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Référendum socialiste comme aveu de faiblesse

Publié le 22 septembre 2015 par Micheltabanou
Élections municipales de Noisy-le-grand ou la droite à gagné la ville. Comme certains je peux ne pas comprendre pas le choix du Front de Gauche de s'être maintenu au second tour mais peut-être faudrait-il que le le PS réfléchisse aux raisons qui font que le FG n'arrive pas à faire d'accord avec eux. C'est une gymnastique intellectuelle que le PS n'arrive pas à développer. Le PS comme parti dominant n'a d'yeux pour ses alliés ou créer des alliances qu'à l'heure proche des échéances électorales. En dehors de ces considérations électoralistes pour préserver ses intérêts le PS sait faite payer cher à ses " partenaires " son caractère hégémonique. Le PS pleure la perte d'une ville mais dans ce même département s'était réjoui de ne pas respecter le pacte républicain en 2008 pour rapiner la ville d'Aubervilliers et tout reçemment Je suis en colère pour cette perte mais je suis aussi en colère car la raison même de cet échec est portée par le PS et qu'il opère un transfert de ses responsabilités sur les autres. La succession de pertes de sièges à chaque élection n'est que de la seule responsabilité de ce dernier qui a délaissé son socle social et surtout s'en est allé à contre-courant de ses promesses et de ses principes. Le résultat de Noisy en est un éclairage. A Noisy il faut rappeler le résultat défavorable du 1er tour de l'équipe sortante. Un résultat qui est la conséquence des politiques d'austérité menées par le gouvernement Valls et, semble-t-il, des choix de gestion de l'actuelle municipalité. L'exemple de Noisy est maintenant au cœur de la nouvelle stratégie ou trouvaille du Parti Socialiste qui ne cherche point à amender sa politique mais essentiellement à assurer ses arrières et ses postes; son pouvoir. Jean-Christophe Cambadélis va organiser un référendum dans un peu moins d'un mois sur l'union de la gauche aux régionales de décembre. Le Premier ministre Manuel Valls parle d'un "coup de maître". Cambadélis rêve de voir le peuple de gauche se lever et dire aux brebis égarées (les communistes, les amis de Jean-Luc Mélenchon et ceux de Cécile Duflot) qu'il faut se rallier derrière le grand frère socialiste et sans discussion pour suivre et soutenir les orientations du gouvernement... Cela ne va pas passer comme ça. Voyez ce qui s'est passé à Noisy-le-Grand. Revenons effectivement à l'exemple de cette ville de Seine-Saint-Denis, qui a toujours été à gauche, a basculé à droite. Parce que les électeurs du PS ont voté pour le candidat PS. Parce que les électeurs du Front de gauche ont voté pour la candidate du Front de gauche. Il n'était pas question ni pour le Front de gauche, ni pour ses électeurs de se ranger ou de se désister. Alors bien entendu pour Cambadélis, Noisy-le-Grand c'est justement l'exemple de ce qu'il ne faut pas suivre. Et le risque de métastases est grand. Cambadélis n'est qu'un comptable qui cherche à additionner des petits pois pensant qu'ainsi l'affaire serait dans le sac depuis longtemps. Et le comptable à moins de trois mois des régionales s'aperçoit que la gauche n'est unie dans aucune des treize régions. Alors on sort de la boîte à idée une fiche bricolage "Référendum". Mais pourquoi donc faire un référendum ? Parce que le PS ne sait plus comment s'y prendre pour se sauver du naufrage ! Son naufrage! Comme il sait qu'il lui est impossible de négocier avec ses anciens partenaires de gauche, tellement ils sont aux antipodes les uns des autres, il va essayer de les contourner en s'adressant directement au peuple de gauche. Il espère que ce peuple de gauche, lui au moins, saura se comporter de manière responsable face à la perspective d'un FN victorieux. On peut trouver l'idée originale. On peut parier sur des sondages qui montrent que les sympathisants de gauche dans leur majorité souhaitent l'union. Mais loin d'être "un coup de maître", c'est un aveu de faiblesse et surtout un abandon de projet, de programme et d'espoir. Ce PS doit disparaître tant il est le parti qui tout brisé. Il fut un temps où les socialistes raillaient le PC qui maigrissait à chaque scrutin. Ils pointaient son impossibilité à retenir la chute et à en analyser les causes. Ils le raillait pour son autisme politique. Aujourd'hui les socialistes ont rallié le club où la seule carte de membre consiste à s'entêter dans l'incapacité à prendre la mesure de l'échec et de s'enferrer dans l'emprise de la certitude. bizarrement je n'ai pas vu autant de colère des adherents du parti socialiste quand Bruno Leroux, président du groupe socialiste à l'assemblée nationale, et ses copains refusaient l'union avec le front de gauche en 2014 aux municipales à Saint-Ouen faisant de ce fait gagner la droite. Silence radio chez les socialistes en colère d'aujourd'hui! C'est comme chez moi à Fontenay, en 2014, avec l'aventure des socialistes pour faire chuter la municipalité et monter une liste de division face à une droite solide et vacharde. On a pu résister à cet assaut, aux attaque six et accusations frauduleuses du candidat et de la section et surtout, heureusement l'emporeter mais songez que s'il était arrivé en seconde position il se serait maintenu et bénéficiant du vte complice de l'électorat de droite nous faire chuter! C'est le partenariat socialiste!

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