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Live Report | Foals @ SSE Hydro

Publié le 25 février 2016 par Le Limonadier @LeLimonadier
Parquet Courts - Le rock sera américain en 2016
Live Report | Foals @ SSE Hydro

La passion peut parfois mener à pousser les portes de l’aéroport le plus proche, afin de voir à quoi ressemble la vie en d’autres contrées. Nous avons donc eu tout récemment l’excellente excuse de franchir les frontières écossaises pour nous délecter des mélodies de Foals, un groupe qui n’est plus à présenter pour qui s’intéresse un tant soit peu à l’indé… Une belle occasion également de découvrir la ville de Glasgow et sa superbe salle de concert… Impressions.

De loin, la SSE Hydro, cette toute récente salle de Glasgow inaugurée en 2013, surprend : c’est une sorte de grand dôme aplati, opaque, éclairé de l’intérieur par une légère lumière verte…

Commence alors une longue heure d’attente dans le froid, tremblant malgré un gros manteau, en compagnie d’écossais en T-shirt qui discutent comme si de rien n’était.

19h30 – C’est le DJ Peace qui débute la soirée, en se contentant de diffuser une playlist variée de morceaux familiers. Pas désagréable de prime abord, mais sans grand intérêt. On attend avec impatience la suite (la salle est d’ailleurs à peine remplie !).

20h15 – Les quatre membres du groupe Everything Everything -plus un musicien additionnel- portant chacun une veste rouge, ouvrent enfin le bal avec un pop rock électro dont la guitare rappelle celle de Foals, mais dont le leader chante de façon agressive. Leurs morceaux sont plutôt dansants, parfois assez rock, tandis que leurs deux-trois derniers tracks paraissent taillés pour les boîtes. Pas mal, mais à réécouter chez soi dans un casque pour se faire une meilleure idée (son quelque peu cacophonique de la première partie -comme souvent- oblige).

21h15 – Le public écossais de la SSE Hydro est déjà chaud, mais l’introduction de « Snake Oil » (du dernier album de FoalsWhat Went Down, sorti en Août dernier) par le seul claviériste alors présent sur scène, puis par le batteur Jack Bevan martelant violemment sa batterie, finissent d’enflammer la salle.

Derrière eux se déploie un large écran horizontal montrant un paysage psychédélique, auquel font échos cinq autres panneaux lumineux (composés d’une multitude de petites ampoules) montés au dessus de la scène, montrant soit paysages -plus ou moins- naturels colorés, soit les musiciens en plan rapproché. Après cette introduction agressive, vient la dansante « Olympic Airways », dont les « Re-a-ppe-ar ! » du refrain sont repris en chœur par le public. La fin de la chanson débouche directement sur « My Number »tiré de l’avant-dernier album Holy Fire– visiblement très attendue par le public, qui se met à danser avec frénésie. Des lasers de diverses couleurs traversent par moment la scène du sol au plafond. Ça déboîte.

L’ambiance vire au calme et tourne même à l’émotion, avec les bijoux musicaux du dernier album « Birch Tree », « Give it All », puis « Moutain at my Gates », avant que ne déboulent la dansante « Balloons », et l’intense « Providence ». Le chanteur Yannis Philippakis, visiblement enjoué, se jette dans la foule. Difficile d’être déçu(e) par un tel show !

Le son d’un vent calme et relaxant se met alors à souffler dans la SSE Hydro, avant que les premières notes de « Spanish Sahara » ne se joignent à la chaude brise du désert. C’est la seule chanson de leur second album, Total Life Forever, que l’on entendra. Le groupe enchaîne ensuite avec l’excellente et indéfinissable « Red Socks Pugie », puis balancent cash l’intimiste « Late Night ».

Une lumière bleu-vert inonde la salle pour accompagner la voix claire du chanteur soutenue par une guitare et un clavier légers : « A Knife in the Ocean » fait frissonner le public…

Suite à ce voyage introspectif en bord de mer, la très rythmée et vibrante « Inhaler » de l’avant-dernier album Holy Fire se fait entendre, et l’on se remet à danser. Y a pas à dire, on sait kiffer un concert au pays des kilts !

Puis c’est le noir complet.

Le groupe revient sur scène pour jouer la nostalgique « London Thunder », avant d’enchaîner sur l’explosive « What Went Down ». Leur dernier album est décidément une pépite, mais prend encore une autre dimension en live !

Le show se termine en beauté par la folle « Two Steps, Twice » qui finit d’achever le public au bout d’une heure et demie riche en émotions, avant que les six membres du groupe ne se retirent, laissant derrière eux un paysage bleu-vert et des lasers traversant de nouveau la scène du sol au plafond. Nul doute que l’ambiance électrique et psychédélique d’un concert tel que celui-ci enflammera les prochains festivals tels que Reading et Leeds à la fin du mois d’août ! Cette setlist variée mêlant balades intenses aux accents mélancoliques, chansons funky faisant sautiller toute la salle et titres rock « obligeant » la fosse à headbanger, illustre parfaitement le parcours de nos gus d’Oxford, emmenés par un Yannis Philippakis à la voix cristalline maîtrisée, délivrant une performance vocale épatante. À quand la prochaine ?!

Pour les gens de goût qui souhaitent se dandiner sur l’une de leurs dates européennes (et bien plus), rendez-vous ici pour vous informer de la suite des événements. Cheers (roule les « r », t’es en Écosse) !

SETLIST :

– Snake Oil
– Olympic Airways
– My Number
– Birch Tree
– Give it All
– Moutain at My Gates
– Balloons
– Providence
– Spanish Sahara
– Red Socks Pugie
– Late Night
– A Knife in the Ocean
– Inhaler

ENCORE :

– London Thunder
– What Went Down
– Two Steps, Twice

Lena I.

Lena I.

Étudiante française expatriée au pays des kilts, pour vous servir. Rédactrice rock/indé, parce que c'est cool.
Mon cocktail préféré : Tequila Sunrise... ou pas.
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