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« opération tacaud, première opex » par yves cadiou (2007).

Par Francois155

Pour ceux qui ne connaîtraient pas encore le témoignage d’Yves Cadiou, un petit préambule en forme de conseil : allez sur le site armées.com, à l’adresse suivante, puis imprimez le document (voire reliez-le pour pouvoir le conserver dans vos archives). Vous pourrez ainsi le savourer tranquillement. Quarante-neuf pages, format A4, en particulier de cette densité, mieux vaut pouvoir les lire sur papier que face à un écran.

- Introduction en forme d’hommage au soldat français d’aujourd’hui.

Il y a déjà longtemps que je voulais présenter à mes lecteurs ce texte superbe, passionnant, hautement instructif dont, à vrai dire, la consultation attentive est aujourd’hui plus que jamais nécessaire parce que hautement revigorante.

Je suis en effet las, en ces temps où l’actualité est propice (du moins un peu plus que d’habitude) aux discussions sur les questions militaires, de lire ou d’entendre de manière récurrente cette sempiternelle question émanant des esprits forts souhaitant clore le débat : « et puis de toute façon, c’était quand la dernière fois que l’armée française a gagné une guerre toute seule ? », le tout énoncé d’un air entendu qui en dit long… Outre le caractère un peu vain, sur le fond, de l’interrogation, c’est ce qui est bien souvent sous-entendu en creux qui me navre réellement. En gros, armée française = ramassis de troufions pas très futés commandés par des officiers limites incompétents, mais fort imbus d’eux-mêmes. Par ce raccourci assez sot, les petits malins passent par pertes et profits tout ce qui fait la grandeur de notre Armée, en particulier dans ce qu’elle a pu accomplir récemment et que, bien souvent, ils ignorent de toute manière.

Entres autre chose, je me suis toujours efforcé dans ces pages de démontrer que, si nos troupes n’ont plus récemment participé à ces grandes boucheries héroïques qui semblent faire le bonheur de certains de mes contradicteurs, elles comptent en leur sein une multitude d’éléments de valeur qui savent ce qu’est le feu et, d’une génération à l’autre, se transmettant ce savoir avec honneur et fierté, perpétuent la gloire et l’éthique du guerrier français. Nous n’avons plus (mais pour combien de temps encore ?) de « Grandes Guerres », Dieu merci, mais nous avons désormais « les Opex », ces déploiements lointains qui, s’ils ne sont plus aussi couteux qu’autrefois en vies humaines (du moins dans nos rangs), n’en sont pas moins gourmands en soldats courageux, en sous-offs attentifs, en chefs compétents et au fait des devoirs qui leur incombent.

Sur les monuments aux morts de nos villages, de nos quartiers, les noms des braves récemment tombés au loin ne figurent généralement plus au côté de ceux de leurs frères des deux guerres mondiales : on se contente d’un pudique « TOE », pour théâtre des opérations extérieures, sans mention de patronymes. Ils se donnent pourtant la main, par-delà les âges, ces guerriers qui ont tous le même point commun : avoir poussé leurs derniers souffles, ou reçu l’ultime blessure, revêtu d’un uniforme de l’armée française.

« Le feu tue », à Verdun comme à Sarajevo, sur les pentes du Monte-Cassino comme aux confins du Soudan, en Algérie comme en Côte d’Ivoire, dans la poche de Colmar comme à Kaboul ; il tue, manié par des ennemis toujours différents, mais finalement toujours les mêmes soldats français, de loin en loin héritiers d’un même corpus de connaissances, d’attitudes et d’engagements. Le feu de l’adversaire tue toujours aussi efficacement ceux qui acceptent de mourir pour la France.

Et c’est la même trouille, pareillement surmontée, qui étreint tous ces hommes (et ces femmes, aujourd’hui) au moment de monter la garde ou à l’assaut, de patrouiller ou de s’interposer, de montrer sa force et de l’utiliser le cas échéant, quel que soit le champ de bataille et le visage de l’ennemi.

