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Le cerveau, notre meilleur ennemi

Publié le 13 janvier 2020 par Eric Acouphene

Voici une explication des raisons de notre possible disparition. La conclusion nous indique que seul le travail sur soi peut sauver l'homme de ces fonctionnements primaires.

Le cerveau humain est une arme fatale. une " merveille " construite sur un principe pervers.
Paradoxe : la presse s'inquiète pour le climat puis annonce la vente de milliers d'avions. Sommes-nous collectivement stupides? Si oui, pourquoi ?

Éléments de réponse de Sébastien Bohler dans un livre passionnant, Le Bug humain. Par Fouad Laroui

Le cerveau, notre meilleur ennemi
C'est par les Akkadiens que Sébastien Bohler commence ses " leçons de l'Histoire ". Après un fort accroissement démographique, ils se heurtèrent aux limites de la culture du blé. La terre se tarit. La civilisation s'éteignit comme une population de bactéries dans un tube à essai qui dévorent la nourriture, se multiplient puis meurent quand il n'y a plus rien à manger. Un acarien ne se pose pas de question non plus : s'il peut manger, il le fait et ne réfléchit pas à l'avenir. Mais nous sommes quand même plus avisés que les Akkadiens et que les acariens?

Non, en fait. Il se pourrait que le passage sur Terre d'Homo sapiens ne dure que le temps d'un battement de cils comparé à celui des cœlacanthes, ces fameux poissons fossiles, ou des requins. Pourquoi? C'est là qu'il faut s'intéresser à cette arme fatale qu'est le cerveau humain. Cette " merveille " est construite sur un principe pervers. Le cortex, siège de l'inventivité, de l'imagination, de tout ce qui nous fait homme, est le fruit d'une évolution récente. Il doit cohabiter avec ce qu'il y a de plus primaire en nous : le striatum, au cœur du cerveau. Nous avons le même striatum que les souris, et il n'a que cinq objectifs : manger, se reproduire, acquérir du pouvoir, glaner de l'information (pour mieux atteindre les trois premiers objectifs) et faire tout cela avec le minimum d'effort.
Et voilà le défaut de câblage de l'homme, le problème fondamental : son superbe cortex est au service de son très primitif striatum. Quoi qu'il invente, c'est le striatum qui s'en servira. Nous sommes ses esclaves. Il exerce son pouvoir sur l'ensemble de nos actes. Comment? Par la dopamine. Sur ce point, nous ne sommes pas différents de la lamproie. Lorsque ce poisson trouve une proie et s'en nourrit, son striatum libère de la dopamine, la " molécule du bonheur ", ce qui renforce les circuits neuronaux qui ont mené à bien l'opération. C'est un apprentissage, en fait - un apprentissage agréable. Apparus sur Terre plusieurs centaines de millions d'années après la lamproie, nous ne fonctionnons pas autrement.

Le cerveau, notre meilleur ennemi

Obsédé, le striatum? Il ne pouvait pas en être autrement : " La sélection naturelle n'a conservé que des individus dotés de striatums fonctionnant de cette manière. [...]

Cet aiguillon qui leur disait : "Va, mange autant que tu peux [...]. Copule autant que tu peux [...]. Montre-toi plus important que les autres [...]. Avale autant d'informations sur le monde que tu pourras." "

L'obsession du statut social

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