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Magrez : «Un devoir civique et social»

Publié le 25 juin 2008 par Bordeaux7
Propriétaire de vignobles, dont le célèbre Pape Clément à Pessac, en France et dans le monde, Bernard Magrez fait son retour dans le monde du sport comme mécène de l’Union Bordeaux-Bègles pour la saison à venir après avoir été le partenaire des Girondins de Bordeaux et de Waïti Bordeaux Basket au tournant des années 1990 et 2000. Il récuse toutefois toute intention d’entrer dans le capital du club qui s’apprête à disputer sa troisième année en Pro D2.
Pourquoi revenez-vous aujourd’hui dans le sport ?
Ce n’est pas dans le sport mais à l’Union Bordeaux-Bègles. Quand vous lisez la presse ou écoutez les observateurs, tous disent que cette équipe se bat admirablement à tous les matches. Je veux l’aider. La loi Evin interdisant toute publicité pour l’alcool, j’ai chosi le mécénat. J’en fais déjà dans la musique et dans la médecine.
Pourquoi votre engagement se porte-t-il auprès du centre de formation ?
Parce que l’entreprise a un devoir civique et social. La mission d’un centre de formation est d’aller chercher dans la banlieue de Bordeaux des jeunes garçons parfois en situation difficile. Là-bas, ils peuvent suivre des cours à l’université et jouer au rugby. Et puis c’est une pépinière pour le club fanion.
Vous allez également parrainer un joueur. Plutôt un jeune ou le capitaine ?
Vous le saurez bientôt mais ce ne sera pas le capitaine. L’idée de ce parrainage est de créer un partenariat donnant/donnant. Il s’agit d’envoyer des joueurs dans les entreprises pour expliquer le rugby mais aussi leur motivation profonde. ça peut créer de l’enthousiasme dans une société. S’il y en a qui ont un enthousiasme au niveau B, ils pourraient passer au niveau A.
En quoi votre engagement est-il un «projet d’hommes», comme vous l’avez annoncé à votre arrivée ?
Le président Laurent Marti est un gars droit. Il me parait être un homme debout. En plus, il s’engage personnellement. ça l’honore.
Il n’était pas encore question d’argent entre vous et lui le mois dernier...
Ce n’est toujours pas le cas mais ça va se faire...
Avez-vous l’intention d’entrer dans le capital, à moyen ou long terme, ou en fonction du niveau sportif du club ?
C’est clair et net : non. J’ai toujours été en dehors des clubs. Au capital, il faut d’abord s’y connaître.
Propos recueillis par Guillaume Balout

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