Comment leur faire comprendre, à tous ces braves gens, que le courage, individuel et collectif, est le même, qu’on participe à des combats de grande envergure en rase campagne qui nécessitent un comptable pour en faire les bilans ou à une escarmouche aussi brève que violente dans les ruelles hostiles de quelque bourgade lointaine ? C’est un peu dans ce but, mais surtout pour rendre hommage à nos guerriers d’aujourd’hui, que j’ai déjà à deux reprises (sur les combats de Vrbanja et ceux de Mogadiscio), tenter de retranscrire le plus fidèlement possible les exploits contemporains de nos troupes. Récits de seconde main, bien sûr, se basant sur des témoignages et des sources ouvertes.

Yves Cadiou, lui, nous fait l’honneur, dans son texte, de nous livrer un témoignage vécu, une relation précise de ce que le soldat français d’aujourd’hui est capable d’accomplir au feu, loin de chez lui et des siens, sachant pourtant que sa gloire restera probablement ignorée des esprits forts qui, ne jurant que par les grands massacres du passé, posent des questions aussi incongrues et désarmantes que : « et puis de toute façon, c’était quand la dernière fois que l’armée française a gagné une guerre toute seule ? ».

- « Opération Tacaud, première Opex », contexte et récit.

En 1978, la France intervient au Tchad, officiellement pour désarmer les « troupes » du Frolinat (Front de libération nationale du Tchad), en fait une collection de brigands armés en abondance par des « conseillers » Libyens : AK-47, RPG-7, mortiers de 81 et de 120, canons SR de 106, mitrailleuses lourdes de 14,5 montées sur véhicules tous terrains, et même de redoutables SAM-7…

En face, le soldat français n’est pas aussi bien armé qu’aujourd’hui. Le capitaine Yves Cadiou, qui commande la Première du Grand Trois (la 1ére compagnie du 3éme Régiment d’Infanterie de Marine), n’a à sa disposition que des fusils MAS 56, des PM MAT-49 (dés qu’ils le pourront, les marsouins troqueront ces armes au calibre insuffisant contre de robustes AK de prise), des FM AA-52. Les seules armes d’infanterie modernes de la compagnie sont les touts nouveaux FRF-1 de précision et les LRAC de 89mm.

Mais dans cette aventure que nous conte l’auteur, les Français ont aussi quelques atouts dans leur jeu. Matériels, tout d’abord, avec les tubes de 105 (datant de la Seconde Guerre mondiale) des Bigors, les AML-90 du 1er Régiment Étranger de Cavalerie (REC) et les avions Jaguar d’appui-feu. Moraux, surtout, car ce sont des soldats professionnels, tous volontaires, des guerriers de métier, une espèce rare en ces temps de conscription, que va devoir affronter un ennemi plus à l’aise pour rançonner les civils que pour combattre des troupes disciplinées.

L’armée française est alors formatée tout entière pour s’opposer au Pacte de Varsovie dans un environnement centre-Européen. Pour cette première OPEX, rien n’a été prévu à l’avance et il faut improviser, ou plutôt renouer avec un passé qu’on croyait définitivement révolu.

Les obstacles ne manquent pas :

- L’appui politique est chancelant : avant l’assaut final sur la position rebelle, les hommes devront patienter trois heures en plein soleil, dans le désert, en attente du feu vert des décideurs parisiens. Un combattant, frappé d’hyperthermie, devra être évacué d’urgence pendant cette pause inutile.

- La logistique est gravement incertaine, voire baroque : nourritures, eau, médicaments, carburants et munitions manquent souvent. Pour les deux premiers, on peut se ravitailler sur place, car les locaux sont favorables aux Français. Les autres fournitures doivent être économisées. En plus de leurs moyens organiques, les hommes réquisitionnent tous les véhicules de transport (non blindés et non armés…) qu’ils peuvent trouver à Ndjamena avant de prendre la route dans le désert. La batterie de 105 qui doit appuyer l’assaut final contre plusieurs centaines d’ennemis retranchés dans un village dispose d’une dotation de… 17 obus. A contrario, des JVN, équipements ultramodernes pour l’époque, sont livrées aux troupes. Problème : leurs batteries ne se rechargent que sur du 220 volts or, au Tchad, tout fonctionne au 110… Le temps de toucher un groupe électrogène à essence, la bataille était terminée.

