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Critiques Séries : Virage Nord. Mini-series. BILAN (France).

Publié le 07 mars 2016 par Delromainzika @cabreakingnews

Virage Nord // Mini-series. 3 épisodes.
BILAN


Parfois, on découvre des séries plusieurs mois plus tard. C’est ce qui s’est passé pour moi avec Virage Nord, une mini-série française datant de début 2015 et que je viens tout juste de découvrir. Primée au festival de la fiction TV de La Rochelle et fortement inspirée des polars scandinaves, cette mini-série polar choisi de nous plonger dans un univers peu commun : celui du football. Co-créée par Virginie Sauveur (Engrenages), Raphaëlle Roudaut (Caïn) et Clara Bourreau (Maison close), on retrouve dans cette série pas mal d’éléments des séries du Nord. Produite pour Arte, le problème de Virage Nord n’est pas tant son idée de départ, mais plutôt le fait que le scénario est un peu trop confus. Il y a des tas de scènes insérées à des moments des épisodes qui ne sont pas plus pertinentes que ça et qui font légèrement décrocher. Le fait que la natation soit aussi confuse est un vrai problème pour cette série. Les personnages manquent donc de subtilités et tout est rapidement trop lourd. Avec une musique directement volée aux séries scandinaves, une réalisation arythmique et un casting parfois un peu trop douteux, on se retrouve finalement avec quelque chose de beaucoup trop fade qui a du mal à se rattraper. Pourtant, les promesses sont là au départ. Le premier épisode n’est pas nécessairement mauvais par rapport aux autres qui transforment une bonne idée en quelque chose de terriblement confus.

Une petite ville française, passionnée par son club de foot, est bouleversée par le meurtre d’un supporter dans les tribunes, pendant un match. Alexandra Perrucci, une fille du pays, revient pour enquêter au coeur de sa ville, de sa famille, et de leur passion dévorante pour le ballon rond.

Pourtant, les paysages utilisés pour Virage Nord étaient vraiment intéressants. Le Nord est parfait pour ce genre de séries (qui permet de faire écho là aussi à des séries du genre comme Broadchurch ou d’autres drames policiers tirant sur le polar noir). C’était aussi des décors parfait pour le côté intimiste que voulait installer Virage Nord sauf que la façon dont tout cela est accordé ne fonctionne pas vraiment comme on aurait pu le souhaiter. Je pense que l’un des problèmes de Virage Nord est sa durée. La mini-série n’aurait pas dû durer aussi longtemps. Au bout d’un épisode on a déjà vu pas mal de choses et un second épisode aurait été suffisant pour conclure toute cette histoire. Derrière ce ciel bas, cette lumière fonce, ces plages désertes, le grand Nord aurait dû permettre de respirer. C’était en tout cas la belle promesse qu’il y avait derrière. Parfois, je me dis que j’ai loupé quelque chose mais ici, j’avais loupé Virage Nord pour les bonnes raisons. Ce qui démarrait donc plutôt bien s’est rapidement transformé en une série en dents de scie qui n’a pas trop su dans quelle direction aller. La bonne idée de départ c’était l’intrigue. Situer le tout dans le monde du foot sans pour autant tomber dans le piège du foot à tire-larigot.

Et puis patatra, tout se barre très rapidement. On se retrouve donc avec une série manquant cruellement de pep’s. Les pistes lancées dans le premier épisode sont rapidement éludées pour laisser place à d’autres trucs beaucoup plus étranges. Tout se termine alors en queue de poisson, laissant place à une vraie déception. Le casting n’a pas vraiment aidé. Souvent amorphe pour certain ou alors mal dirigés pour d’autres, Virage Nord part dans tous les sens sans véritable direction. Il y a une scène de masturbation qui m’a marqué par exemple mais qui n’avait pas vraiment de sens. Ainsi, après 3 épisodes de Virage Nord, je me rends compte que parfois si j’ai oublié de voir telle ou telle série, c’est qu’il y a une raison.

Note : 4/10. En bref, déception.


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