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Longue Marche vers Samarcande – Bernard Ollivier

Publié le 14 janvier 2016 par Bonnetvoyageur @Bonnetvoyageur

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Longue Marche vers Samarcande est le deuxième tome (sur trois) du voyage à pied qu’a mené Bernard Ollivier, de la Méditerranée jusqu’en Chine sur la mythique Route de la Soie.

Turquie, Iran, Turkménistan et Ouzbékistan, le récit se construit comme un journal de bord, un carnet de notes prises au fil des étapes.

LE SAVAK (p. 212) – « La route est belle après Sultanabad. J’ai marché une heure lorsque je passe un petit col derrière lequel je découvre une vaste plaine irriguée. À perte de vue se découpent de grands carrés de blé ou de maïs, ponctués çà et là par des rideaux de peupliers. Je suis passé d’un coup du désert au bocage. Voilà des semaines que je n’avais pas vu autant d’arbres. Au nord se dresse la montagne de Kouh e Binaloud. C’est là que se trouvent les mines turquoise de Nichapour. Dans deux jours j’y serais, si tout va bien »

Bernard Ollivier nous embarque dans les aventures, découvertes et scènes de la vie locale qui ont émaillé sa longue marche de 120 jours et 2745 km, accomplie en 2000. Il partage aussi, avec humanité et franchise, ses impressions et réflexions sur les pays qu’il a traversés.

LE DESERT (p. 167) – « À 5 heures du matin, le cuisinier, un petit père barbu sous un bonnet de laine huileux qu’il n’a jamais dû quitter, même pour dormir me réveille en découpant à grands coups de hachoir des poulets sur un billot empesé par des couches de graisse et de sang séché. À cette heure, les cafards vont se coucher en crapahutant à travers la cuisine vers les canalisations derrière lesquelles ils passeront la journée à l’abri de la lumière en attendant, la nuit prochaine, d’aller goûter aux poulets. Compte tenu de ce que je viens de voir, je lui commande des œufs au plat, bien cuits s’il vous plait. »

On prend plaisir à suivre son parcours, ses belles rencontres et ses galères. Une vraie leçon de vie pour l’auteur et le lecteur.

L’ORAGE (p. 29) – « La vie ici est douce pour un marcheur. Je m’attendais à une population crispée sur ses certitudes religieuses, hostile aux étrangers. Je ne cesse de m’étonner de la gentillesse et de l’attention chaleureuse que les habitants rencontrés me témoignent. Comme nous n’avons pas de langue commune, les villageois me saluent au passage d’une courbette ou d’un sourire qu’ils accompagnent d’un geste de la main sur le cœur. Ceux qui viennent me serrer la main l’emprisonnent affectueusement entre leurs paumes. Les enfants m’encerclent, mais ce n’est jamais pour mendier ou réclamer argent ou cadeaux. »

› Longue Marche vers Samarcande – Bernard Ollivier. Éd. Libretto


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