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Critiques Séries : The Night Manager. Saison 1. Pilot & Episode 2.

Publié le 06 mars 2016 par Delromainzika @cabreakingnews

The Night Manager // Saison 1. Episodes 1 et 2. Pilot / Episode Two.


John le Carré est connu pour avoir écrit de nombreux romans d’espionnage adaptés depuis quelques années petit à petit. Nous avons eu La Taupe, Un Homme très Recherché, The Tailor of Panama, The Constant Gardener et maintenant il y a The Night Manager. Cette dernière adaptation se fait au travers d’une saison 1 en 6 épisodes. Les décors du MI6 de Londres en fond de certains plans, les décors toujours plus sympathiques, font de The Night Manager une sorte d’annexe à James Bond à sa façon et avec un ton beaucoup moins soutenu. Le roman, qui date de 1993, a été réadapté à l’époque actuelle afin de mieux coller à ce qui se passe de nos jours sur la scène géopolitique internationale (notamment quand la série se retrouve à introduire son sujet en Egypte en 2011 lors du Printemps Arabe). Je dois avouer que je ne m’attendais pas du tout à ce que The Night Manager soit aussi réussie. Je savais pertinemment que j’étais enclin à aimer cette série mais je ne m’attendais pas du tout à ce que cela soit fait de cette façon. Le héros, Jonathan Pine est incarné par Tom Hiddleston et mine de rien, c’est lui le personnage le plus important de The Night Manager alors que j’avais peur que Hugh Laurie dans sa reproduction du jeu qu’il avait déjà dans Dr House prenne trop de place. L’acteur est le parfait Jonathan Price : poli, calme, charmant et un brin mystérieux.

Le soldat britannique Jonathan Pine est devenu directeur de nuit dans un hôtel. Il croise la route de Sophie, une proche de Richard Onslow Roper, qui opère sur le marché noir des armes. Sophie fournit à l'ancien soldat des documents incriminant Roper. Lorsqu'elle est assassinée, Pine devient un agent des services secrets et s'infiltre chez Roper pour le faire arrêter et venger la mort de Sophie.

Au travers de ces deux épisodes, The Night Manager sait aussi rester très britannique. John le Carré situe ses romans dans des univers britanniques et le fait que la série soit restée fidèle à cela est un choix judicieux. Une fois l’introduction passée, The Night Manager se transforme en un vrai thriller d’espionnage. On enchaîne alors les différents décors. S’il y a du cas de la semaine, la série ne s’empêche pas de faire évoluer des tas d’autres intrigues de façon sous-jacente afin de ne pas nous donner l’impression que The Night Manager est un énième procédural dont on a que faire. Car les romans de John le Carré sont tout de même beaucoup plus complexe que des cas de la semaine. Certes, il y a des histoires mais elles forment une sorte de tout dans un monde d’espionnage réglé comme du papier à musique. Adapté par David Farr, ce dernier a déjà travaillé sur MI-5 (puis au cinéma pour le très sympathique Hanna), ce n’est donc pas si étonnant que ça de retrouver des éléments proches de l’univers de James Bond et de l’espionnage moderne dans sa série. De ce point de vue là, le tout est plutôt réussi dans son ensemble et ce n’est pas plus mal.

Dès que les choses sont en place au milieu du premier épisode, on commence alors à s’imprégner du ton, des lieux et des personnages. Chacun raconte sa petite histoire de son côté et est connectée aux autres de façon plutôt intelligente. Le second épisode permet surtout de mettre en valeur le talent d’Olivia Colman. Celle qui brillait dans Broadchurch s’est trouvée ici un rôle à la hauteur de son talent. Bon, ce n’est pas encore une M ou quelqu’un d’un acabit similaire mais elle insuffle une certaine forme d’émotion dans un univers parfois un peu froid. Et puis il y a Roper qui de son côté m’amuse. Hugh Laurie n’est pas forcément à son meilleur dans The Night Manager mais il reste un personnage très étrange. Difficile de ne pas être curieux de voir ce qu’il nous réserve pour la suite de la saison d’autant plus que ce n’est pas comme s’il n’y avait pas de potentiel pour faire tellement plus de choses. Finalement, The Night Manager a réussi à trouver un équilibre assez juste entre tous les éléments qui font son succès et c’est pile poil tout ce dont j’avis besoin. J’espère que la suite de la série sera du même acabit et surtout qu’elle apportera peut-être de plus amples réponses.

Note : 6.5/10. En bref, je suis curieux de voir comment la suite va se goupiller.


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