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Les organes sur puce : la recherche médicale de demain ?

Publié le 27 octobre 2016 par Pnordey @latelier

L’impression 3D de tissus cardiaques sur puce permet de réaliser en toute sécurité de nouveaux tests pharmaceutiques sur des cœurs humains.

Les chercheurs de l’université d’Harvard ont réalisé la première impression 3D sur puce d’un cœur humain. Cette prouesse médicale ouvre le champ des possibles. Elle facilite les expériences et les essais pharmaceutiques sans avoir recours au corps humain. D’autant que le cœur est un organe fragile, les tests de nouveaux médicaments sur l’homme ne sont jamais anodins et présentent des risques néfastes si ce n’est fatals. La puce représenterait le degré zéro du danger. Selon Johan Ulrik Lind : « Les chercheurs travaillaient souvent en aveugle dès qu’il s’agissait du tissu cardiaque, car il n’existait pas de moyen facile et non invasif de mesurer ses performances. »

Grâce à leur capteurs, ces puces peuvent modéliser et reproduire les différentes pathologies cardiaques, collecter les données tels que les contractions musculaires, et les battements du cœur pour comprendre l’impact des toxines et médicaments sur le cœur des patients. La puce permettrait aux chercheurs d’avoir une meilleure connaissance de cet organe en matière de dysfonctionnements génétiques ou cellulaires et bien d’autres problèmes.

Depuis quelques temps, la fièvre de l’impression des organes sur puce dans le milieu médical a favorisé le développement d’intestins, de poumons, de reins, et de placenta. Ces découvertes deviendront-elles le remède d’une recherche médicale plus éthique et moins invasive, qui à l’avenir, pourra se passer d’expériences sur les animaux et les hommes ? C’est probable. Bémol, ces puces ne peuvent encore aujourd’hui être produites en masse. Elles sont coûteuses et les délais de fabrication s’étalent. On peut cependant espérer des économies sur le long terme puisqu’elles sont réutilisables. Ce n’est donc pas sans raison que la NASA s’intéresse à ces puces organiques, qu’elle souhaiterait envoyer dans l’espace à la place des astronautes pour comprendre ainsi les conséquences physiologiques de la gravité et des vols spatiaux longue durée sur le cops humain.


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