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Takeoff « The Last Rocket » @@@¼

Publié le 02 novembre 2018 par Sagittariushh @SagittariusHH

Quelques semaines seulement après Quavo Huncho, au tour de Takeoff de s'envoler en solitaire en mode rodéo sur un missile ballistique. Pour ceux qui reconnaissent qu'il est le meilleur des migos (il l'est), il était attendu au tournant pour confirmer que c'est bien lui, Takeoff, le meilleur des trois, comme il l'a si bien fait remarquer sur CULTURE II, sur un format album solo cette fois. Lançons-nous sans plus attendre. 3, 2, 1, 0, c'est parti pour The Last Rocket.

L'objectif de cet envolée en solitaire est de prouver pour Takeoff qu'il est tout à fait capable d'exister sans Offset ni Quavo, ni aucun autre featuring. On découvre assez rapidement que le rappeur n'ose pas tant que ça s'écarter du carcan trap des migos, musicalement comme lyricalement (plus une infinité d'ad-libs). Puis de toute façon, il y a bien un featuring, Quavo sur " She Gon Wink" . The Last Rocket partage également les mêmes producteurs que pour les migos et les projets de Quavo, à savoir DJ Durel, des membres de la 808 Mafia, Wheezy, Buddah Bless, Cubeatz... Autant dire que Takeoff plane dans un univers très (trop?) familier. C'était pourtant bien parti avec " Martian" , et avec des morceaux lunaires comme " Last Memory " et " Casper" , le tiers des migos propose de l'originalité. Ça change des samples de flûtes péruviennes comme celles de " Insomnia " et des sorties tout de swag vêtu.

Son flow à la fois fluide et haché peut causer de nombreux dégâts mais ça on le savait déjà. On apprécie plus particulièrement Takeoff quand il n'a pas peur de sortir du lot avec " Lead The Wave " et surtout le groovy et funky " Infatuation" . Difficile de sortir " Last Memory " de la tête, il a fait fort avec cette track qui écarquille les yeux et met la tête dans étoiles. La pochette fait sens. La sortie sur " Bruce Wayne " aurait mérité d'aller plus dans ce sens.

En définitive, la roquette a frôlé les astres mais dans sa trajectoire parabolique, elle n'est pas retombée bien loin d'Atlanta. Des débuts en solo en demie-teinte. L'a-t-on surestimé? Peut-être pas, je pense sincèrement The Last Rocket aurait pu être génial s'il était moins 'migos' sur les bords. De l'autre côté, c'était évident que ça sonne comme un projet annexe du groupe, que Takeoff surfe sur la vague plutôt que de chevaucher un énorme suppositoire explosif, pour ne trop perdre les aficionados évidemment.

Next : Offset.


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