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Spirou chez les Soviets : un train d'enfer

Par Hectorvadair @hectorvadair
Spirou chez les Soviets : un train d'enferJ'avais promis de revenir sur le dernier Spirou, malgré que l'on trouve déjà bien d'autres articles sur ce seizième album de la série parallèle de notre groom belge préféré, entre autre sur ActuaBD, avec un avis que je partage entièrement (1), mais voilà quelques mots.

Spirou chez les Soviets est du Neidhardt pur jus avec tout ce que cela implique de déconnade, de piques et d'acidité.  On ne pouvait attendre de l'auteur de Monsieur Tue tout un Spirou classique. Et il ne l'est pas.  Le scénariste, en plus de proposer une vision modernisée du Tintin au pays des Soviets, avec tous les éléments de la culture populaire  du XXeme siècle implémentée au passage : un peu de James Bond, du Blake et Mortimer, s'amuse à inscrire des références à la guerre froide ou l'actualité géo politique actuelle. Voir à ce sujet une des dernières scènes montrant le départ des "migrants" du château de Champignac, où ils étaient hébergés (par erreur, glup). Dur de rigoler à ce moment là.

Spirou chez les Soviets : un train d'enfer
Fred Neidhardt a déroulé un récit à cent à l'heure durant 53 pages, multipliant les bonnes blagues et la moquerie de deux systèmes opposés : capitalisme et communisme à l'ancienne, mais il n'oublie pas son sens cynique et punk, tout en parsemant au fil de l'histoire quelques bonnes cases clin d'œil aux classiques de la BD belge. L'occasion de revenir aux bureaux Dupuis, de voir les collègues de Gaston, De Mesmaeker, Mr Dupuis lui-même, devenu "M" au passage, et Gaston en personne, devenu présentateur commercial, ou de montrer une couverture du Petit vingtième ou bien un dessin parodique de Pif le chien, réalisé à quatre mains par Spirou et Fantasio, à l'attention de leurs geôliers soviets un peu tatillons. Le tout illustré dans un style tout a fait adapté par Fabrice Tarrin, l'auteur bien connu des séries Maki et Violine. Celui-ci nous ravit d'ailleurs de cases succulentes, que je vous laisse savourer plus bas. Spirou chez les Soviets : un train d'enfer
Spirou chez les Soviets : un train d'enfer
De quoi comparer le travail de ce duo avec l'autre, déjà cultissime, constitué par Yann et Olivier Schwartz. Hommages et repères -clins d'oeil sympas, déconnage, goût du risque dans les dénonciations, action...cette histoire montre une fois encore l'intérêt de cette collection parallèle, proposant bien plus de satisfactions que la série classique, au moins dans certains de ces derniers tomes. Elle ne révolutionne certes pas la bande dessinée franco belge, mais il faut lui reconnaître un potentiel fun et calibré permettant de passer un bon moment. Ajoutez un dessin réalisé avec passion, respectueux du lecteur, plus une colorisation réussie, et vous obtenez un album que l'on a plaisir à garder au chaud entre les bons tomes de la série. Pas mal non ? 

FG

Spirou chez les Soviets, édition classique ou grand format dos rond.

Éditions Dupuis. Paru le 04 septembre 2020.

(1) https://www.actuabd.com/Nerveux-et-caustique-le-Spirou-chez-les-Soviets-de-Tarrin-Neirdhardt

Spirou chez les Soviets : un train d'enfer

De superbes cases de Fabrice Tarrin

Spirou chez les Soviets : un train d'enfer

Un beau quatrième de couv mettant en scène le marsupilami, pourtant absent de l'histoire... La Turbo est elle bien présente ;-)

Les éditions flamandes des derniers Spirou de Yann et Schwartz, magnifiques, et si denses. Les amateurs d'Yves Chaland ne s'y tromperont pas :

Spirou chez les Soviets : un train d'enfer

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