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21 peintres français ont exposé en Hongrie

Publié le 15 avril 2017 par Podcastjournal @Podcast_Journal
Rédacteurs et stagiaires: cliquez sur cette barre pour vous connecter en back-office de la rédaction! Recherche par tags (mots-clés) Recherche d'évènements (agenda) Pascale Courbot-Lehalle est née à Alger en 1941. Cette artiste-peintre voue depuis l’enfance une véritable passion à son art, son métier. Pour elle "les artistes sont des ponts, des passe-murailles, c’est l’unique dialogue qu’il reste entre les gens quand il y a les fusils et les canons". "Quand on peint, on est en osmose, on y dévoile quelque chose d’intime", poursuit-elle.

Elle est mariée au journaliste Thomas Schreiber, décédé en janvier 2015. Français d’origine hongroise, son mari a travaillé à RFI, l’Express, et devient envoyé spécial du journal Le Monde et de Radio France pendant la révolution hongroise de 1956. Sur place, il est le seul journaliste français parlant hongrois et en tant que correspondant officiel il est très écouté. "Mon mari a consacré sa vie à cette conciliation entre la France et la Hongrie", confie Pascale Courbot.

Le couple tisse des relations avec la Bulgarie, pays dans lequel Pascale Courbot expose plusieurs fois, mais aussi, naturellement, avec la Hongrie et les époux Karolyi, Angelica et Georges, que son mari Thomas Schreiber connait très bien. "Les Karolyi habitaient dans le 7e arrondissement de Paris, à côté de chez nous, nous partagions souvent des repas ensemble", raconte Pascale Courbot. Des années plus tard, les Karolyi reprennent le château de Fehérvárcsurgó et décident d’en faire un centre culturel européen. Georges devient par la suite ambassadeur de la Hongrie en France. Parallèlement, Barbara GB. de Zsitvaÿ, une artiste d’origine hongroise établie depuis longtemps à Paris décide de se consacrer entièrement à sa passion pour la peinture. En recherche d’un solide enseignement, elle se tourne vers l’Académie de Port Royal, structure nécessaire à sa maturation technique. Elle gagne le grand prix de l’académie en 2015 et devient la présidente de l’association Arts et Society.

Barbara GB. de Zsitvaÿ décide ensuite d’organiser une exposition avec une sélection d’artistes-peintres contemporains de l’Académie de Port Royal au château de la fondation Karolyi, château de la famille Karolyi qu'elle connait bien. Pascale Courbot déclare: "C’est tout naturellement que j’ai accepté de participer à l’exposition, il faut encourager ces initiatives qui participent aux relations entre la France et la Hongrie et continuer à faire des expositions 3-4 fois par an". Ce qui séduit l’artiste-peintre durant son séjour en Hongrie lors de l’exposition, c’est la beauté de Budapest. "Ce qui m’a frappé c’est le dynamisme de la reconstruction", raconte-t-elle. L’artiste s'y rend avec sa petite-fille, passionnée par la Hongrie et par amour pour son grand-père hongrois Thomas Schreiber. Le vernissage a débuté le 31 mars 2017 et s'est terminé par un concert de flûte de pan qui a enchanté les artistes présents.

Pendant l'exposition, il y a eu beaucoup de monde, des Hongrois principalement. "Cette exposition a permis aux artistes de se rencontrer, de se connaître, malgré une certaine rivalité qu'il y a entre nous", raconte Pascale Courbot. Les tableaux étaient exposés dans la cave du château, une jolie cave voûtée, éclairée et envoûtante avec ces toiles aux couleurs chatoyantes. Inutile pour Pascale Courbot d’expliquer la signification de ses toiles, les Hongrois saisissent immédiatement le sens de ses tableaux: "les gens savaient ce que mes tableaux représentaient, ils sont restés devant les toiles un long moment". Son triptyque millénaire commence par un tableau intitulé l’empire éclaté, en rapport direct avec le traité de Trianon. "Ce tableau représente la Hongrie telle que mon mari m’en parlait", c’est une peinture à l’huile avec une inclusion photographique. Le second, appelé "Pont de la liberté" est le symbole de ce qui réunit et qui sépare, "ce sont ces ponts que l’on a fait sauter mais aussi ceux qui rapprochent deux pays, deux nations". Enfin le dernier, intitulé "Les mouettes du Danube" représente la liberté, "les oiseaux rejoignent les rives", ajoute l’artiste. Elle conclue: "Je trouve très bien que cette exposition ait eu lieu au château de la fondation Karolyi, car le couple a fait beaucoup pour la Hongrie, ils ont fait beaucoup de sacrifices". Les tableaux de la peintre ne sont pas à vendre, ils sont restés au château et ont rejoint les œuvres de son mari.

La vidéo ci-dessous présente l'ensemble des artistes de l'exposition.


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