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Carry On

Publié le 18 juin 2008 par Domino
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© Hedi Slimane


Sur les 1500 que vous êtes à venir ici chaque jour (sauf le week end, mais ça va! je vous pardonne), il y en a 4 ou 5 qui font la loi.
La loi de l'omerta on va dire.
Imaginez que vous vous pointiez à une soirée et paf il y a trois personnes qui savent exactement se qui se trame dans votre tête de midinette.
C'est drôle parce que si j'ai un blog c'est d'abord parce que je suis incapable de vraiment me confier à des amis. J'aime pas l'ambiance potins / filles / hihihi / make up / et ta dernière robe... ça me met mal à l'aise.
Récemment j'ai pu expérimenter le boomerang assez détonnant du principe : blog + confidences à une copine + nouvelles rencontres de oh ben tiens tu lis mon blog ?
Et je me suis retrouvée avec des gens qui en savaient autant que moi voire plus sur les errances de mon coeur.
Horrible !
Je suis hermétique à ça, à la confidence.
Même en cas d'énorme problème sentimental je préfère aller me retourner la tête avec des potes dans un bar plutôt que décortiquer le truc.
Du moins c'est ce que je faisais avant d'avoir mon fils.
J'ai bien du mal désormais à trouver un soir de libre pour une cuite soignée au kas.
Du coup j'ai fait la bêtise de faire la fille et de parler... et boum telle une traînée de poudre mon histoire n'est plus en ma possession, elle passe partout, se transforme, s'éloigne, se perd.
Là j'expérimente des sentiments nouveaux pour moi.
J'aimerais en parler ici mais je ne peux plus.
Je peux juste vous dire : j'ai à sortir deux soirs (je dis "j'ai à" car finalement ça se combine avec du travail ; sinon je crois que je me serais terrée chez moi) cette semaine ; l'un des soirs il me faut absolument un trait d'eyeliner trop noir, parce que c'est une nuit qui remue déjà en moi.
Et puis il y a l'autre soir où il faudra faire représentation, l'autre soir où le regard de l'autre bizarrement ne me trouble plus.
Malgré tout ce trouble qui s'est éteint de façon surprenante, c'est reposant. Est-ce quon peut bâtir sur du repos ?
Quelque chose est fini bien malgré moi, quelque chose d'autre remue ailleurs, absurdement malgré le temps qui passe.
J'erre entre deux monde équidistants, sans repères, et ne peut que me répéter sans passion : on verra, on verra...


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