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Après les RTT, supprimons le SMIC

Publié le 24 juillet 2008 par Nicolas J
J’ai trouvé la meilleure manière de lutter contre le libéralisme économique : inciter mes lecteurs à aller voir des blogs tenus par des types qui se disent libéraux mais qui soutiennent Nicolas Sarkozy. En voilà un qui se réjouit de la probable prochaine suppression du SMIC.
L’argumentation serait parfaite si j’avais pu la lire jusqu’à la fin. Le rire m’en a empêché bêtement à cause du raisonnement tortueux qui a accompagné l’idée de faire ce billet. Me voila obligé d’avouer que je lis des blogs libéraux après avoir été taxé de sectarisme. Et en plus, je fais un lien pour lui faire monter le classement.
Je pensais à mes collègues des left_blogs chez qui le qualificatif bisounours est souvent utilisé à propos de choses et d’autres.
Je crois maintenant que j’ai compris les libéraux. Ils vivent dans un monde de bisounours tout en pensant que les gauchistes ne pensent qu’à enculer des mouches voire les patrons.
Je ne veux pas être méchant avec le taulier du blog en question, sympathique visiteur régulier de PMA d’où la présence de son blog dans mon agrémachin, car je n’ai pas envie de démarrer une blogowar de plus : laissons ça aux blogueurs zinfluents de droite. Néanmoins, je vais poser une question au taulier : as-tu déjà essayé de gérer un vrai budget ? N’oublions pas le rôle social du SMIC : il aide les gens à pouvoir bouffer. Et à boire.
Tous les soirs, je vais boire un coup avec mes copains Tonnegrande et Jacques. Trois verres, ça fait une heure de SMIC. Près de deux heures, si on les prend en terrasse. Je ne suis pas smicard. Mais laissons tomber cet aspect bêtement social et réjouissons nous de la suppression du SMIC : elle fera baisser l’alcoolisme chez les pauvres.
Je parlais d’un monde de bisounours. Ouais… Celui où il n’existe pas de rapport de force entre l’employé et l’employeur, où la précarité de nous guette pas du coin de l’œil quand on se pointe à un entretien d’embauche.
Le marché régulera qu’ils disent. Ils sont optimistes. Ou n’ont jamais eu d’entretien pour un boulot. Ou, comme moi, travaillent dans un secteur épargné par le chômage.
Ils devraient postuler pour être caissière de supermarché, rien que pour apprendre à vivre. Accepter des horaires délirants incompatibles avec l’élevage des mômes pour 6 euros et des brouettes de l'heure. Et n’attendre aucune amélioration jusqu’à la fin de sa vie.

C’est ce monde qu’ils nous proposent.
Ma distribution de liens, pratique très à la mode par les temps qui courent, ne s’arrêtera pas là puisque, malgré les apparences, ce billet ne s’adresse pas à Seb mais à LomiG. En commentaire de ce billet (excellent par ailleurs même s’il porte bien son titre), nous avons un échange hors sujet sur le libéralisme. Il m’annonce qu’il va faire un billet pour tenter de me convaincre.
Je lui souhaite bon courage. Laissons le marché réguler…

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