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Les réfugiés de la télé

Publié le 26 septembre 2015 par Le Journal De Personne
La télé n'est plus ce qu'elle était. Elle n'était rien. Elle est devenue quelque chose : le seul lien imaginaire avec le monde réel... ou ce qui revient au même... le seul lien réel avec le monde imaginaire... source de richesse pour les pauvres terriens qui n'ont pas la chance ou la malchance d'avoir internet... un vrai lien pour ceux qui ne sont relayés à rien.
L'image du monde est plus que jamais tributaire d'un monde d'images où la vérité n'a plus lieu d'être, vu le nombre de contre-vérités. Il faut juste parler de ce qui parait et non plus parler juste de ce qui est.

J'ai assisté comme tous les assistés aux TD de Taddeï. Ses travaux dirigés à la télé.
Sur le plateau il y avait une belle palette de privilégiés qui cherchaient chacun de son côté à fuir la vérité, à sauver les apparences de tous les réfugiés. Les nouveaux damnés, on ne savait pas trop si c'était eux ou ceux qui débarquaient.
Parmi les invités, mon œil en a retenu trois vieux privilégiés car l'âge a ses privilèges, parmi lesquels, la proximité de la mort qui vous simplifie la vie considérablement. Henri Guaino, Jacques Attali et Edgar Morin étaient là pour reposer le problème que tout le monde se pose sans oser le poser pour de bon, pour de vrai.
La phénoménologie des réfugiés, qu'on a tous intérêt à étudier de près pour ne pas perdre le fil de l'histoire.
Que dit Guaino : Que nous serons submergés par les réfugiés. Si nous ne leur faisons pas la guerre chez eux, ils nous feront la guerre chez nous. Probabilité maximale, risque phénoménal. Le genre de témoignage qui fait mal.

Que dit Jacques Attali : Jacques a dit que cette soit disant invasion est un moindre mal. Le phénomène des réfugiés est un épiphénomène. Chiffres à l'appui. Jacques a dit que l'Europe est plus qu'en mesure d'absorber ces vagues d'immigrés qui ne représentent que 1% de notre population... une goutte d'eau dans l'océan...
Jacques a dit : l'océan... il n'y a que l'océan pour absorber toutes nos vagues inquiétudes.

Edgar Morin, le moins éloquent mais le plus touchant se dépêcha lui aussi, pour nous laver de tous les péchés, de rappeler à mi-mots qu'il n'y a pas de liberté sans responsabilité, ni responsabilité sans solidarité. Pour ne pas pâtir, il faut compatir. La compassion, seule, est susceptible de contenir les passions malheureuses, les leurs et les nôtres.

Et on éteint la télé sans savoir lequel a contesté notre Salut ? Lequel a attesté notre perte ?
Néanmoins, ils ont, par devers eux et malgré eux un ou deux éléments communs... en latence ou en instance : C'est que nous nous acheminons vers un monde où il n'y aura plus de chez soi...
Nous serons tous incessamment sous peu, les uns chez les autres. Privés ou délivrés de nos racines.

Il y aura le même toit pour tous, PLUS DE CHEZ SOI NI DE QUANT A SOI.
Plus d'incantations... mais un unique constat : l'enfer chez soi... le paradis chez les autres.
Des vases clos, on est passé aux vases communicants et pour en finir nous nous apprêtons à casser tous les vases... parce que le monde ne peut survivre que s'il s'ouvre et ne peut s'ouvrir que si on se la ferme !
Ce n'est pas un événement comme un autre mais l'avènement d'un autre monde.

La réalité, ce fut un temps, c'est fini...
Le plus important aujourd'hui, ce sont les mentalités.


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