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La médiocrité française

Publié le 05 mars 2017 par Le Journal De Personne

Subjectivement, c'est toujours le sentiment qui prend les devants.
Qui nous permet d'aller de l'avant.
De s'emporter ou de l'emporter sur l'environnement.
De vaincre sans chercher à convaincre.
Ce n'est pas l'amour de la sagesse mais l'amour de la folie.
Et inversement. La folie de l'amour. L'amour fou, absolu, inconditionnel.
La Raison est bien entendu tenue à l'écart.

Ni enviée, ni conviée par la folle du logis : qu'on appelle aussi :
La passion. Qu'est-ce que c'est ?
C'est l'excès d'amour ou l'amour des excès.
C'est excessivement excessif comme élan affectif : c'est tout ou rien.
Pas de juste milieu toute l'âme ou rien de l'âme.
Pas de remparts. Et le centre est nulle part.
Ce n'est pas la vérité qui est recherchée, mais l'intensité. Le degré d'intensité.
Ce n'est pas la variété non plus. Mais l'unique et sa propriété.
La rareté, parce que tout véritable amour prétend à ce qui est hors de portée... l'inaccessible toujours en fuite.
Y compris dans l'amour de la patrie, il y a tentation de l'absolu. Désir de l'infini. Folie.
Folle exigence qui donne à elle seule, un sens à l'existence.

Je suis une patriote. Ma patrie, je l'aime à l'extrême.
Et la flamme qui m'anime a toujours été une heureuse et douloureuse alternance entre le sommet et l'abime.
Je préfère encore perdre ma patrie que la voir se perdre. Se banaliser.

Quelle horreur !
Devenir raisonnable, aimable et supportable.
Une citoyenne moyenne par dessus le marché.
Et mener une vie de chienne qui aboie mais ne mord pas.
Parce qu'elle est politiquement polie et poliment muselée.
Elle est condamnée à un juste milieu, sans excès et sans défaut.
Milieu où la quantité règne en maître, en despote éclairé par les vieilles lanternes.
La Raison qui nous garde est elle-même bien gardée, prisonnière de notre médiocrité foncière.
La médiocrité française qui ne voit et n'a jamais vu que le règne de la moyenne.
Des médiocres associés à des médiocres que l'on s'apprête à élire à la tête de ce pays.
Plus de bâton mais des carottes... qui désespèrent ou exaspèrent tous les patriotes.
Depuis Giscard, nous n'avons élu que des bâtards !
Plus personne ne se bouscule pour voter, pour approuver ces vrais reculs et ces faux calculs.
La patrie n'est plus ce qu'on aurait voulu : une devise mais une vulgaire marchandise.
Pitoyable plutôt que désirable...
On ne cherche plus la fin mais le meilleur moyen de rompre avec le règne des fins, des valeurs, de la Grandeur : le français moyen a vendu sa patrie.
Ce ne sont pas nos piètres élus les vrais coupables mais nos piètres électeurs, les seuls responsables.
Ils voteront pour un Macron, c'est indéniable.


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