Car les Français, bien renseignés par la population locale tandis qu’ils cantonnent à Ati, une bourgade qui a déjà fait l’objet de durs combats contre les rebelles le 20 mai[1], surprennent l’ennemi retranché dans la localité de Djeddaa. De là, les Frolinat espéraient reprendre Ati puis poursuivre vers Ndjamena et la victoire finale. Ils ne pensaient pas que les Français passeraient à l’offensive, ce en quoi ils se trompaient lourdement.

C’est cette bataille que nous raconte Yves Cadiou dans ce qui est le cœur de son texte : le 31 mai 1978, sa compagnie (la Première du Grand Trois), épaulée par la Troisième, le 1er escadron du 1er REC et la 1ère batterie du 11éme RAMa montent à l’assaut du village de Djeddaa et en délogent les éléments Frolinat qui s’y étaient réfugiés. Dans une palmeraie voisine, un parti rebelle attend les Français qui débouchent de l’agglomération et les accueille à coup d’obus de 106. Mais le commandement français avait connaissance de cette présence : la palmeraie est prise en tenaille par les deux compagnies d’infanterie qui s’installent pour la nuit et tiennent toute la zone sous leur feu. Entre les arbres clairsemés, à côté des tués pendant l’assaut initial, des armes jonchent le sol. Tout « rebelle » qui tente d’en ramasser une fait l’objet d’un tir de semonce. S’il persiste, il tombe à son tour sous les balles des tireurs d’élite ou des mitrailleurs. La mission initiale est de « désarmer »… De nombreux ennemis supplémentaires perdront ainsi la vie dans la palmeraie avant qu’ils ne renoncent et se replient.

Au petit matin, c’est fini. Les Français rentrent à Ati, victorieux. Parmi la troupe, seuls des blessés légers sont à déplorer. L’un des deux Jaguar engagés dans l’opération, touché par des tirs de mitrailleuse lourde, s’est écrasé sur le chemin du retour, mais le pilote a pu s’éjecter (un SAM-7 sera lancé également depuis les positions ennemies, mais ne pourra verrouiller sur sa cible). Les rebelles ont laissé plus d’une centaine d’armes de tous types sur le terrain. Dans la population, le bruit a couru : les Frolinat ont été chassés de la région. Les femmes retournent aux puits, les hommes reprennent leurs existences, leurs travaux. La stabilisation peut commencer…

Mais si le récit de la bataille pour Djeddaa est le point d’orgue du texte d’Yves Cadiou, il n’en est pas, de loin, le seul intérêt. « Opération Tacaud, première Opex » nous relate également, avec infiniment d’humanité et de pudeur, la fraternité des armes, les relations des soldats avec les habitants locaux, écrasés par l’insécurité et la violence, les devoirs du chef sur le terrain, le dévouement de la troupe. Il témoigne aussi de la débrouillardise, du courage de ces Marsouins, glorieux prédécesseurs de nos soldats professionnalisés d’aujourd’hui, mais aussi de l’incompréhension de certains chefs d’alors pour ces opérations marginales que sont les « Opex ». Il parle de ces « trente secondes » qui font le guerrier, la demi-minute de feu qui métamorphose le soldat instruit en combattant aguerri. Il nous raconte les atermoiements du politique, trop peu au fait des questions dont il a pourtant la charge suprême.

Enfin, superbe testament à destination de ces camarades passés comme de ceux d’aujourd’hui, il rappelle à tous ses frères d’armes l’impérieuse nécessité qui est la leur de témoigner, pour transmettre aux plus jeunes leur savoir et leur expérience.

- Quelques citations :

Le texte est remarquablement écrit. Yves Cadiou, St Cyrien, littéraire, est de ces officiers qui manient la plume avec autant de soin que le glaive. La narration est suffisamment précise et habile pour permettre au lecteur de suivre les faits tout en autorisant à l’auteur des digressions, des réflexions qui s’intègrent harmonieusement au contenu, l’enrichissent sans couper les fils de l’aventure.

