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Cruising Bar : le coming-out

Par Epicure

Je l’avoue bien honnêtement, je n’ai jamais vu Cruising Bar. Pire que ça, Burp (qui a vu le double de films que j’ai pu voir dans ma vie) n’a jamais vu Cruising Bar lui non plus. Pourtant j’en ai vu des centaines (milliers?), des plus commerciaux aux plus tordus et dans toutes les espèces de catégories : Le cuirassé Potemkine et quelques Méliès dans mes cours de cinéma à l’Université Laval, l’obscur Rubin and Ed au Festival des films du monde au début des années 90 et même une pas si pire moyenne côté québécois ayant vu Maria Chapdelaine, Les Boys I et II et même Les aventures d’une jeune veuve avec Dominique Michel, au cinéma. Certaines années on en voyait un à deux (et même plus) par semaine. Mais Cruising Bar? Jamais.

Pourtant il a pris l’affiche en 1989, année où on a commencé à se fréquenter. Pour vous dire, je me souviens d’avoir vu la bande-annonce ad nauseam lors de nos premières sorties au cinéma. L’avoir voulu, on aurait eu l’occasion depuis toutes ces années soit de le voir en salle, en vidéo ou même lors d’une de ses nombreuses diffusions au Canal D les soirs de St-Jean. Malgré tout, même si du coin de l’oeil on a vu tout plein d’extraits mettant en scène l’un des 4 personnages interprétés par Michel Côté (qu’on aime bien cela étant dit), jamais au grand jamais on a eu le goût et/ou l’intention de se taper Cruising Bar.

T’AS JAMAIS VU CRUISING BAR???, se fait-on parfois dire à l’occasion, C’EST TEEELLLEEEEMENT BON ET TEEELLLEEEMMMENT DRÔLE!!!! Ah oui? Nous autres on trouve encore que ça ressemble à un mauvais sketch des Démons du midi avec des jokes de mon’oncles qu’on voit venir 100 mille à l’heure. Ce film a tellement l’air over rated que ça en est pathétique. On ne comprend juste pas l’engouement de (presque) tout le monde face à ce film. Peut-être qu’on est juste snobs et/ou de mauvaise foi, mais rien n’empêche qu’on n’a pas plus le goût d’aller voir le #2 qui sera probablement le hit de l’été au Québec. En tout cas, à lire Marc Cassivi dans La Presse de samedi, il semble qu’on ne manquera pas grand chose. Son article au complet n’est pas disponible dans la version web, mais l’essentiel de son propos y est…


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