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Derrière la haine

Publié le 26 avril 2016 par Adtraviata

Derrière la haine

Quatrième de couverture :

D’un côté, il y a Tiphaine et Sylvain, de l’autre il y a Laetitia et David.

Deux couples, voisins et amis, fusionnels et solidaires, partageant le bonheur d’avoir chacun un petit garçon du même âge.

Maxime et Milo grandissent ensemble, comme des jumeaux.

Jusqu’au drame.

Désormais, seule une haie sépare la culpabilité de la vengeance, la paranoïa de la haine…

Mazette ! je ne connaissais pas Barbara Abel, c’est chose faite avec cette lecture totalement addictive, je me voyais tourner les pages, ahurie de ma vitesse et j’ai même réussi à retarder un peu les soixante dernières pages pour ne pas lâcher trop vite !

Et pourtant ce n’était pas gagné : avant de commencer je savais qu’il y avait mort d’enfant (les histoires qui font mal aux enfants, je les évite) et au début, je trouvais qu’il y avait certains clichés un peu faciles dans les réflexions psychologiques de l’auteur sur les aventures de ses personnages et dans la description et la rencontre idéalisée de ces couples. On ne peut pas dire non plus que le style soit extraordinaire mais rien à faire : on se laisse attacher par ce quatuor sympathique puis par leurs deux gamins, on découvre leurs failles, leurs secrets (on ne les en aime pas moins), on suit avec intérêt l’évolution des enfants, on se réjouit de cette amitié plus solide qu’un roc… et à partir du drame, on pénètre plus avant dans l’intimité de sentiments violents entraînés par la mort d’un des deux enfants : jalousie ? vengeance ? culpabilité ? paranoïa ? haine ?

Le scénario de Barbara Abel aurait pu s’appeler « Engrenages » tant elle place chaque morceau du puzzle avec précision, à un rythme d’enfer, tout en malmenant nos propres sentiments de lecteur : on assiste impuissant à ce délitement d’amitié, de personnalités, mais on croit parfois que tout pourrait s’arranger, repartir, non pas de zéro mais quand même… Mais non, Barbara ne nous épargne rien, elle charge peut-être fort la mule ses héros à la fin, mais la phrase finale vaut son pesant d’or… et on se dit que ces gamins n’ont vraiment pas eu de chance dans la vie !

Incroyablement prenant et extrêmement brillant.

Je suivrai cette auteure et tiens, je viens de découvrir qu’il y a une suite, Après la fin. Héhé. (Et j’adore cette couverture !)

Barbara ABEL, Derrière la haine, Fleuve Noir, 2012 et Pocket, 2013

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Classé dans:De la Belgitude, Des Mots au féminin Tagged: Barbara Abel, Derrière la haine, Fleuve noir, Le Mois belge, Pocket, Thriller

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