Plutôt que de le résumer avec un talent moindre, je préfère laisser au capitaine Cadiou la parole en reproduisant quelques extraits de son œuvre. Ces bribes ont été choisi tout à fait subjectivement et certains pourraient en préférer d’autres, mais elles sont révélatrices du fond du texte et donneront, je l’espère, envie de le lire dans son intégralité

Sur l’Afrique et la sécurité indispensable à la stabilisation :

« Ces gens-là sont valables, au Tchad, comme certainement dans les pays voisins. Ils n’ont besoin que de sécurité : donnons-leur la sécurité et ils feront le reste, élevage, agriculture, artisanat, commerce. L’on ne fait rien si l’on sait que l’on sera dépossédé des résultats de son travail. Mes réminiscences d’Histoire de France me disent que la situation d’insécurité était la même chez nous, il y a peu de siècles, jusqu’à ce qu’un roi (…) décide d’en finir avec les bandits de grand chemin. Par la force des armes. Les périodes de prospérité ont toujours été d’abord fondées sur la sécurité. »

Sur l’Armée française et la transmission de ses traditions militaires :

« Les bandes du frolinat sont un ramassis, comme en d’autres pays les milices et autres « gardes »(…). Quant à nous, Armée française, nous qui sommes la plus ancienne armée du monde (j’écarte, parmi les pays qui avaient plus de mille ans d’Histoire, ceux qui au 20éme siècle ont fait table rase du passé), nos références sont Brennus, Clovis, Jeanne d’Arc, Bayard, d’Artagnan, Lafayette, le capitaine Marchand, Lyautey, Leclerc, Monsieur Lebon et beaucoup d’autres. Pour ne pas perdre nos références, du passé ne faisons pas table rase.

C’est en pensant à Monsieur Lebon, père de mon caporal, que j’écris cette histoire. Et c’est aussi en pensant à vous, Mon jeune capitaine que je ne connais pas et qui commandez aujourd’hui la Première du Grand Trois : j’espère que mes souvenirs, alors que j’ai quitté depuis plus de vingt ans le service des armes, vous seront utiles.

De cette parcelle d’histoire de la Première du Grand Trois, vous tirerez les enseignements que vous voudrez tirer. Parce que les circonstances et les moyens changent, mais les principes d’action et les âmes ne changent pas. »

Sur les trente secondes :

« Le colonel me dit : « Entre quelqu’un qui n’a jamais connu le feu et quelqu’un qui connait déjà le feu, la différence est de trente secondes.

- Trente secondes ?

- C’est le temps qu’il faut pour comprendre que ça se passe comme vous l’aviez imaginé : vous verrez. »

J’ai vu : c’est exact. »

Sur l’ennemi, après la bataille :

« Hier à Njédaa, je n’avais bien sûr aucune sympathie pour ces pauvres bougres que nous désarmions en les tuant. Mais aucune haine non plus. Aujourd’hui, à Ati, en écoutant le propagandiste de radio-frolinat, je ressens contre ce parleur, bien à l’abri derrière son micro hors de notre zone d’action, et d’ailleurs de notre mission, un profond dégout qui est probablement proche de la haine. Dégout et mépris parce qu’il incite des pauvres bougres à se transformer en bandes prédatrices de ce pays nécessiteux et à s’en faire tuer. »

Sur le rôle des militaires dans les missions d’interposition :

« Que l’on ne prenne pas les militaires pour des gens à qui l’on peut se permettre de faire accomplir tout et n’importe quoi : depuis quarante ans, quelques notions ont été mal entendues par les décideurs. Par exemple la dissuasion, mot trop souvent galvaudé, ne consiste pas toujours à seulement montrer ses armes : elle consiste à convaincre les gens dangereux que l’on fera, à coup sûr et sans rémission, usage des armes. Et il faut parfois en faire vraiment usage pour que la menace soit prise au sérieux. Autre exemple de malentendu : l’action humanitaire considérée comme exactement synonyme d’action non-violente, c’est confondre le but et les moyens. De même les missions d’interposition que certains voudraient imaginer comme possibles en montrant les armes mais sans montrer qu’elles fonctionnent. Pas d’angélisme quant au rôle des militaires. (…) Le rôle de l’armée est de mettre en œuvre la violence des armes. Certes, nous pouvons faire, à l’occasion, un peu autre chose que de l’action violente. (…) Ici au Tchad, nous avons distribué des médicaments et nous étions contents de pouvoir le faire, mais ce n’était qu’un complément à notre mission principale. »

