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Disclosure « Caracal » @@@@

Publié le 26 septembre 2015 par Sagittariushh @SagittariusHH
Disclosure Caracal - Trip Hop/ Electro/ Alternatif

Disclosure « Caracal » @@@@

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La date de sortie de Caracal des Disclosure était entourée en rouge sur beaucoup de calendriers. De l’underground à la surface avec Settle, les gratte-ciels avec ce second album?

C’est un fait, les deux frangins Lawrence ont remis au goût du jour la house music. Leur premier album a permis de révéler leur talent insolent en bénéficiant du boom de popularité de leurs invités comme AlunaGeorge, Sam Smith (avec le single « Latch« ), Jessie Ware ou encore London Grammar. Puis il y a eu cette participation sur The London Sessions de Mary J Blige qui leur a permis d’étendre leur influence vers d’autres continents et c’est logiquement que Caracal contient pas mal de pointures internationales. Ils importent des artistes pour s’exporter, c’est le principe.

Le première chanson « Nocturnal » est illuminée comme les rues de la ville où déambule The Weeknd. D’ailleurs c’est la toute première fois que je parviens à écouter un titre entier du chanteur canadien, et mieux, de l’apprécier. Sur le même tempo suit « Omen » qui renouvèle la collaboration avec Sam Smith, et ça marche de nouveau. La capacité des Disclosure à « housifier » des artistes de genre différents (pop, r&b, soul…) est sidérante. Sur Caracal ils parviennent à imposer le chanteur soul-jazz Gregory Porter sur les dancefloors, bel exploit. Leur association sur « Holding On » semble si naturelle mais à bien y regarder, on est en face d’un morceau deep-house soulful efficace et Gregory joue très bien le jeu. Le fil suit son cours avec « Hourglass » (avec la féline Lion Babe) et « Willing & Able » où la voix de Kwabs rend le titre plus deep encore. Pas seulement l’Europe et l’Amérique du Nord figurent sur la carte, l’Océanie est aussi dans la place avec Lorde sur le nouveau single « Magnets« .

Caracal aurait pu avoir tout d’un album pour accompagner les nuits de sexe jusqu’à l’aurore avec « Afterthought ». Sauf que ce n’est pas tellement le cas. En lissant leurs productions pour les rendre plus mainstream et en usant d’un schéma répété de différentes façons, l’excitation retombe doucement. Et mis à part « Molecule« , les autres morceaux des seuls Disclosure convainquent tièdement quand on compare à ce qu’ils ont été capable de réaliser sur Settle. Comprenez par là : moins d’exercices de style et démonstrations de leur créativité. Les garnements se risques tout de même à faire des ballades comme « Moving Mountains » et le down-tempo « Masterpiece« . Miguel non plus ne redonne pas de mojo supplémentaire sur « Good Intentions« . Il faut croire que l’album freine juste après l’éclatant « Superego » (feat Nao).

Attention, n’allez surtout pas croire que les Disclosure ont perdu leur sens du rythme, leurs beats répondent à des équations très précises entre percussions, boîtes à rythmes et gammes claviers. Juste qu’ils utilisent leur recette tellement facilement que cela peut en devenir blasant à force. Cela n’enlève heureusement pas le moindre plaisir et bons moments que procure la moitié de Caracal et les autres chansons plus passe-partout.


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