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Né sous une bonne étoile d’Aurélie Valognes

Par Anneju71 @LesMotordus

Les livres d’Aurélie Valognes c’est comme déguster une pâtisserie en terrasse au soleil accompagnée d’un bon thé. C’est un délice, une valeur sûre. Et en ce moment, on a besoin de ça.Non, je rectifie, on a toujours besoin de ces moments de plaisirs simples.

C’est pour cela que j’ai lu tous les livres de cette auteure. Un seul n’a pas eu retenu mon attention car je ne me suis pas sentie concernée. Mais bon, on ne peut pas faire carton plein à chaque fois ! Je n’en tiens pas rigueur à l’auteure, loin de là !!!

Donc quand ce petit dernier est sorti, j’ai foncé et me voilà parti à la découverte de ce petit garçon, Gustave.

A l’école, il y a les bons élèves modèles… et il y a Gustave.
Depuis son radiateur au fond de la salle, cet éternel rêveur scrute avec curiosité les oiseaux dans la cour ou les aiguilles de la pendule qui prennent un malin plaisir à ralentir chaque jour. Il aimerait rapporter des notes presque parfaites à sa mère, mais ce sont surtout les convocations du directeur qu’il collectionne pendant les cours. Pourtant, Gustave travaille avec acharnement durant tous les soirs. II passe plus de temps sur ses devoirs que la plupart de ses camarades, mais contrairement à Joséphine, sa grande sœur pimbêche et première de classe, cela ne rentre pas dans l’ordre. Pire, certains professeurs commencent à le prendre en grippe et à le croire fainéant.
Parfois, il suffit d’un rien pour qu’une vie bascule du bon côté….

Dévorer un livre en deux soirées, c’est bon signe à votre avis ? oui je vous confirme. Dans ce nouveau roman, Aurélie Valognes parle à travers Gustave, des enfants en difficulté scolaire. De ces enfants que la majorité des enseignants considèrent comme « causes perdues d’avance », des invisibles, des peines perdues.

Gustave est ce petit garçon invisible qui vit dans une famille modeste, qui a du mal à trouver sa place. Il est un peu rêveur, lent mais gentil. Il doit faire face à une grande soeur qui est un petit génie et qui adore le répéter à tue-tête ! Comment ne pas se sentir encore plus minable année après année quand on est rabaissé aussi dans son propre foyer ?

Alors vous vous doutez bien que ce qu’il vit chez lui, il le vit aussi à l’école ! Le système scolaire ne l’épargne pas. Attention, j’entends tout de suite les voix se lever et me dire : « oh, tous les enseignants ne sont pas comme ça ! ». Ok sauf que l’on aura du mal à me faire croire qu’avec une classe de 30 élèves, un enseignant qui se tape des heures, des enfants de plus en plus difficiles, arrive à apporter la même attention à tous. En tout cas, il essaye au début. Mais le système aussi n’aide pas toujours. Donc, je ne suis pas là pour faire le procès du système scolaire ni des enseignants qui font ou pas bien leur job. C’est un livre, donc on se calme ! ok mes tordus :-).

Cependant, pour avoir baigner depuis ma naissance dans le monde de l’enseignement, j’ai pu constaté des choses. Et puis, on a tous un vécu aussi. Je vous laisserai juger. Et croyez moi de temps en temps, en tournant les pages, vous aurez envie de mettre un bon coup de boule au proviseur !

En tout cas, on s’attache à Gustave. Cet élève-invisible est touchant. Je ne veux pas spoiler le livre. Mais je ne peux que vous conseiller de partir  à la rencontre de Gustave et de suivre son parcours scolaire. Vous allez avoir la rage mais l’espoir aussi.

N’hésitez pas à passer un bon moment avec Aurélie Valognes. Ça se lit toujours aussi bien. En quelques heures, vous allez dévorer cette pâtisserie accompagnée de Gustave. La chose que je regrette, c’est de l’avoir fini aussi vite et de devoir attendre le prochain. En tout cas, ça fait du bien. Alors foncez.

Né sous une bonne étoile d’Aurélie Valognes  – Editions Mazarine – paru le 04 Mars 2020 – 342 pages – 18,90€


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