido a un caractère enjouée et vif, alors que Georgia est plus posée, plus mesurée. Elles ne se ressemblent pas, elles sont seulement liées par leur amitié de longue date et aussi par l’amour des livres. D’ailleurs le livre s’ouvre sur la fin d’un festival littéraire, où nos deux amies sortent chacune avec un sac plein à craquer de livres. Cela m’a fait doucement sourire, car je m’y suis plus que retrouvée.

On s’attache à ces deux femmes de la même manière, comme une entité bien qu’elles et que leurs vies soient différentes. Dido a toujours son mari Jeffrey, ainsi que ses deux enfants Nick et Kate. De son côté Georgia, n’a plus que son unique fille Chloé, car son mari Henry,  est décédé, depuis un peu plus d’un an lorsqu’on ouvre ce livre. C’est un drame que l’on ressent énormément, Henry est autant présent que Jeffrey dans ce livre, on sent beaucoup sa présence tout au long du livre.

La famille des deux femmes est très liée par l’amitié de Dido et Georgia mais aussi des deux maris, Henry et Jeffrey, qui se connaissaient également depuis l’université. On survole un peu les vies des enfants de Dido et Jeffrey : il y a Kate qui mène une vie parfaite et bien réglée et puis il y a Nick, le petit dernier un peu plus fragile, qui ne mène pas une vie de couple idyllique. Mais il faut aussi que je vous parle du troisième personnage principal qu’est Chloé. On va beaucoup plus la suivre que les autres enfants. Elle fait un peu tâche dans cette famille littéraire, alors qu’elle est dyslexique et pas assez « cultivée », aux yeux de Kate la médecin par exemple. A trente ans, elle est toujours célibataire et on va la suivre dans ses péripéties amoureuses et plus ou moins heureuses. Ce personnage m’a tout de même souvent énervée, je la trouvais exagérée et précipitée dans ses réactions et je me suis souvent dit qu’elle méritait ce qu’il lui arrivait.

Pour en revenir à mes deux retraitées préférées, Georgia m’a plus touchée que Dido, peut-être parce que c’est la plus réservée et la plus fragile des deux. Peut-être aussi parce que le deuil est une des pires choses à affronter. C’est un thème sur lequel je n’ai encore jamais lu et ça m’a complètement retournée et bouleversée. Georgia m’a touchée au plus profond de moi dans son deuil, car perdre l’être aimé, partir avant lui est une chose affreuse. Je le savais déjà, mais son histoire m’a fait prendre conscience de l’horreur que cela peut être et tout ce que cela peut entraîner.

Ce qui arrive à Dido est peut-être aussi cruel, d’autant que ça la prend par surprise. Cela m’a également prise par surprise, car je ne m’y attendais pas du tout non plus. On sent que quelque chose de dramatique va arriver, on s’imagine des choses, mais c’est encore pire que ce que je m’imaginais. Cela nous surprend au détour d’une page tel un poignard en plein cœur. Le parcours de Dido dans ce roman est plutôt une descente aux enfers, alors que Georgia essaye plutôt de surnager.

Ce livre aborde des thèmes qui sont peut souvent exploités dans la littérature, du moins j’ai lu peu de livres avec des personnages principaux âgés et à la retraite. L’auteur parle de la vieillesse en abordant plutôt les côtés négatifs. Georgia est bien sûr touchée par le deuil, la perte de l’être cher, mais aussi l’ennui de la retraite, maintenant qu’elle est sans Henry. Dido est plutôt touchée au fur et à mesure, elle se rend déjà compte de la perte de sa beauté et de sa vivacité. Puis c’est sa santé qui va ensuite défaillir lorsque des malaises à répétitions vont se produire.

Les personnages sont plutôt lettrés et amoureux de la lecture. Cela n’a pas une place prépondérante, mais nos narratrices font souvent référence au plaisir de la lecture et à leurs livres en cours ou passés, pour mon plus grand bonheur, car j’aime beaucoup quand un auteur place ce genre de petites références dans les livres !

Dans ce roman qui a frôlé le coup de cœur, je me ne suis pas ennuyée une seule seconde. Les personnages sont variés, riches et regorgent d’émotions diverses. Le rythme est lent, je le concède, il faut aimer ce genre de roman contemporain. Mais c’est une lenteur qui nous porte et qui nous fait tourner la pages au rythme de l’auteur. Le seul petit bémol de ce livre, c’est que l’auteur a au final très peu traité l’amitié entre les deux femmes

Cela faisait longtemps que je n’avais été autant prise dans un roman, d’avoir l’impression de vivre avec les personnages, voire à travers eux. Et de ressentir un tel panel d’émotions : la joie, le bonheur du petit quotidien, la tristesse, la pitié, la dépression, la compassion, le rire… Ce livre est une petite perle, une perle de douceur et de sentiments, à justement lire au lit en mode cocooning pendant un week-end pluvieux, pour pouvoir se plonger dedans entièrement.


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