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Flash-back : Escapade à Mons! (1ère partie)

Publié le 30 septembre 2015 par Ratdemusee

Mons 2015, capitale européenne de la culture…le Rat s’y est rendu en avril dernier (oui, ça fait un petit bout de temps! ^^ ), et se dit que, tiens! il vous raconterait bien sa visite!

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Après Marseille en 2013, Riga et Umea en 2014, c’était au tour de la Belgique de recevoir le label de Capitale Européenne de la Culture… Au-delà des inévitables magouilles politiques, il s’agit quand même d’un joli sésame pour promouvoir la richesse et la diversité des patrimoines de la ville choisie : l’exemple de Lille en 2004 a suffi à prouver qu’un peu (beaucoup) de bonne volonté et, inévitablement, de subventions, peuvent opérer des miracles. Mons semble en tout cas engagée sur la bonne voie : je suis régulièrement son actualité sur la page officielle, et je note que les manifestations tiennent le rythme, et que les initiatives sont encore loin de s’essouffler.

Visiter Mons 2015, c’est tout un programme, et ça l’était encore plus lorsque le Rat Prof et moi nous y sommes rendus le week-end du 4 avril, qui coïncidait avec le festival Trolls et Légendes, un événement très prisé des fans du genre.

Pour cette première escapade en Belgique, nous avions soigneusement programmé notre parcours, avec en ligne de mire l’exposition Van Gogh au Borinage, dont la simple perspective aurait suffi à justifier le week-end. Au BAM (musée des Beaux-Arts de Mons), dessins et tableaux de jeunesse rassemblés ouvraient une autre perspective sur l’œuvre de l’immense artiste ; j’y ai découvert le portrait d’un homme peu sûr de son talent, appliqué et touchant comme un élève studieux, reproduisant des gravures découpées dans les revues d’époque, et observant les mineurs de ce pays de dur labeur qu’était à l’époque le bassin minier wallon. Une muséographie simple mais étudiée, quelques outils de médiation intéressants (des dispositifs audio en plusieurs langues, déclenchés par le passage du visiteur sous le casque) et le petit souvenir-gadget qui fait quand même bien plaisir, la photo au milieu des Tournesols, que l’on reçoit par e-mail le lendemain de sa visite…la forme ne le cédait en rien au fond. Une belle exposition, donc, pour explorer les facettes d’un génie obnubilé par une quête de vérité, tiraillé entre ses aspirations religieuses et ses inspirations picturales.

A la fin de la visite, l’installation participative « Range ta chambre » incitait le visiteur à coller quelques pastilles de couleur sur les murs immaculés (plus tellement à ce stade) de la Chambre de Vincent à Arles.

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Petit bonus : dans les jardins de l’Hôtel de Ville, on retrouvait la hutte des Mangeurs de pommes de terre, dans laquelle l’atmosphère fruste de ce maigre dîner chichement éclairé par la lumière vacillante d’une lampe est magnifiquement rendue, grâce à une installation immersive plongeant le spectateur, par un subtil jeu de miroirs, dans l’envers du décor!

Munis du plan de la ville, nous avons ensuite suivi le parcours de quelques-unes des quinze installations urbaines issues de l’imaginaire de jeunes artistes : des Paresseux en peluche suspendus à leurs branches comme des cocons prolongés de deux long bras poilus, aux magnifiques ailes dorées éployées comme pour un envol, en passant bien sûr par la fameuse tour de livres oscillant devant les fenêtres de l’Université…

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Des œuvres pleines de poésie, incitant à la réflexion, comme autant de rencontres au détour d’une placette ou d’un petit parc au cœur de la ville.

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