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Au secours, je ressemble à ma mère !

Par Thomasbing19 @Fourchetteetb
Psycho Au secours, je ressemble à ma mère !

« C'est fou ce que tu ressembles à ta mère ». Voilà une petite phrase en apparence anodine, mais qui nous bouleverse souvent plus qu'on ne le voudrait.

Mais pourquoi ça nous effraie tellement de ressembler à notre maman ?

Fourchette & Bikini s'est penché sur le sujet et nous répond.

Pourquoi ça fait peur de ressembler à sa mère ?

Parce qu'au fond de nous, on est toujours une ado rebelle. Alors même si nos 14 ans sont loin derrière nous, c'est comme ça : on ne veut pas ressembler à nos parents, encore moins à notre môman ! Ce besoin de s'opposer à notre mère n'est pas nocif, loin de la : si l'on s'oppose à elle, c'est pour exister. Et si cela nous arrive à 30 ans passé, c'est souvent que dans notre adolescence, nous n'avons pas pu nous rebeller et nous affirmer face à nos parents comme on aurait aimé le faire.
Ce conflit d'opposition resurgit donc des années plus tard !

Parce qu'on veut être une femme à part entière. Notre mère, on a beau l'adorer, mais quand même, on a été ravie de pouvoir s'émanciper en grandissant. Alors dès que quelqu'un nous rappelle qu'on lui ressemble, on a l'impression d'avoir du mal à trouver notre place. On en a marre de rester « la fille de », parce qu'on a envie d'exister par nous-même. Et dès qu'on nous renvoie cette ressemblance, on a l'impression d'être bloquée dans l'ombre de notre mère : on n'a pas notre propre personnalité, on a juste hérité celle de notre mère.

Parce qu'on manque de distance par rapport à elle. Il arrive à certaines femmes d'être dans un schéma trop fusionnel avec leur mère (souvent, parce que la mère a reporté tous ses désirs sur sa fille). Résultat : on a peur de lui ressembler parce qu'on imagine que notre vie sera un copié-collé de la sienne. Symboliquement, le cordon n'a pas été coupé, et la femme adulte ne se définit toujours pas en tant que telle, elle ne réussit pas à trouver son rôle.

Parce que cela nous renvoie à notre peur de vieillir. Quand on était petite, on n'avait qu'une seule hâte : devenir grande, comme maman. Mais arrivée à l'âge adulte, la belle jeune femme dans la force de l'âge, ce n'est plus notre mère, c'est nous. Quand on a 30 ans, on a de fait beaucoup moins envie de ressembler à maman : parce que notre mère nous renvoie l'image d'une femme plus vieille, moins vive, mais aussi plus fragile.
Difficile de se réjouir à l'idée que l'on nous compare à cette personne la, que ce soit d'un point de vue physique ou moral. On a l'impression de pouvoir se voir dans plusieurs années, et on est soudain prise de doutes : vais-je vieillir de la même manière ? Ou moins bien ?

Les solutions pour mieux le vivre

Se concentrer sur ses qualités. Ok, notre mère se mouche trop fort, n'est pas douée pour les compliments et ses vannes tombent souvent à plat. Et alors, on est parfaite nous ? Au lieu de rester focalisée sur les défauts qu'on a peur d'attraper, si on se penchait sur toutes les qualités et les multiples talents de notre maman ? Comme sa bonne humeur à toute épreuve, sa générosité et le don qu'elle a pour remonter le moral aux gens...et qu'elle nous a transmis. Merci maman !

Ne pas se sentir prisonnière d'un modèle. Telle mère telle fille, ok, mais rien ne nous oblige à assimiler à 100% le modèle maternel ! Sans être dans le rejet total, il peut être bon pour nous de nous poser, et de faire un tri dans l'héritage de notre maman.
On garde les choses que l'on veut bien, et on n'accepte pas ce qui ne nous convient pas. Point. Comme ça, on ne subit pas un modèle maternel malgré nous.

Alissa Brissat


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