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Une campagne présidentielle française tourbillonnante

Publié le 16 avril 2017 par Podcastjournal @Podcast_Journal
Rédacteurs et stagiaires: cliquez sur cette barre pour vous connecter en back-office de la rédaction! Recherche par tags (mots-clés) Recherche d'évènements (agenda) Le fringant jeune homme perd de sa superbe, il est vrai qu’il est difficile de tenir la distance en courant plusieurs chevaux à la fois. On ne peut être pour tout et son contraire dans une même phrase très longtemps, même les moins avertis s’offusquent à moyen terme d’être pris pour des imbéciles. Le sauveur des extrêmes doit comprendre que le Marais n’est plus à l’ordre du jour pour l’instant. Pousserons-nous la provocation à penser que le soutien de Cohn-Bendit y est pour quelque chose dans cette baisse de popularité? Bien sûr que non…

L’électeur français veut que cela bouge, il ne sait pas quoi exactement, mais il est tellement las, qu’il attend une révolution qui l’effraye à juste titre en même temps. Du côté de Le Pen, il semble sidérant que celle-ci arrive à s’en sortir aussi facilement face aux médias, quand on sait le profil idéal qu’elle offre pour être lynchée. Le traitement qui lui est réservé est loin d’être comparable à celui qui est fait à Fillon. Lequel il est vrai, a largement prêté le flanc. On a découvert les bassesses matérielles et les mesquineries d’un homme, on aurait aimé en savoir plus sur celle qui représente somme toute l’extrême droite française, rappelons-le. On est en droit d’ailleurs de se demander pourquoi cette clémence et qui en profite?

Hamon est si lisse qu’il ne semble intéresser personne, pas même les électeurs d’après les sondages et c’est ce qui est évidemment le plus ennuyeux pour lui. Pourtant le personnage n’est pas moins victime de ses contradictions que d’autres. Mais il semble déjà hors course, dépassé qu’il est par les représentants des extrêmes qui sont si appréciés durant cette campagne. Ce n’est évidemment pas un bon signe pour notre démocratie qu’il est encore une fois manifestement urgent de réinventer.

Et enfin le sauveur apparait en la personne de Mélenchon qui on ne sait trop comment, a réussi à faire croire que le vieux trotskiste qu’il était, avait évolué et atténué son discours. Il est vrai que les médias de gauche se sont enfin réveillés et ne parlent plus que de lui au point que Le Figaro le fait passer pour un démon, rentrant ainsi allègrement dans leur jeu. Malheureusement pour lui, on commence à souffrir de la faim au Venezuela et évidemment son admiration sans bornes pour les régimes autoritaires sud-américains semble tout-à-coup un tantinet maladroit et surtout dépassé. Il est vrai que ses électeurs sont plutôt jeunes et qu’en l’occurrence on ne peut pas leur reprocher d’avoir la mémoire courte. Mais cela n’empêche pas la connaissance de l’histoire. Et Mélenchon et son équipe d’universitaires d’extrême gauche semblent prêts à nous conter des histoires, surtout de celles qui finissent mal.

Concluons nos propos quelque peu désabusés par les sondages dont la fiabilité est régulièrement remise en question. A juste titre d'ailleurs, vu les pronostics erronés qui se sont succédés ces derniers temps. Fiabilité remise en cause car derrière chaque question justement, on semble découvrir qu’il y a volonté de manipulation et que ladite question est posée de telle façon que la réponse doit satisfaire celui qui a payé le sondage. Quelle surprise! Vu le prix de ces sondages, on se souvient de l’affaire des sondages de l’Élysée sous la présidence Sarkozy, c’est le moins que peuvent faire les maisons de sondage qui appartiennent aussi à de grands financiers et industriels…

Ce tableau dressé, on souhaite bien du courage à l’électeur pour savoir quoi faire si ce n’est, ne pas jouer le jeu de ce système en refusant d’y participer.


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