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Le très attendu Ghost in the shell fait mouche

Publié le 23 mars 2017 par Tanja @HaKo_niwA

Scarlett Johansson plays The Major in Ghost in the Shell from Paramount Pictures and Storyteller Distribution Co. in theaters March 31, 2017.

Mardi 21 mars je suis allée à l’avant-première de Ghost in the shell organisé au Grand Rex. Étaient présents ce soir là : Scarlett Johansson, Juliette Binoche, Michael Pitt, Pilou Asbaek ainsi que le réalisateur Rupert Sanders (Blanche-Neige et le Chasseur).
Dès l’annonce de la mise en chantier du film les critiques se sont élevés. Tout d’abord car le projet était américain. Certes on se souvient tous le l’immonde Dragonball Evolution, mais restons positif. Puis, il y a eu l’annonce qui fit grand bruit Scarlett Johansson reprenait le rôle du major Kusanagi. Whitewashing ou pas ? Masamune Shirow et Mamoru Oshii ont eux-mêmes approuvé le choix de Scarlett. Et pour cause l’aspect humain n’est pas vraiment important dans GITS, ce n’est qu’un réceptacle après tout.
Même lorsque les bandes annonces sont sortis c’était le même problème. A la manière de Ghostbusters 2016 la foule d’internautes déverses sa haine avant même d’avoir vu le produit fini. J’avoue être dépasser car ça ne reste que des films rien de plus.

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Photo : Paramount Pictures‏

Nous avons cru ne jamais rentrer à temps dans la salle. Nous avons fait la queue pendant plus d’une heure tout en regardant l’arrivée des acteurs sur Instagram. Une fois le tapis rouge terminé le rythme c’est enfin accéléré. A peine quelques minutes après le cast arrivait sur scène. Je vous épargne ma photo avec des fourmis floues… La photo du twitter de Paramount c’est mieux. Ce fut rapide mais c’était génial de voir Scarlett Johansson en vrai, même en tout petit. Petit cadeau surprise des sachets de Pop-corn venant du magasin de la star était offert au publique. Une attention sympathique.

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Ghost in the shell

Synopsis : Dans un futur proche, le Major est unique en son genre : humaine sauvée d’un terrible accident, son corps aux capacités cybernétiques lui permet de lutter contre les plus dangereux criminels. Face à une menace d’un nouveau genre qui permet de pirater et de contrôler les esprits, le Major est la seule à pouvoir faire face. Alors qu’elle s’apprête à affronter ce nouvel ennemi, elle découvre qu’on lui a menti : sa vie n’a pas été sauvée, on lui a volé. Rien ne l’arrêtera pour comprendre son passé, trouver les responsables et les empêcher de recommencer avec d’autres.

Avis : Pour commencer je n’ai pas été déçue. Je ne dis pas que c’est le film SF de l’année, mais il n’est très certainement pas le mauvais film annoncé. Les questionnements de Masamune Shirow sur la robotique, IA et l’âme sont bien présents. Le Major est tiraillée entre son ghost, son passé, et ce qu’elle est réellement.

C’est plus balisé et grand public que les films de Mamoru Oshii qui a tendance à perdre une partie des spectateurs en route. Ça plaira, comme ça déplaira. Au revoir les lenteurs, bonjour action. Il y a tout de même des jolis moments comme lorsque le major va voir une humaine pour « toucher » car elle veut comprendre ce que cela fait. Elle a beau avoir un cerveau, elle reste en partie une machine.

Le film nous plonge dans un univers futuriste multi-culturel et multi-ethnique. Le casting est international ce qui rend le film intéressant. Les décors s’inspirent en grande partie de Hong-Kong, une étouffante et tentaculaire. Elle a de faux air de Blade runner.

Scarlett Johansson est magnifique dans le rôle du major. Énigmatique, charismatique, elle incarne à la perfection Mokoto. J’ai bien aimé que Takeshi Kitano parle exclusivement en japonais, il est d’ailleurs excellent dans le rôle d’Aramaki. Il s’impose en quelques phrases, un regard sombre et des réflexes de yakuza. Beat Takeshi n’a rien perdu de sa superbe. La bonne surprise c’est Pilou Asbæk un acteur Danois qui est parfait dans le rôle de Batou. J’ai apprécié qu’il prenne plus d’épaisseur en apprenant comme il a acquis ses yeux cybernétiques. Notons aussi la présence d’une Française, Juliette Binoche, dans un registre où on ne l’attendait pas.

La musique ne rivalise pas avec celle de Kenji Kawai autant vous enlever le doute tout de suite, c’est donc avec un certain bonheur que le thème principal qu’il a écrit pour Oshii soit en ouverture du générique de fin.

Pas de Tachikoma en vue (soucis de droit d’auteur ?), mais on se consolera avec un robot araignée assez destructeur.

Rupert Sanders garde à l’esprit l’héritage de Ghost in The Shell et a écrit un nouveau chapitre de cette saga. Il n’y a peut-être apporté de nouveauté, mais il a été très précautionneux avec ce qui avait déjà été fait. Gardant même des séquences du film d’Oshii ainsi que ses gimmicks en clin d’œil : le basset et quelques oiseaux.

Ceux qui attendait le film pour le taper, vont le taper, je ne me fais aucun soucis là dessus. Pour ceux qui veulent voir un bon film de SF vont être ravis. En tous les cas j’ai passé un bon moment. Il m’a donné envie de me replonger dans cette série qui a bercé mon adolescence. 

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  • Bonus

C’est l’année Ghost in the Shell. All the anime ressort quasiment l’intégral de la saga à savoir le premier film Ghost in the shell dans trois éditions en version remastérisée. Puis la série Ghost in the Shell Stand Alone Complex sortira cet été dans plusieurs éditions, mais il faut compter aussi sur la série d’OAV Ghost in the Shell:Arise, ainsi que Ghost in the Shell:The Movie.

Sachez que Innocence : Ghost in the Shell 2 est disponible sur Netflix ainsi que Ghost Pain et Ghost Whispers (Deux premières OAV de Ghost in the Shell:Arise).

De son côté Glénat sort aussi une « perfect edition » du manga Ghost in the shell, le premier tome vient de sortir il y a quelques jours.

Pour les plus curieux les Éditions IMHO ont édité en 2012 Mamoru Oshii, rêves, nostalgie et révolution de Julien Sévéon. Exhaustif et divertissant, cet ouvrage part à la découverte de l’univers de Mamoru Oshii et des grandes thématiques qui constituent son œuvre. Ce livre est toujours disponible à la vente pour le prix de 26€.


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