Magazine Culture

Santa Clarita Diet (Saison 1, 10 épisodes) : desperate zombie

Publié le 12 mars 2017 par Delromainzika @cabreakingnews


Netflix continue de proposer des comédies originales qui sortent du lot. Santa Clarita Diet est la dernière du genre, un mélange de satire surnaturelle et de tout un tas d’autres choses. Si l’idée est fun et que la série se suit de façon très fluide, je crois que j’aurais adoré un peu plus. Drew Barrymore et Timothy Olyphant ont l’avantage de former un excellent duo comique, léger, sans trop en faire. Leur histoire ? Celle d’un couple dans une banlieue paisible qui a ses secrets. Et l’un des plus lourds secrets reste que Sheila Hammond est… un zombie. La façon dont le zombie est traité dans Santa Clarita Diet sort du lot. Ce n’est pas traité de la meilleure façon que The Walking Dead ou encore que Zombieland. C’est une comédie qui sait jouer sur plusieurs terrains à la fois, notamment celui de Desperate Housewives. On retrouve par ailleurs le style de Victor Fresco qui a travaillé par le passé sur l’excellente mais peu connue Better Off Ted. La série sait être drôle et même plus encore. Le gag du vomi, qui permet à l’histoire de débuter, est un moment qui donne directement le ton de la série. Cela sera bourré de trucs complètement fous et dingues avec des rencontres qui vont forcément changer la vie de notre petite famille d’agents immobiliers. Nous avons à côté de Sheila… Joel incarné par Timothy Olyphant. Les deux savent échanger de bonnes répliques et l’on sent l’alchimie se construire au travers des dix épisodes.

Si cela peut être très court au premier abord, je trouve qu’il ne fallait pas plus pour la saison. Si Netflix ne s’est pas encore prononcée sur le renouvellement de Santa Clarita Diet, j’ai bien envie d’en voir beaucoup plus, car la série le mérite et qu’elle a encore du potentiel. A chaque épisode, une nouvelle histoire rocambolesque arrive à nos héros. Que cela soit le meurtre pour nourrir Sheila d’un automobiliste, le proviseur de l’école d’Abby - la fille de Sheila et Joel -, le voisin qui a des secrets qu’il préfère bien enfouir, le voisin flic qui ne comprend pas ce qui arrive autour de lui, etc. Et c’est tout un tas de choses de ce genre là que la série parvient à utiliser à sa façon. Drew Barrymore est la pièce maîtresse de cette comédie. Elle retrouve ses racines de comédie, même si ce n’est pas comme Winona Ryder avec Stranger Things. Mais au delà de ça, l’actrice s’amuse encore et encore, jusqu’à ce que la série nous propose des apparitions presque meta. Notamment celle de Portia de Rossi qui est forcément une référence à l’autre série de Victor Fresco : Better Off Ted. Et la série sait créer des gags, parfois un peu ridicules et too-much, mais c’est aussi pour ça que j’ai apprécié le voyage. J’ai enchainé les épisodes sans jamais avoir envie de quitter l’univers de Santa Clarita.

Cet univers coloré me rappelle tellement Desperate Housewives sur certains points que c’est justement ce qui fait le succès de Santa Clarita Diet. La série est capable de mélanger tout un tas de choses, notamment ses mystères surnaturels avec des intrigues beaucoup plus terre à terre qui pourraient s’appliquer à n’importe quelle comédie familiale qui raconte un traumatisme qui a été vécu par des personnages. Santa Clarita Diet est parfois étrange mais c’est une comédie qui fonctionne car elle sait très bien comment s’y prendre et je pense que l’on ne pouvait pas mieux espérer. Alors oui, Santa Clarita Diet n’est peut-être pas aussi réussi que Ash vs. Evil Dead ou même que sa « parodie » Stan Against Evil. Les personnages et les situations sont assez cartoonesque, de la façon dont Better Off Ted l’était déjà pas le passé. Les personnages ont tous un intérêt dans l’histoire, même la fille Abby qui aurait pourtant pu être un personnage ennuyeux. Au contraire, elle se révèle elle aussi, petit à petit, et parvient alors à nous proposer quelque chose qui sait sortir du lot. Santa Clarita Diet repose donc en grande partie sur son casting, très réussi, qui nous donne l’impression de vivre autre chose, ou en tout cas quelque chose que je n’avais pas imaginé au premier abord. Je retrouve le Timothy Olyphant que j’adore quand ce dernier joue la comédie, la Drew Barrymore que je n’avais pas vu aussi inspirée et en forme depuis un bon bout de temps.

Même Ricardo Chavira (actuellement dans Jane the Virgin), permet de faire une référence intéressante à Desperate Housewives. Lui qui incarnait Carlos Solis dans la série de ABC, joue ici un voisin qui commence à en avoir un peu marre de son petit couple d’agents immobiliers modèles d’à côté. Finalement, tout ce que Santa Clarita Diet tente de nous raconter n’est peut-être pas impérissable mais globalement il y a de bonnes idées et l’on garde alors de bons moments passés, à rire, sourire et peut-être même plus. Même le côté gore s’avère plus drôle que dégoutant.

Note : 6.5/10. En bref, Netflix continue sur la bonne lancée.


Vous pourriez être intéressé par :

Retour à La Une de Logo Paperblog

Ces articles peuvent vous intéresser :

A propos de l’auteur


Delromainzika 16081 partages Voir son profil
Voir son blog

l'auteur n'a pas encore renseigné son compte