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Blue ruin - 0/10

Par Aelezig

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Un film de Jeremy Saulnier (2014 - USA) avec Macon Blair, Teddy Cleland, Devin Ratray

Oh la la...

L'histoire : Dwight, un SDF, vit dans sa voiture. Lorsqu'il apprend que Wade, qui a tué ses parents quelques années auparavant, est sorti de prison, il le suit et le tue. Il est alors pourchassé par les frères de celui-ci.

Mon avis : Trois étoiles sur le Télé Loisirs (oui, oui, je sais...) et quatre sur cinq de moyenne dans Allociné. On a foncé. Droit dans le mur. Quelle épouvantable production, d'une crétinerie sans nom, avec des scènes hyper gores limite incongrues. On dirait un film d'amateurs tant c'est ridicule et les acteurs médiocres ! 

Une histoire d'un banal consumé... je me venge, tu te venges, il se venge, nous nous vengeons...

Le héros me faisait penser à José dans Scènes de ménage, un peu neuneu, et qui me fait beaucoup rire. Ca n'a pas aidé. Mais le mec, contrairement à José, il est hyper fort : il se balade avec une flèche dans la jambe (entre autres), il se retrouve quand même à l'hôpital où on lui fait des points de suture, mais pas de pansement, et lui, hop, il se réveille, il saute du lit, même pas mal, même pas de sang, et il s'enfuit avec sa chemise-cul-nu d'hôpital. En plus, là-bas, aux Etats-Unis, outre que - le film le confirme - chacun a au moins cinq carabines dans son placard, tout le monde laisse sa voiture ouverte avec les clés dessus. Et je vous passe toutes les autres invraisemblances. A pisser de rire, moi je vous le dis.

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En plus, on apprend que les parents ont été tués parce que la mère de Dwight couchait avec le père de Wade. Mais j'ai pas tout pigé, parce que je vois pas pourquoi il aurait tiré sur sa maîtresse... Que d'histoires pour pas grand-chose, en tous cas ! Et les fils qui font la revenge, tout ça... n'importe quoi.

Voyons voir donc ces critiques puisqu'elles avaient l'air si bonnes.

D'abord, pour se financer, sachez que la production a utilisé le financement participatif via Kickstarter. MTV.com a déclaré que ce film est « le parfait exemple de ce que le financement participatif peut accomplir. » Ah ben ouais, c'est encourageant, les gars !!! Si n'importe qui peut se mettre une caméra entre les mains grâce au financement participatif, vu le degré de débilité ambiante, ça promet...

Il a même reçu deux prix : Festival de Cannes 2013 (sélection Quinzaine des Réalisateurs, prix FIPRESCI) et top 2014 des meilleurs films indépendants du National Board of Review Awards 2014).

Je ne comprends pas !

Les professionnels sont effectivement aux anges, et là, je vais vous donner de la citation, car ça vaut son pesant de cacahuètes : "les petits shoots sadiques, à la limites du gore, [que Jeremy Saulnier] distille, sont si bien calibrés qu'ils propulsent le spectateur dans un état proche du ravissement." (Le Monde ; "proche du ravissement" ah ah ah !) ; "L'interprétation de Macon Blair est pour beaucoup dans la réussite du film, tant il sait incarner cette ombre s'éveillant peu à peu à la lumière, retrouvant son humanité à mesure qu'il marche vers un destin de plus en plus sombre, dans une sorte de clair-obscur psychologique." (L'Ecran fantastique ; eux, ils ont fumé la moquette) ; "Blue Ruin progresse dans un mélange de fixité robotique et de balourdise dont on ne connaît pas vraiment d’équivalent dans le cinéma indépendant américain récent." (Les Cahiers ; et oui, même eux) ; "Un voyage sanglant et sans retour dans des paysages à la lisière du fantastique, décor idéal pour un thriller tendu comme un arc, mais qui s'autorise aussi quelques interludes semi-gores et burlesques bien sentis." (GQ) ; "Regard désabusé et flottant sur une Amérique en déroute. Une vraie révélation." (Les Inrocks) ; "Un bijou de film noir." (L'Express)... Vous voyez ? Normal qu'on se soit fait avoir ! Pas un commentaire qui ne soit, au pire, très très indulgent. 

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Un petit coup de fatigue, Dwight ?

Je ne comprends pas du tout. Faut qu'on m'explique. 

66.000 entrées. Ca, je comprends mieux. Les internautes sont soit très enthousiastes, soit très méchants. 

Etrange affaire.

Nota : le titre est le surnom de la vieille voiture pourrie de Dwight. Qui évoque aussi un univers dur et brutal. C'est aussi une expression genre la Bérézina... Hyper chiadé, quoi, le truc. Plus philo, tu meurs.


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