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Apb abd

Publié le 08 septembre 2017 par Nicolas007bis

CasimirPetite réaction à l’annonce par la ministre de l’Enseignement supérieur, Frédérique Vidal que « la plate-forme APB, telle que nous la connaissons, ce sera effectivement terminé l’an prochain. »
Pauvre APB parfait bouc émissaire des insuffisances et des incohérences de notre système d’enseignement supérieur.
APB est coupable de ne pas avoir pu attribuer à chacun une formation correspondant à ses vœux. Fin aout, 6 000 ex futurs étudiants seraient encore sur le carreau, à mort APB !
Réaction révélatrice de notre incapacité à nous poser les véritables questions quand elles sont génantes !

APB n’a qu’un bête rôle d'intermédiaire pour faire se rencontrer des demandes de formation et des offres de formation.

En quoi est-il responsable du fait que globalement il manque des places en Université ?

En quoi est-il responsable du fait que l’on pousse des jeunes vers l’enseignement supérieur alors qu’ils seraient mieux dans des filières courtes et plus opérationnelles ?

En quoi est-il responsable du fait que certaines filières sont trop demandées alors que d’autres sont délaissées ?

En quoi est-il responsable du fait d’une mauvaise orientation ou d’une motivation insuffisante, près de 60% des étudiants échouent et 30% d’entre eux sortent de l’enseignement supérieur dès la première année. Et que ceux-là ont potentiellement pris la place d’autres qui auraient pu y réussir ?

En quoi APB est-il responsable du fait que l’on préfère admettre des étudiants par tirage au sort plutôt que sur des critères objectifs sous prétexte que ce serait, oh abomination, faire de la « sélection » !

Sortir d’APB c’est casser le thermomètre pour ne pas voir qu'on a de la fièvre !

Car soigner la fièvre, ce serait dire clairement que la collectivité qui finance les formations supérieures doit pouvoir s’assurer que ceux qui prétendent en profiter sont à la fois motivés et aptes à les suivre.

En un mot cela signifie sélection à l’entrée !

Soigner la fièvre c’est également expliquer aux jeunes futurs étudiants qu’il n’est peut-être pas judicieux ni pour eux ni pour le pays qu’ils s’engouffrent en masse dans des filières qui ne leur proposeront que peu de débouchés.

En 2015, 55 % des « premiers vœux » exprimés par les futurs bacheliers sur le portail APB se sont concentrés sur quatre filières : droit, sciences et techniques des activités physiques et sportives (Staps), psychologie, et première année commune aux études de santé (Paces). Est-ce normal que tant de jeunes prétendent à suivre des études de psychologie ou d’EPS (c’est STAPS en moins pompeux) ?

Ce sont ces mêmes jeunes qui avec ceux qui auront fait sociologie ou histoire de l’art, viendront ensuite se plaindre véhémentement que la société ne leur propose pas le travail correspondant à leur qualification !

Toujours parce que ces études sont en très grande partie financées par la collectivité, celle-ci a le droit sinon le devoir de privilégier les formations correspondant à ce dont le pays a ou aura besoin et en conséquence d’imposer un numérus clausus pour celles qui n’entrent pas dans ce cadre. Bien évidemment, qui dit numerus clausus dit sélection.

En résumé notre problème ce n’est évidemment pas APB mais l’absence d’une véritable stratégie de formation au niveau national avec la politique d’orientation qui va avec, c'est-à-dire plus présente et surtout plus directive. C’est aussi l’absence de courage politique face aux syndicats étudiants pour imposer une sélection à l’entrée des filières les plus tendues.

APB A Bon Dos


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