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Réflexions sur la Rat Race (7/13)

Publié le 18 juillet 2017 par Chroom

Une fois un lecteur me questionnait à propos de l’indépendance financière : quel plaisir peut-on retirer de se prélasser, ne rien faire, s’abandonner à la paresse ? Cela va un moment, 2-3 semaines maximum, le temps de vacances au bord de la plage, mais comment peut-on envisager de vivre ainsi pour le restant de ses jours ?

Qu’on se comprenne bien, le but ici est tout sauf une démarche passive. Le chemin pour y parvenir tout d’abord nécessite de la clairvoyance, de l’abnégation et une vision à long terme. Il représente également un véritable changement dans sa manière de vivre, notamment de consommer.

Bien avant d’être rentier, on adopte les principes d’une vie plus frugale, sans nécessairement toutefois se priver de tout. Mais au-delà de ça, l’objectif de l’indépendance financière n’est pas forcément de faire moins.

Cela peut l’être certes, surtout quand on a donné de sa personne à outrance durant sa carrière professionnelle. Mais c’est surtout de faire mieux, c’est-à-dire de manière plus consciente, moins automatique, plus en adéquation avec ses valeurs profondes.

S’il s’agit de profiter des plages, des soleils couchants ou levants, alors on le fait, en savourant chacun de ces instants. Alors qu'on a peut-être usé durant sa vie de travailleur les chaises longues pour se remettre physiquement et psychologiquement de longs mois de labeur, durant sa vie de rentier on en profite parce que c’est comme ça qu’on l’a décidé. La démarche est tout sauf passive.

Au contraire, c’est le rat de laboratoire qui est passif, répondant aux stimuli des expérimentateurs. L’indépendance financière requiert du rat qu’il se reprenne en main et qu’il choisisse sa destinée.


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