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CONTRACEPTION: Un point sur la pilule et le risque d'AVC – Neurology MedLink

Publié le 23 septembre 2015 par Santelog @santelog

CONTRACEPTION: Un point sur la pilule et le risque d'AVC – Neurology MedLinkCe rapport de chercheurs de la Loyola University confirme l’augmentation faible mais significative du risque d’AVC. Ses principales conclusions, publiées dans la revue, reprécisent les groupes de femmes à risque, chez qui l’utilisation d’un contraceptif oral devrait être découragée. Avec un facteur de risque en particulier, les antécédents de migraine avec aura.

Plus de 100 millions de femmes dans le monde utilisent la pilule ou l’ont utilisée dans le passé. L’estimation des effets indésirables est rendue complexe par le grand nombre de marques de contraceptifs oraux combinés, (soit environ 40 pour les contraceptifs oraux et 21 pour les pilules d’urgence). Le risque d’accident vasculaire cérébral a déjà été documenté comme associé aux contraceptifs oraux, notamment de première génération à doses élevées d’œstrogène synthétique (jusqu’à 150 μg). Mais aujourd’hui la plupart des pilules n’en contiennent que 20 à 35 microgrammes.

Les contraceptifs oraux augmentent le risque d’accident vasculaire cérébral ischémique, le type le plus courant d’AVC, mais ne semblent pas augmenter le risque d’AVC hémorragique. Enfin, on estime à 4,4/100.000 l’incidence de l’AVC chez les femmes en âge de procréer.

Pour les jeunes femmes en bonne santé sans aucun facteur de risque d’AVC, le risque d’AVC associé avec les contraceptifs oraux est faible. Le rapport estime que la prise d’un contraceptif oral augmente le risque de 90%, ce qui représente 8,5 AVC pour 100.000 femmes. Pour la plupart des femmes, le risque reste donc faible : concrètement, c’est un cas d’AVC pour 24.000 femmes qui prennent la pilule.

Chez les femmes présentant d’autres facteurs de risque d’AVC,  » le risque est bien là et le recours au contraceptif oral devrait être évité « , explique le rapport. Dans cette catégorie de femmes à risque élevé,

·   les femmes qui fument,

·   qui ont une pression artérielle élevée

·   mais aussi qui ont des antécédents de migraines avec aura.

·   Enfin une susceptibilité héritée à la maladie thrombotique peut aussi augmenter le risque associé à la contraception orale.

ØEnfin, le traitement hormonal substitutif (THS) avec œstrogènes seuls ou combinés avec la progestérone augmente le risque d’accident vasculaire cérébral ischémique de 40%, souligne le rapport, et plus la dose est élevée, plus élevé est le risque.

Source:Medlink Neurology last updated January 13, 2015Hormonal Contraception and Stroke

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