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Critiques Séries : Sweetbitter. Saison 1. Pilot.

Publié le 06 mai 2018 par Delromainzika @cabreakingnews

Sweetbitter // Saison 1. Episode 1. Pilot.


Starz continue de proposer des contenus intéressants et différents. The Girlfriend Experience a sûrement été une belle source d’inspiration quant à ce que Starz voulait en termes de séries dans ce format court. Sweetbitter délivre alors des épisodes d’une demi-heure en se concentrant sur Tess, une jeune femme qui décroche un boulot dans un célèbre restaurant new-yorkais mais qui va aussi très rapidement en découvrir les vices. La série est très terre à terre mais ce n’est pas dans le mauvais sens de la chose. Bien au contraire, Sweetbitter cherche à nous plonger dans un NYC que l’on n’a pas nécessairement l’occasion de voir souvent sur le petit écran et se rapproche alors presque de ce que HBO pourrait proposer sur sa chaîne. Créée par Stephanie Danler, nouvelle venue sur le marché, la série ne veut pas tomber dans tous les pièges du genre et préfère alors donner à la série un angle réaliste mais aussi très dramatique qui nous attache alors rapidement à l’histoire de l’héroïne. Tess c’est Ella Purnell, vu récemment dans Ordeal by Innocence ou encore Miss Peregrine et les enfants particuliers. L’actrice sait comment nous surprendre et parvient alors à nous offrir une prestation en laquelle on croit dès les premières minutes. On vit son stress à chaque instant et je dois avouer que j’aime beaucoup ce que la série parvient à faire.

Tess, 22 ans, est arrivée depuis peu à New York, et obtient un travail dans un célèbre restaurant du centre-ville. Elle apprend sur le tas à gérer une vie chaotique où se mêlent drogues, alcool, amour, luxe, luxure, plonge de bar et repas de gourmets.

Mais avant d’être une série, Sweetbitter est un libre de Stephanie Danler, la créatrice de la série. On navigue alors dans les rues de Manhattan, à la fois dans un cadre particulièrement aisé, mais aussi dans les bas fonds de cette vie où tout est bon pour échapper au quotidien : drogue, alcool, luxe, sexe et bien d’autres choses. Mais là où Sweetbitter casse un peu tout cela, c’est avec sa cuisine qui apporte une véritable tendresse au milieu de ce monde de brut. On se retrouve alors face à des gens énigmatiques, comme Howard qui évolue avec son propre instinct. Mais le casting joue beaucoup dans la réussite de Sweetbitter. J’aime bien la façon dont l’histoire tente là aussi de faire évoluer chacun des personnages dans le but d’aller dans une nouvelle direction. Les dîners au 22W sont eux aussi sophistiqués dans la mise en scène mais élégant, ce qui casse un peu avec le reste de la série qui apporte un peu plus de violence et donc moins de beauté dans l’esprit de ses personnages. Finalement, Sweetbitter est donc une agréable surprise que les scénaristes maîtrisent intelligemment, ce qui nous offre alors pas mal de bonnes surprises dans tous les sens. J’ai hâte de voir la suite tant le mélange savoureux que Sweetbitter propose peut ressembler à The Girlfriend Experience.

Note : 8/10. En bref, une série passionnante sur un monde si peu exploité en télévision.


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