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Criminal Loft

Par Livresque Du Noir @LivresqueduNoir
Le Shoot de Loley

J’ai eu la chance de découvrir la pépite qu’est « Criminal Loft » dans sa première version et c’est un vrai bonheur de voir que la maison d’édition « Fleur Sauvage » lui redonne vie après quelques remaniements.

Suivez-moi dans l’ancien sanatorium de Waverly Hills c’est là-bas que ça se passe.
Des meurtriers ont finement été sélectionnés pour participer à un jeu de télé-réalité,  des hommes mais aussi des femmes.
Le principe est simple les téléspectateurs élimineront chaque semaine un candidat afin qu’il reparte d’où il vient en attendant l’injection fatale prévue initialement.
Le gagnant lui, verra sa sentence annulée et pourra refaire sa vie, libre.
Mettez-vous à la place des prisonniers, l’enjeu est inespéré et ce sera chacun pour soi.
Imaginez ce que l’envie de vivre peut pousser un être humain à faire, enfin sommes-nous vraiment face à des êtres humains…
L’intérieur du loft va s’avérer plus dangereux que prévu, surveiller ses arrières et sauver sa propre peau vont devenir un adage.

Il s’avère que ce lieu est un ancien mouroir à haute échelle, des tuberculeux y ont d’abord été soignés, puis victimes d’expériences médicales atroces.
Je vous laisse imaginer la fabuleuse ambiance qui y règne, courant d’air, grincements de toute part, odeur de charnier…

Je vous invite à rendre une visite à Monsieur Google, il y est dit que notre charmant sanatorium est l’endroit le plus hanté des Etats-Unis, de quoi donner des sueurs froides.
Surtout ne partez pas sans jeter un œil aux photos, vous ne serez pas déçu du détour et pourrez poser ces images sur votre lecture.

Je peux vous prédire un beau dressage de poils sur les bras, l’histoire est racontée à travers les yeux de John T, un des meurtriers participant et pas des moindres.
Et puis il y a des règles à respecter comme ne pas pénétrer dans la chambre 502, visiblement ils auraient tous préféré ignorer ce qu’il y a derrière la porte.
La sensation de danger est omniprésente chargeant l’air de chaque pièce, les rendant étouffantes, moites.
Il y a aussi ce piège fixé sur les candidats, un voyant rouge qui indique que des milliers de yeux scrutent le moindre de leurs gestes, filmés à chaque pas.

En effet on peut être en droit de s’interroger sur ce besoin de s’introduire dans l’intimité des gens.
De voir sans être vu.
Comme le dit Laurent Scalèse dans sa préface nous en faisons l’expérience perpétuellement à travers la télé-réalité ou les réseaux sociaux.
Qui est le plus malsain celui qui s’exhibe ou celui qui regarde?
Ce livre n’est peut-être pas si éloigné de la réalité, on tombe dans du voyeurisme morbide certes mais il n’y a qu’un pas pour l’atteindre.

On pourrait passer des heures à analyser le sujet et ce n’est pas mon but, non, mon but est de vous faire comprendre qu’Armelle Carbonel a un sacré coup de plumier.
Talent, qualité, histoire extra, c’est un bonheur pour les yeux et pour les sens, d’ailleurs de ce côté là c’est plutôt double ration.
Bravo ça c’est de la performance de fou…


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