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Tués, disparus, exploités, abusés, battus… La V.C.EN

Publié le 28 septembre 2015 par Amroune Layachi
Tués, disparus, exploités, abusés, battus… La V.C.EN

Tués, disparus, exploités, abusés, battus… La violence contre les enfants se banalise

Phénomène s'il en est un, la violence contre les enfants fait pourtant des ravages. Ces dernières années, elle a atteint des seuils alarmants. Battus, séquestrés, abusés sexuellement, disparus ou tout simplement tués, l'enfant est sujet à toute forme de violence.


Il ne se passe pas en effet un seul mois sans que l'on signale des cas de disparition ou de violence commise contre cette frange innocente de la société, victime de la perversité de personnes sans âme et sans coeur.


Dans les foyers, à l'école et dans la rue, la sécurité des enfants devient, de ce fait, un vrai casse-tête et pour les parents de plus en plus inquiets pour leur progéniture et pour les autorités qui semblent désarmées face à la prolifération inquiétante de ce phénomène. Le dernier cas en date interpelle toutes les consciences sur la gravité de la situation et l'impérieuse nécessité d'agir au plus vite pour protéger les enfants.


Le corps de l'enfant retrouvé assassiné à quelques encablures de la localité d'El Eulma (Sétif), en état de décomposition, n'est certes pas celui d'Anès Berdjem, cinq ans, porté disparu depuis quelques jours dans la wilaya de Mila, mais renseigne sur cette affreuse réalité.


Les exemples sont légion. Il y a quelques jours, un lycéen de 17 ans a été poignardé par son camarade de 19 ans dans un lycée de Hadjout (Tipasa) à l'intérieur même de l'enceinte éducative. Alors qu'une autre jeune fille, âgée de 18 ans, a été portée disparue récemment à Ghardaïa, de petits bambins se font tués par des chauffards au sortir de l'école.


L'on se souvient de Haroun et Ibrahim, âgés respectivement de 10 et 9 ans, retrouvés morts en mars 2013, à Constantine, quelques jours seulement après leur kidnapping. Le petit Yacine lui, a été retrouvé au fond d'un puits près de deux mois après sa disparition, un certain mai 2007, à Bordj El Kiffan (Alger).


Ce n'est pas tout. L'on se souvient également des enfants battus sauvagement par leurs parents dans une bourgade de la wilaya de Béjaïa, mais aussi de la vidéo qui avait fait le buzz sur les médias sociaux montrant des adultes irresponsables «torturant » un pauvre enfant en lâchant sur lui leur chien. Cela va sans parler des enfants exploités dans des travaux pénibles au mépris de la loi et d'autres abusés sexuellement par des adultes impitoyablement sauvages. Les chiffres réels sur ces violences dépassent de très loin ceux avancés par les pouvoirs publics.


C'est dire toute l'étendue phénoménale de la violence contre les enfants, et la prolifération dangereuse des actes de sauvagerie sur cette frange sociale vulnérable, laissant particulièrement les parents dans une angoisse incommensurable. Pourtant, le législateur a endurci les lois répressives à l'encontre des auteurs de ces actes abjectes contre l'enfance, au lendemain de l'assassinat des deux anges de Constantine.


Les pouvoirs publics, à commencer par la Sûreté nationale et les autres corps de sécurité ont pris des mesures draconiennes pour contenir ce phénomène. Or, les violences contres les enfants ne font que croître. Cela interpelle vivement les autorités, les citoyens et toutes les forces vives du pays afin de mettre fin à ce phénomène.
M. A. C.

par dallila

http://www.setif-dz.org/t23682-tues-disparus-exploites-abuses-battus-la-violence-contre-les-enfants-se-banalise


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