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Critiques Séries : We Are Who We Are. Saison 1. Episode 1.

Publié le 15 septembre 2020 par Delromainzika @cabreakingnews

We Are Who We Are // Saison 1. Episode 1. Right Here, Right Now #1.

Le travail de Luca Guadagnino est aujourd’hui connu. D’autant plus depuis le succès critique et public de Call Me By Your Name (dont la suite arrive l’année prochaine). On retrouve alors dans We Are Who We Are cette façon qu’il a de filmer et de mettre en lumière ses personnages. Cette nouvelle série de HBO est une occasion pour lui de développer autrement ce qu’elle sait faire sur un récit totalement différent mais qui reste complémentaire dans ce qu’il nous a habitué de voir de sa part. Ce premier épisode, bien que la série cherche à créer une immersion totale et sensorielle, je n’ai pas eu l’impression d’être totalement immergé. C’est pourtant un plaisir de découvrir l’amitié entre Fraser et Caitlin. Jack Dylan Grazer (Shazam) et Jordan Kristine Seamon forment un duo intéressant, intrigant mais qui ne permet pas toujours de donner l’envie frénétique d’aller au bout des choses. Ce premier épisode est long et manque parfois de la richesse du cinéma de Guadagnino. C’est beau mais il aurait été intéressant d’aller un peu plus loin dans le concept et peut-être d’utiliser le format non pas comme un film mais plus comme une vraie série.

L'amitié particulière entre Fraser et Caitlin, deux adolescents américains qui vivent sur une base militaire en Italie et que tout le monde croit en couple. Cet été-là, Fraser pense beaucoup aux garçons qu'il a laissés derrière lui à New York, tandis que Caitlin se noie dans la fête...

Chloé Sevigny et Alice Braga forment de leur côté un duo de mères attachantes mais dont le premier épisode ne fait que frôler l’histoire alors qu’elles jouent un rôle important dans la vie de Fraser. We Are Who We Are nous présente cependant les grandes lignes de cette famille bordélique qui a énormément de potentiel. Ne serait-ce que pour créer des tensions dramatiques et émotionnelles riches, des dynamiques complexes et bien entendu de quoi nous attacher aux récits de chacun. Sauf que voilà, le côté bordélique de cette famille (que l’on pourrait rapprocher de certaines oeuvres de l’univers de Xavier Dolan) est bordélique. Il y a encore des choses à faire pour que l’on ait envie de s’impliquer dans cette aventure bien que le héros soit quelqu’un d’attachant au premier abord. De par son innocence et la beauté de certaines séquences, We Are Who We Are peut plaire. Dans le genre drama adolescents, je dois avouer que We Are Who We Are m’intrigue beaucoup plus que Euphoria qui était belle mais sans la profondeur que l’on pouvait attendre d’un tel récit. Ici, We Are Who We Are se veut posée, calme sans les paillettes pour nous en mettre plein la vue et simplement en contant un récit réaliste dans un environnement qui donne envie de se laisser emporter.

Note : 6/10. En bref, We Are Who We Are a énormément de potentiel mais elle doit encore régler quelques problèmes dans sa façon d’aborder l’histoire afin de rendre le récit plus fluide et ainsi attachant.

Disponible sur OCS US+24


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