Magazine

Mon premier festival d’Aurillac…

Publié le 30 août 2018 par Dzigue @dzigue

Aurillac 2018

Depuis le temps qu’on en parlait, voilà c’est fait !J’étais dans le Cantal ce week-end et j’ai pu assister au « Festival international de théâtre de rue d’Aurillac ». Alors voici mes impressions à chaud de mon premier festival des arts de la rue (voir site d’Eclat).

Aurillac se transforme pendant 4 jours !

Tout d’abord, il faut savoir que pendant 4 jours la ville multiplie par 5 sa population et doit donc s’adapter à cet afflux de festivaliers, mais depuis 32 ans que le festival existe les aurillacois sont bien rodés.

Vendredi après-midi, lorsque j’arrive dans la ville, j’ai un peu de mal à la reconnaître, des tentes plantées ça et là sur les espaces verts, des villages de fortunes installés dans les parcs, de nombreuses affiches de spectacles placardées de manière assez anarchique, des troncs d’arbres et des blocs de ciment disposés pour rendre le centre ville aux piétons.

En tenue de festivalière, me voilà prête à partir en quête de l’esprit des arts de la rue, comme je suis une novice, je me laisse guider par les spécialistes du genre, ceux pour qui le festival n’a plus aucun secret, qui connaissent toutes les ficelles. Mes hôtes m’emmènent donc à notre premier rendez-vous, dans une cour sur les hauteurs de la ville, nous découvrons l’histoire de Ludmilla et Tanaref dans la Russie du siècle dernier (« Zataiev » de la compagnie Carnage Productions). Ces deux là nous font rire et réfléchir sur nos peurs et nos préjugés.

Musiciens, acrobates et poètes…

Festival Aurillac 2018
À la nuit tombée, nous nous rendons à notre deuxième spectacle, on m’emmène au bal avec la compagnie Transe Express ! Un lustre géant où sont installés des musiciens se balance au bout d’une grue, c’est féerique. La musique commence, nous retraçant une belle évolution du bal au fil du temps. Des acrobates traversent le ciel au son de cet orchestre suspendu. Tout est légèreté et semble irréel. Nous terminons notre première journée sur cette note presque magique.

Le lendemain matin, nous sommes prêts de bonne heure et de bonne humeur pour nous rendre dans un quartier d’Aurillac où est installé un collectif, sur un même lieu nous pourrons donc voir plusieurs spectacles. Les spectacles auxquels nous allons assister ce matin sont plus spécialement destinés aux enfants. Eux aussi (et surtout) ont besoin de s’ouvrir à la culture et découvrir de nouveaux horizons. Nous accédons à un chapiteau, la compagnie Mattatoio Sospeso et son spectacle « Tu me fais tourner la tête » va nous faire voyager dans les souvenirs de Chagall, un très beau spectacle aérien, également plein de poésie et de douceur. Une belle invitation à la rêverie et à la découverte de ce peintre qui m’était assez inconnu. Quelques numéros d’acrobatie, d’ombres chinoises, de danses, de rires aussi nous transportent dans un autre espace temps.

À peine ce spectacle se termine-t-il qu’un autre commence un peu plus loin, c’est un acrobate seul, de La Compagnie Singulière, qui va nous époustoufler par son naturel et sa désinvolture. Même sous la pluie, Thomas l’acrobate poursuit son soliloque (spectacle « SoliloqueS »). Il est bluffant, avec lui les acrobaties les plus difficiles semblent être un jeu. Là aussi l’humour est bien présent et rythme la performance.

La pluie et le froid ayant raison de nous, nous faisons un break au chaud pour le déjeuner, nous ne ressortirons qu’en fin d’après-midi. Direction un autre collectif dans un parc, au hasard de nos divagations, nous tombons sur un spectacle de jongleurs ornithologues – Cie La Cane La Mouton, « Les oiseaux du continent plastique ». Une belle surprise, une prise de conscience de la trop grande place que peut prendre le plastique dans nos déchets aujourd’hui, tout cela avec une ironie et un humour décapant. Ces deux jeunes artistes nous ont aussi bluffé par leur maîtrise de la jonglerie.

Plus tard, en début de soirée, nous rejoignons un troisième collectif, ce sera un spectacle joué par une compagnie de théâtre professionnelle – AFAG Théâtre. Le ciel devient menaçant, l’air se rafraîchit mais les intempéries n’arrêtent pas les 6 chevaliers qui nous emmènent dans un voyage initiatique vers notre libre arbitre, notre peur de l’autre, nos espoirs et notre crédulité. Des dialogues ciselés, une interprétation vivante, pleine de surprises et toujours cette touche d’humour pour désamorcer trop de sérieux. Spectacle « A l’Origine était le début, après il s’est mis à pleuvoir… ».

Le théâtre de rue : du spectacle vivant

J’ai adoré le mélange des cultures, des générations, l’ouverture à la culture dans un territoire rural enclavé, cette proximité avec les artistes, une ambiance très bonne enfant et décontractée. J’ai découvert des spectacles que je ne serais pas forcément allée voir de premier abord et qui m’ont fait réfléchir et nous ont fait débattre sur certaines thématiques (la peur de l’autre, la crédulité vis à vis des médias, la pollution de notre planète).

Et puis aussi j’ai passé un super week-end en compagnie de mes amis et ça c’était top !!!!


Retour à La Une de Logo Paperblog

A propos de l’auteur


Dzigue 3090 partages Voir son profil
Voir son blog