Enfin, superbe conclusion au texte, l’appel à la transmission de l’expérience :

« L’indispensable compétence n’est pas seulement technique, elle est aussi et surtout morale. Vous, mes chers camarades qui êtes comme moi maintenant retirés du service des armes, j’ai écrit cette histoire en pensant à Monsieur Lebon, cet ancien de la Coloniale qui a enseigné à son fils, jeune caporal de l’Infanterie de Marine, tout ce qu’il savait du métier.

En pensant aussi aux capitaines, aux lieutenants, aux sous-officiers et aux soldats qui maintenant sont à notre place. Certes, les situations que nous avons connues ne se reproduiront pas à l’identique. Cependant les expériences que nous avons vécues contiennent quelques enseignements qui sont encore valables. Des enseignements que nous sommes seuls à détenir, parce qu’ils ne se trouvent ni dans les rapports officiels, toujours schématiques, ni dans la presse, informatrice mal informée, ni dans les épopées impressionnistes qui sont fabriquées et vendues quand l’événement est encore chaud. C’est un Triangle des Bermudes où la vérité se perd. Nos jeunes n’y trouvent pas les références vraies dont ils ont besoin. Racontez-leur les épisodes dont vous pouvez témoigner. (…) Pour le mieux possible savoir où ils vont et pour y aller sans erreurs, il leur faut trouver toutes les références que leurs prédécesseurs peuvent leur donner. Ils choisiront celles qui leur conviennent.

Notre rôle est maintenant de témoigner non seulement de quelques savoir-faire qui peuvent être encore utiles mais surtout des valeurs humaines sur lesquelles notre armée, qui est la plus ancienne et la plus respectable du monde, fonde sa force. Racontez.

Votre mission n’est pas terminée. »

POUR EN SAVOIR PLUS :

L’opération « Tacaud » dure de mars 1978 à mai 1980. Durant cette période, l’armée française a subi les pertes suivantes :

Pertes humaines en opération : 18 tués, 27 blessés.

Pertes humaines par accident : 10 tués, 15 blessés.

Pertes matérielles : 5 Jaguar (dont 3 par accident), 1 Alouette III, 1 avion L19, 3 AML.

- Le CDEF a édité un « Cahier du Retex » intitulé « Recueil de fiches typologiques des opérations » qui comprend deux tomes. Le second est consacré aux opérations africaines. On y trouve une fiche sur l’opération Tacaud (p 31 à 39) ainsi que sur les suivantes.

- Signalons quelques sites personnels où les auteurs témoignent, par l’écrit et/ou l’image, de « leur » opération Tacaud : En mission avec l’ALAT (superbes photos) ; Infirmier militaire au Tchad (qui couvre la période 1980-1984) ; Ouadi-Doum (spécialisé armée de l’air, témoignage datant de 1987).

- Enfin, bien sûr, « Opération Tacaud, première Opex », le texte intégral.


[1] Au cours de cette action, deux hommes de la 3éme du Grand Trois tomberont : l’adjudant Allouche, touché aux abords de le l’objectif par des éclats de mortier de 120 à la fémorale, décédera dans l’hélicoptère qui l’évacue. Après 2h30 de combat pour nettoyer les approches, la compagnie monte à l’assaut du village, entonnant « Le gars Pierre », au coude à coude. Le caporal Lenepveu est tué d’une balle dans la tête pendant la progression finale. L’ennemi est finalement refoulé du village après des combats impitoyables ; il laisse 80 morts sur le terrain, 7 véhicules détruits, 2 bitubes de 14,5mm, un canon de 75 SR, un mortier de 120, un mortier de 81, 6 mitrailleuses, 2 RPG et 70 AK.


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