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Robin Foster : Empyrean - 2017

Par Obiwanagain

Robin Foster : Empyrean - 2017

Robin Foster est un lien culturel à lui seul : de l'art tout simplement.

En composant un album fait de 10 voyages musicaux, il nous écrit une nouvelle littéraire où tout au long de ses notes, des images naissent tel un Vermeer musical, une ambiance particulière spécifique à des scènes de Twin Peaks de David Lynch.

Et voilà en 40 minutes, Robin Foster nous dévoile toutes les émotions, les sensations, les images que chacun d'entre nous peut ressentir en découvrant une œuvre (une peinture, un livre, un film...). Tout cela EST.....dans sa musique.

Que dire de plus....

Cet album mélange tous les styles musicaux, post rock, pop, trip hop, ambient,
Et cela en seulement 10 titres j'ai envie de dire.

-Hercules climb the White mountain est une bonne introduction, elle place l'ambiance; une nappe de synthé sur laquelle les guitares viennent placées leurs accords mélodiques.

-Électronic weapons, c'est Robin Foster qui nous dit : "Eh! Non! Ce ne sera pas que du post rock!". Dans ce 2e morceau, l'auditeur découvre qu'il est capable réellement de nous mélanger tous les styles. Il fait juste......de la musique. Et c'est juste!

-Everlast : là encore on entend Robin : "et oui il y a aussi la voix d'une chanteuse qui vient se poser".
On est dans de la Pop music et c'est bon ça!
Tout est bien posé, bien huilé, propre et soigné.

-Roma : ou pour ceux qui connaissent bien Robin Foster, c'est un morceau que l'on a pu découvrir en 2015; lors d'une publicité réalisé par son ami Sean Ellis pour les bijoux Cartier (avec au passage la magnifique Anne Charrier).
Le titre a été modifié bien sûr. Là où dans la publicité, il faisait monter l'intensité tout en douceur, en subtilité mélancolique, ici il décide de finir en puissance avec une accélération du tempo, une batterie qui vient surprendre les connaissances que nous avions du titre de 2015.

-Argentina : titre rock énergique, subtile, que dire de plus, il annonce une suite à la hauteur.

A mi parcours, Robin Foster a déjà réussi par le biais de ses mélodies, ses nappes de synthé, son jeu de guitare, à nous plonger, rien qu'en fermant les yeux si besoin est, dans des contrées imaginaires.

-Empyrean : c'est le charme tout en simplicité et en efficacité et tel Kaa du livre de la jungle, il nous hypnotise nous donnant l'envie de "lui faire confiance" pour la suite.

-Vauban, nous emmène à Brest, nom d'une salle où Robin Foster a souvent joué pour son public. Pour moi, ce morceau est une marche Fosterienne où la puissance mélodique de la guitare contrôle nos pas.
-Man on fire : une légère touche électro, une ambiance calme et sereine, tout en subtilité encore, tous les genres y ont leur passage.

-The hardest party : 2e chanson avec sur celle-ci la voix de Pamela Hute.
Une introduction tout en finesse, un placement intelligent des instruments pour qu'arrive le dernier essentiel à l'émotion : la voix.

-In Ghent : c'est l'apothéose!!!
Quelle maitrise mélodique, je ferme les yeux et de grandes bouffées d'émotions, les plus diverses et différentes les unes des autres, viennent m'envahir!

Hallucinant!

Il y a du Morricone en Robin Foster !

Je ne saurais que dire sur ce morceau et pourtant je viens d'essayer....
C'est simple, à la fin de celui-ci, j'étais en larme... j'ai pleuré, submergé parce qu'avait révélé en moi cette musique.
Et je vous en assure que je n'en ai fait pas trop...

J'ai d'ailleurs posté sur sa page Facebook ce message : "In Ghent, merci j'ai pleuré"

Robin Foster a la capacité de mélanger, de passer d'une émotion à une autre avec une facilité déconcertante. C'est un album tout en émotion et ce n'et pas une surprise mais une nouvelle confirmation.
Il y a de la mélancolie, un nombre de ressentis phénoménale, une musique qui vient du cœur, c'est indéniable.


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